Culture: REPORTAGE. L’Institut de France, écrin méconnu des cinq académies de France

Coronavirus. L’Institut Pasteur pense avoir trouvé un médicament efficace contre le Covid-19

  Coronavirus. L’Institut Pasteur pense avoir trouvé un médicament efficace contre le Covid-19 Des chercheurs de l’institut Pasteur de Lille ont confirmé, ce mardi 29 septembre, avoir trouvé une molécule efficace contre le Covid-19. Ce médicament, déjà sur le marché, a été testé parmi 2 000 autres depuis cinq mois. Non, il ne s’agit pas de l’hydroxychloroquine. Après des tests concluants, des chercheurs de l’Institut Pasteur de Lille ont indiqué ce mardi 29 septembre, avoir bon espoir de trouver un médicament efficace face au Covid-19.Le projet de recherche mené par l’équipe reposait sur le test de plus de 2 000 molécules pour en trouver une qui pourrait être utilisée pour la conception d’un médicament contre le coronavirus.

Vente aux enchères des fauteuils des académiciens sous la Coupole. © DANIEL FOURAY, OUEST-FRANCE Vente aux enchères des fauteuils des académiciens sous la Coupole.

À l’occasion de sa rénovation, la célèbre Coupole a accueilli, jeudi 8 octobre, une vente aux enchères de fauteuils d’académiciens.

Est-ce que vous pourriez me prendre en photo ? Clic, voilà Ainuz, rayonnant, immortalisé sur le perron de l’Institut de France à Paris, institution qui regroupe les cinq académies de France, dont la célèbre Académie française. Il est l’un des quelques privilégiés qui vont pénétrer sous l’illustre Coupole. Celle qui accueille, habituellement, lors de cérémonies en grande pompe, les académiciens en habits verts et épées.

Covid-19 : les projections qui inquiètent le gouvernement

  Covid-19 : les projections qui inquiètent le gouvernement INFO JDD - Une modélisation mathématique réalisée par l'Institut Pasteur et présentée cette semaine par le ministère de la Santé estime que les services de réanimation pourraient être saturés à la mi-novembre. Olivier Véran avait cette semaine dans ses mains des chiffres alarmistes. A la veille de sa conférence de presse, jeudi, les services du ministère de la Santé ont présenté aux différents acteurs du système de santé des projections épidémiologiques réalisées par l'institut Pasteur.

Ce jeudi 8 octobre, le lieu s’apprête pour un autre type de réception. À l’occasion d’une rénovation de la Coupole, trente-neuf des fauteuils d’Académiciens, ceux restés en bon état depuis leur installation en 1980, sont proposés aux enchères (en faveur de la fondation Minerve). Cette vente est une occasion exceptionnelle de visiter ce monument exceptionnel, j’en profite , confie Ainuz. Qui n’a nulle intention de repartir avec l’un des sièges.

« Un bout de patrimoine »

Le chancelier de l’Institut de France, Xavier Darcos, prend la parole sous la Coupole avant la vente aux enchères. © DANIEL FOURAY, OUEST-FRANCE Le chancelier de l’Institut de France, Xavier Darcos, prend la parole sous la Coupole avant la vente aux enchères.

La jauge des trente visiteurs autorisés à entrer sous la Coupole est à peine atteinte, à 18 h, quand Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France, prend le micro. Parmi eux, Philippe, directeur des Ressources humaines de 59 ans, venu en famille. C’est une petite part de patrimoine, ça a quelque chose de magique, comme d’acquérir un bout de Tour Eiffel. Je me demande quand même si ça vaut quelque chose. Je me suis fixé un prix plafond mais je vais commencer par observer avant de renchérir.

Académie française : les fauteuils des « immortels » vendus aux enchères.

  Académie française : les fauteuils des « immortels » vendus aux enchères. La Coupole de l’Institut de France va subir d’importants travaux de rénovation. Plutôt que de finir à la poubelle, les fauteuils des académiciens vont être vendus au profit d’une fondation. Imaginez vous asseoir dans le fauteuil d’Erik Orsenna, de Valéry Giscard d’Estaing ou d’Hélène Carrère d'Encausse. Ce sera bientôt possible puisque les fauteuils verts des académiciens, vont être vendus aux enchères le 8 octobre, lors de la toute première vente de ce type organisée sous la Coupole de l’Institut de France.L’Institut de France proposera à des particuliers d’acquérir les 39 fauteuils des immortels.

Le commissaire-priseur Rémy Le Fur près des fauteuils qu’il vend aux enchères, sous la Coupole de l’Institut de France. © DANIEL FOURAY, OUEST-FRANCE Le commissaire-priseur Rémy Le Fur près des fauteuils qu’il vend aux enchères, sous la Coupole de l’Institut de France.

À la tribune, le chancelier évoque l’autrice Marguerite Yourcenar, première « immortelle » en 1980. Rappelle que le vert des fauteuils est la couleur des uniformes des académiciens depuis Bonaparte. Même si, en réalité, ils sont plutôt noirs.

Si les sièges de la Coupole accueillent d’illustres postérieurs, ils ne sont pas nominatifs. Un manque auquel le commissaire-priseur Rémy Le Fur va remédier : chacun se verra attribuer, par tirage au sort, le nom d’un des 500 académiciens décédés. De quoi donner un peu de piquant et de prestige à une vente qui se déroule simultanément sur le web.

Le premier nom pioché est celui d’Édouard Bonnefous, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, et ancien chancelier de l’Institut de France. Prix de départ : 300 €. 350, 400, 450, 500. 550 au premier rang… » Le commissaire-priseur en scrutant la salle. 1100, monsieur ? Bravo, il est à vous ! Adjugé ! Coup de marteau.

Covid-19 : ces (trop) alarmistes projections de l'institut Pasteur

  Covid-19 : ces (trop) alarmistes projections de l'institut Pasteur Ces dernières semaines, les autorités ont justifié les mesures prises en se fondant sur des projections de taux d'occupation des lits de réanimation. Des scénarios trop alarmistes, qui ont conduit l'institut Pasteur à procéder, en début de semaine, à de nouvelles modélisations. Ces dernières semaines, le gouvernement a justifié la mise en place de nouvelles mesures sanitaires par les risques de saturation des services de réanimation dans les hôpitaux. Avec, comme base de réflexion et outil de communication, les prévisions réalisées par l’institut Pasteur sur les taux d’occupation des lits de réanimation par les patients Covid.

Le physicien et académicien Georges Charpak, décédé en 2010, prend le relais, léguant son nom au deuxième fauteuil de la soirée. Il trouve acquéreur pour 800 €. 900 € pour Pierre Schoendoerffer, le réalisateur du Crabe-tambour, membre de l’Académie des Beaux-Arts décédé en 2012.

Arrive le nom de Raymond Barre, l’ancien Premier ministre. Combien ? 400, 450, 500 ? interroge le commissaire-priseur. Mon voisin de droite acquiesce. Un Internaute renchérit. 800 €, le voisin lâche l’affaire. Je suis un néophyte, nousglisse ce chef d’entreprise spécialisé dans l’investissement. Pierre Gérard Brasselet, 35 ans, veut offrir un fauteuil, si possible avec un grand nom, à ma grand-mère. Elle vit au Mans et vient de se faire opérer. C’est quelqu’un de très joyeux, d’origine humble, qui a toujours aimé la musique et le cinéma. Un coup d’œil à la tribune.  Ah, c’est Jeanne Moreau, j’y vais ! 900 €. Trop cher. Ginette, 85 ans, ne s’assoira pas dans les bras de l’actrice de Jules et Jim.

Pierre Gérard Brasselet veut offrir un fauteuil à sa grand-mère, lors de la vente aux enchères organisée par l’Institut de France. © DANIEL FOURAY, OUEST-FRANCE Pierre Gérard Brasselet veut offrir un fauteuil à sa grand-mère, lors de la vente aux enchères organisée par l’Institut de France.

« Des prix normaux »

Les noms prestigieux défilent, les chiffres aussi : Maurice Béjart, Alain Peyrefitte, 700 €. Paul Belmondo, 650 €. Le mime Marcel Marceau, 600 €. Le physicien Pierre Gilles de Gennes, c’est pour notre voisin. Comme l’artiste Hans Hartung (300 € seulement), le philosophe Raymond Aron (500 €) ou encore Gérard Oury, le réalisateur de La Grande Vadrouille (550 €). Ginette va pouvoir s’aménager un salon plutôt sympa…

Fin des enchères. Le commissaire-priseur affiche une mine radieuse. Les prix sont normaux. J’aurais été triste qu’ils s’envolent, et cela aurait été dommage de mettre à la benne des fauteuils en bon état.

Covid-19 : les chiffres de Jean-Michel Blanquer sur les contaminations des élèves sont-ils mensongers ? .
Le ministère de l'Education a évoqué vendredi 3 528 élèves atteints par le Covid-19, et suggéré une stabilité des chiffres depuis mi-septembre. Mais ces données sont très partielles, et ne traduisent pas du tout la dynamique de l'épidémie chez les jeunes. Bonjour, Vous avez été nombreux à nous interroger sur les chiffres communiqués par Jean-Michel Blanquer, vendredi dernier sur RTL, selon lesquels 3 528 élèves (sur 12 millions) auraient été testés positifs dans toute la France sur les quatre premiers jours de novembre.

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