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Finance: Macron ne veut pas supprimer les régimes spéciaux de la SNCF et de la RATP

SNCF : prochaine ouverture des ventes estivales, avec les deux nouvelles LGV

  SNCF : prochaine ouverture des ventes estivales, avec les deux nouvelles LGV La SNCF, qui met en vente mercredi les billets de trains pour cet été, y compris sur les nouvelles lignes TGV Paris-Bordeaux et Paris-Rennes, qui ouvrent le 2 juillet, veut que la grande vitesse "reste populaire"La SNCF promet beaucoup plus de "petits prix", à travers le déploiement de son offre de TGV à bas coût Ouigo, tandis que les iDTGV disparaissent. Conséquence, dans les TGV classiques, le nombre de billets Prem's, avec des prix d'appel de 20 ou 25 euros, sera doublé.

emmanuel macron © Francois Pauletto/Getty Images emmanuel macron

Le député Finistère Richard Ferrand, porte-parole du mouvement En Marche ! depuis son lancement à l’été 2016, et l’économiste Jean Pisani-Ferry, qui a rejoint récemment l’équipe de campagne du candidat pour en chapeauter les propositions économiques, ont reçu Capital mercredi dernier. Ralliements politiques, santé, travail, épargne… Ils ont tenté de clarifier, pendant une heure, les différentes positions du candidat d’En Marche!

Ils précisent notamment que si la taxe d’habitation serait bien supprimée en cas d’élection de leur poulain, rien n’empêchera les communes d’augmenter leur taux au-delà de la compensation de l’Etat, à la charge des contribuables donc. Autre clarification de taille : les entreprises publiques pourront continuer d’accorder des avantages retraite à leurs salariés. Ce qui signifie donc que les conducteurs de la RATP et de la SNCF pourront, comme aujourd'hu, partir beaucoup plus tôt à la retraite.

La SNCF augmente les prix de ses billets TGV vers Bordeaux et Rennes

  La SNCF augmente les prix de ses billets TGV vers Bordeaux et Rennes Cette hausse est due à l'ouverture de deux lignes à grande vitesse. Les voyageurs gagneront entre 40 minutes et 1h10 (mais ils payeront plus cher).Filer vers l'ouest va bientôt vous coûter plus cher. A deux jours de l'ouverture des ventes de billets de train pour l'été, la SNCF a annoncé, lundi 13 mars, que l'ouverture prochaine de deux nouvelles lignes à grande vitesse vers la côte Atlantique provoquerait une hausse des tarifs sur ces axes.

Capital : Emmanuel Macron  n’a-t-il pas été trop techno lors du débat de lundi soir ? 

Richard Ferrand : Non. J’ai simplement retrouvé le candidat que je soutiens. Les vieux routiers de la politique se sont parfois gaussé qu’il puisse être d’accord sur tel point avec François Fillon ou sur tel autre avec Jean-Luc Mélenchon. Mais c’est au contraire ce qu’il est honnêtement, ce que les Français attendent de lui. Cela correspond bien à sa volonté initiale de dépasser les clivages. 

Capital : De nombreux membres de l’équipe Hollande vous rejoignent. Est-ce une bonne nouvelle ? 

Richard Ferrand : Au début on nous reprochait de n’être soutenu par personne. Maintenant on nous dit que c’est le trop plein. Tous les soutiens sont bienvenus, qu’ils s’appellent Bernard Poignant, Jean-Yves Le Drian, Jean-Baptiste Lemoyne (sénateur LR de l’Yonne, NDLR) ou Robert Hue. Soutenir ne signifie pas infléchir notre cap et notre message est clair : les parlementaires qui nous rejoignent n’auront pas de ce fait systématiquement l’investiture En Marche !. 

Fillon, Macron... Que valent leurs projets de réforme des retraites ?

  Fillon, Macron... Que valent leurs projets de réforme des retraites ? François Fillon veut porter l'âge de la retraite à 65 ans contre 62 ans. Emmanuel Macron veut mettre fin aux régimes spéciaux. Qui est le plus crédible ? Experte ès retraites, Nathalie Badaire, directrice de NB Consulting, analyse pour "l'Obs" le programme des candidats à la présidentielle, dont celui de François Fillon et Emmanuel Macron. Interview.Tous les candidats à la présidentielle entendent réformer le régime des retraites.

Capital : Quand les noms de vos candidats aux législatives seront-ils dévoilés ? 

Richard Ferrand : Par vagues successives, en avril et en mai. La commission d’investiture avance au rythme qui est le sien.

Capital : La commission d’investiture d’En Marche ! dispose-t-elle des moyens d’enquête suffisants pour s’assurer que tous les futurs candidats n’auront pas de casseroles ? 

Richard Ferrand : Il ne s’agit pas de faire des enquêtes de police. Mais nous demandons un extrait de casier judiciaire et un engagement sur l’honneur. Vous n’aurez pas de mauvaise surprise. 

Capital : Vos candidats auront-ils l’obligation d’être encartés de manière exclusive chez En Marche ! et de contribuer financièrement au mouvement ? 

Richard Ferrand : Tous s’engagent à soutenir la candidature d’Emmanuel Macron à la présidence de la République et à voter son contrat avec la nation. Ceux qui veulent l’investiture En Marche ! devront siéger au futur groupe parlementaire et naturellement cotiser.

Macron: pourquoi sa déclaration de revenus et de patrimoine suscite la polémique

  Macron: pourquoi sa déclaration de revenus et de patrimoine suscite la polémique LE SCAN ÉCO - L'association Anticor a annoncé lundi avoir saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour lui demander de vérifier la déclaration de revenus et de patrimoine d'Emmanuel Macron. L'écart entre ses revenus et sa fortune déclarée pose notamment question. • Le contexteL'association Anticor - qui a pour but de promouvoir l'éthique en politique et de lutter contre la corruption - a décidé de saisir la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) - une autorité administrative indépendante chargée de promouvoir la probité et l'exemplarité des responsables publics.

>> A lire aussi : Baisse d'impôt, fonctionnaires, plan d'investissement... Macron affine son programme

Capital : Sur le temps de travail, vous prévoyez des négociations entreprise par entreprise. Or la CGT et FO sont contre. 

Jean Pisani-Ferry : Il y a une hostilité de certains syndicats sur ce sujet, en effet. Mais la CFDT et le bloc réformiste s’inscrivent dans une logique de ce type. C’était le débat sur la loi travail, que nous entendons simplifier. Le principe sera la négociation dans l’entreprise et, s’il n’y a pas d’accord, l’application des accords de branche. Mais nous ne toucherons pas à la durée légale des 35 heures. 

Capital : Emmanuel Macron souhaite rembourser certains soins à 100%, dont les lunettes. Mais avec quel plafond et sur quelle base ? 

Richard Ferrand : Le cap est clair, même si à cette heure toutes les modalités ne sont pas encore arrêtées et seront concertées. Il faudra bien entendu définir un coût raisonnable, en mettant tous les acteurs, Assurance maladie, opérateurs du secteur et mutuelles, autour d’une table. Savez-vous qu’il y a autant d’opticiens en France que dans tous les Etats-Unis d’Amérique ? Les fabricants de verres et les opticiens prennent des marges très importantes. C’est anormal. Nous allons leur demander de faire des efforts.

Les cars "Macron" ont transporté 6,2 millions de voyageurs en France en 2016

  Les cars Selon l'Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières), la fréquentation de ces autocars au quatrième trimestre a été de 1,56 million de personnes, contre 640.000 lors de la même période de 2015.Dans le détail, certes, la fréquentation de ces cars dits "Macron" - la loi Macron d'août 2015 a libéralisé ce mode de transport dans l'Hexagone - est en baisse si l'on compare le quatrième trimestre au troisième trimestre (incluant la saison touristique estivale) et à ses 2 millions de personnes transportées.

Capital : Emmanuel Macron propose un droit à la démission, une fois tous les cinq ans, qui ouvrira des droits aux chômage. Ne craignez-vous pas un effet d’aubaine ? 

Richard Ferrand : Les démissionnaires quittent des emplois qui ont vocation à être pourvus. Ils seront donc remplacés. Cette mesure est une réponse à la nécessaire mobilité sociale et au problème du burn-out, c’est-à-dire du stress au travail, que l’on constate dans les entreprises. Sur l’effet d’aubaine c’est comme si l’on disait que parce qu’il y a des assurances il y aurait forcément plus d’accident !

Capital : Certains pourraient être tentés de détourner ce système en pré-retraite déguisée.

Jean Pisani-Ferry : Il faudra évidemment régler un certain nombre de paramètres. Il y aura des contrôles stricts. Il n’est pas question d’ouvrir un droit à des démissions indemnisées sans contrepartie, spécialement pour des gens qui sont à 2 ou 3 ans de la retraite. 

Capital : Quelle sera donc la limite d’âge ? 57 ans ? 

Richard Ferrand : Elle n’est pas encore arrêtée. Ce point fera l’objet de discussions avec les partenaires sociaux.

Capital.fr : Vous voulez exonérer 80% des Français de taxe d’habitation, en promettant aux communes de compenser le manque à gagner sur la base des taux d’imposition actuels, soit 10 milliards par an. Mais qui paiera la note si d’aventure les collectivités augmentent les taux ? 

Pourquoi le TGV est devenu un luxe en France

  Pourquoi le TGV est devenu un luxe en France La vitesse a un coût, donc un prix. Et lorsque la vitesse augmente, les tarifs suivent. Il était donc prévisible que la mise en service en juillet prochain des TGV de la ligne «Océane» vers Bordeaux et de la ligne «Armorique» à Rennes, vingt-huit ans après le TGV Atlantique, se traduise par une augmentation des tarifs sur ces destinations. define("homepageFinanceIndices", ["c.deferred"], function () { var quotesInArticleFormCode = "PRMQAP"; var config = {}; config.indexdetailsurl = "/fr-fr/finance/details-de-l-indice"; config.stockdetailsurl = "/fr-fr/finance/details-de-l-action"; config.

Jean Pisani-Ferry : La compensation sera fixée sur la base des taux d’imposition actuels des communes. Son montant sera revalorisé chaque année en fonction de l’évolution des bases cadastrales des logements (valeur locative sur laquelle sont appliqués les taux des communes). Mais si les communes augmentent les taux, ce sont les ménages – donc les électeurs – qui en subiront les conséquences. 

Capital.fr : En pratique, cela ressemble à un drôle de jeu de bonneteau..

Richard Ferrand : Pour comprendre cette mesure, il faut bien revenir à l’origine des choses : la taxe d’habitation est sans doute un des impôts les plus injustes qui existent et dont il est avéré qu’il est irréformable. C’est un impôt injuste car il avantage les contribuables des communes riches. Un même couple avec deux enfants gagnant 4.000 à 5.000 euros par mois est imposé, à logement comparable, 500 euros à Paris,1.500 euros à Argenteuil et 1.200 euros à Limoges ou à Saint-Denis de la Réunion. Depuis des années, on cherche à réformer la taxe d’habitation, mais on n’y parvient pas. A un moment donné quand on ne peut pas réparer, il faut amputer. 

Capital.fr : Emmanuel Macron veut supprimer un quart des départements. Lesquels et pour quelles économies ? 

Richard Ferrand : Là encore le cap est clair mais le détail sera discuté. Nous ne vous le dirons pas maintenant. Mais il est de bonne politique publique et économe que certaines grandes métropoles -- Bordeaux, Toulouse, Marseille… -- soient amenées à assumer les compétences des conseils départementaux sur leur territoire. En outre, certains conseils départementaux ruraux et trop faibles pourraient avoir un intérêt à fusionner. Tout cela se fera au terme de discussions et non par arbitraire venu d’en-haut.

Concurrence des réseaux de bus : Optile dénonce un avis du Conseil d’Etat

  Concurrence des réseaux de bus : Optile dénonce un avis du Conseil d’Etat L’organisation professionnelle qui rassemble l’ensemble des opérateurs privés de transport routier de voyageurs en Île-de-France (dont Transdev) conteste une mise en concurrence anticipée des réseaux de bus franciliens, qui avantagerait la RATP.Si tel était le cas, le réseau de bus Optile (qui fédère 90 opérateurs privés) pourrait être ouvert à la concurrence, alors que le monopole de la RATP serait protégé jusqu'en 2024. Cela n'est pas sans poser un souci de taille aux yeux de Jean-Sébastien Barrault. Celui-ci évoque ainsi "une injustice pour Optile vis-à-vis de la RATP".

Capital.fr : Vous voulez supprimer 120.000 postes dans la fonction publique sur le quinquennat. Prévoyez-vous de remettre en cause le statut des fonctionnaires ? 

Richard Ferrand : Ce n’est pas un objectif en soi. En revanche, pour pallier les suppressions de postes, il faudra permettre des recrutements autrement que sur le mode de la fonction territoriale. Que l’on puisse, par exemple, engager plus facilement des personnes issues du privé.  

Jean Pisani-Ferry : Les gestionnaires de l’Etat sont tout à fait excellents, mais ils connaissent surtout l’État. Moderniser l’appareil étatique, cela demande d’introduire des expériences différentes. On peut imaginer qu’un quart des fonctions de direction de l’Etat soient assurés par des personnes venues d’ailleurs.

Capital : Du privé ?

Du privé, mais aussi du monde associatif, des organisations internationales… 

Capital.fr : Vous avez annoncé un système universel des retraites pour le privé et le public. Envisagez-vous la fin pure et simple des régimes spéciaux (SNCF, RATP) ? 

Jean Pisani-Ferry : La réforme des retraites se fera au moins sur 10 ans. Il s’agit d’instaurer les mêmes règles, les mêmes principes de calcul pour tout le monde. Chaque euro cotisé ouvrira les mêmes droits, quel que soit le secteur où l’on travaille. Tout sera comptabilisé uniformément sur l’ensemble de la carrière. Ce sera la fin des règles particulières et donc nous n’aurons plus 37 régimes de retraites. Cela ne veut pas dire qu’une entreprise publique ne pourra pas surcotiser pour permettre à certains salariés dont les métiers le demandent de partir plus tôt. 

Capital.fr : On n’a peu entendu Emmanuel Macron sur les privatisations… 

Jean Pisani-Ferry : L’Etat gèrera son portefeuille d’actions de manière active, et ne s’interdira pas de nouvelles cessions ou prises de participations.

Capital.fr : Vous proposez une imposition forfaitaire de 30% sur les revenus de l’épargne. Quid des petits épargnants qui sont aujourd’hui taxés, en fonction de leur tranche d’imposition, à 14% ? 

Jean Pisani-Ferry : Chaque épargnant conservera la possibilité d’opter pour le barème de l’impôt sur le revenu lorsqu’ils considèrent que c’est plus avantageux. Ce sera le cas pour les contribuables modestes. Concernant la fiscalité de l’assurance vie précisons également que la taxation à 30% (contre 23% aujourd’hui, NDLR) ne s’appliquera qu’aux revenus issus des nouveaux versements, et nous conserverons le régime fiscal actuel pour les portefeuilles inférieurs à 150.000 euros. 

Propos recueillis par Guillaume Chazouillères et François Miguet

L'Arafer ne cautionne pas la trajectoire financière de la SNCF .
La trajectoire financière à 10 ans de SNCF Réseau, telle que définie dans son projet de contrat de performance avec l'Etat, est "irréaliste", a estimé jeudi l'autorité de régulation (Arafer) dans un avis non contraignant.44 milliards d'euros de dettes

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