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Entreprise: INFO OUEST-FRANCE. La proposition choc : baisser les impôts de production pour créer 750 000 emplois

Immobilier : les rendements que vous pouvez espérer en louant dans l'ancien

  Immobilier : les rendements que vous pouvez espérer en louant dans l'ancien L'ancien est plus abordable que le neuf. Vous pouvez espérer de 4 à 6% de rendement par an pour un studio bien situé. De 20 à 30% moins cher que le neuf, et beaucoup plus abondant sur le marché, l’ancien reste le placement immobilier préféré des investisseurs. Viser un logement déjà rénové (sans travaux fiscalement déductibles) afin de le louer en l’état, c’est-à-dire non meublé, n’est pas forcément le plus intéressant en matière de rentabilité.

Les impôts de production représentaient 7 millions d’euros pour l’usine Bridgestone de Béthune qui a été fermée par le fabricant de pneus japonais. © Denis Charlet, AFP Les impôts de production représentaient 7 millions d’euros pour l’usine Bridgestone de Béthune qui a été fermée par le fabricant de pneus japonais.

L’institut Molinari appelle à une baisse supplémentaire de 35 milliards d’euros des impôts de production qui sont deux fois plus élevés que dans la moyenne des pays européens. Une mesure qui serait créatrice d’emplois et neutre pour les finances publiques au bout de deux ans.

C’est une proposition choc qui pourrait alimenter les débats économiques de la campagne présidentielle. Dans une étude à laquelle Ouest-France a eu accès en exclusivité, l’institut Molinari propose une baisse de 35 milliards des impôts de production. Un nouveau cadeau fait aux entreprises, alors que le gouvernement vient déjà de les baisser de 10 milliards d’euros ? Pas du tout », se défend l’économiste Nicolas Marques, coauteur de ce travail avec Pierre Bentata.

Elon Musk. Comment le PDG de Tesla donne des sueurs froides à la Bourse avec ses tweets

  Elon Musk. Comment le PDG de Tesla donne des sueurs froides à la Bourse avec ses tweets Un simple message de sa part peut changer le cours d’une action à la Bourse. Depuis plusieurs années, Elon Musk écrit, presque sans filtre, sur Twitter ce qu’il pense sur l’économie en général et ses entreprises en particulier. Ses prises de position y sont très suivies. L’homme le plus riche du monde est-il un génie ou un troll ?Ce week-end, Elon Musk a encore fait des siennes sur Twitter. Le patron de Tesla et de Space X, jamais à une provocation près, a lancé une grande consultation pour savoir s’il devait ou non vendre 10 % de ses 107,5 millions actions (chiffre au 30 juin).

Cette réduction massive mettrait fin à une singularité française en Europe et créerait une dynamique en termes de chiffre d’affaires (+ 156 milliards d’euros), d’excédents nets pour les entreprises (+ 12 milliards d’euros) permettant ainsi de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois (750 000) en redonnant des marges de manœuvre sur les salaires. Une mesure amortie pour les finances publiques au bout de deux ans, estiment les deux auteurs.

L’exemple de Bridgestone

La France a perdu la production d’un million de voitures depuis quinze ans », reconnaissait Bruno Le Maire, à la fin de l’été, lors d’une rencontre avec des journalistes économiques. Les impôts de production y sont sans doute pour beaucoup.

Nicolas Marques, directeur de l’Institut Molinari, prend l’exemple de Bridgestone dont l’usine de Béthune dans le Pas-de-Calais a été fermée par le groupe japonais. En 2018, les impôts de production représentaient 7 millions d’euros et les pertes de l’entreprise 5 millions d’euros. Si rien n’est fait, les groupes les plus puissants vont continuer à délocaliser leurs activités et les plus fragiles vont mettre la clé sous la porte.

Impôts : dernière ligne droite pour payer sa taxe d’habitation

  Impôts : dernière ligne droite pour payer sa taxe d’habitation Impôts : dernière ligne droite pour payer sa taxe d’habitationQuelque 80 % des ménages français (soit 22 792 361 foyers en 2020) sont déjà totalement exonérés de taxe d’habitation, la réforme fiscale phare du quinquennat Macron. Les 20 % de contribuables restant bénéficient cette année d’un premier dégrèvement de 30 %, lequel passera à 65 % en 2022 et à 100 % en 2023.

Car les impôts de production frappent sans tenir compte des résultats et sont prélevés à toutes les étapes de la chaîne. Résultat, le fossé se creuse avec nos voisins et concurrents : 60 milliards d’impôts de production en France en 2020, contre 19 milliards en moyenne dans le reste de l’Union européenne. En Allemagne, qui a fait le choix de soutenir massivement son industrie, ils sont même négatifs à hauteur de 4,1 milliards d’euros.

Une situation qui explique le maintien à un niveau élevé du nombre de demandeurs d’emploi. Toujours selon l’Institut Molinari, en dépit des progrès accomplis ces derniers mois, l’écart était de 13 % par rapport à la moyenne de l’Union européenne à 27, en septembre 2021, de 24 % par rapport à l’OCDE et de 56 % par rapport à l’Allemagne.

« Nocifs pour la productivité et la compétitivité »

L’institut Molinari n’est pas le premier à donner l’alerte. Le Conseil d’analyse économique, rattaché au gouvernement, s’interrogeait déjà en 2019, dans une note intitulée « Les impôts sur ou contre la production »​. ​Ils représentent 0,5 % de la valeur ajoutée des entreprises en Allemagne et 3,6 % en France, le plus haut niveau en Europe hormis la Grèce », relevaient les deux auteurs Philippe Martin et Alain Trannoy.

Pour construire la nouvelle Peugeot 308 à Mulhouse, Stellantis recrute 750 intérimaires

  Pour construire la nouvelle Peugeot 308 à Mulhouse, Stellantis recrute 750 intérimaires À partir du mois de janvier 2022, l’usine Stellantis de Mulhouse (Haut-Rhin) produira la nouvelle Peugeot 308. Le constructeur automobile a annoncé lundi 15 novembre devoir recruter 850 salariés dont 750 intérimaires. Une vague de recrutement s’annonce. L’usine Stellantis (ex-PSA) de Mulhouse (Haut-Rhin) a annoncé lundi 15 novembre 2021, lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique (CSE), vouloir constituer en janvier prochain une deuxième équipe pour la production de la nouvelle Peugeot 308, explique l’AFP.La mission débute le 3 janvierCette équipe emploiera 850 salariés dont environ 750 intérimaires.

Estimant qu’ils sont parmi les plus nocifs pour la productivité et la compétitivité ». ​Une analyse également partagée par l’Observatoire des conjonctures économiques. Le Cercle des économistes appelant de son côté à leur suppression sur cinq ans.

Ces impôts de production expliqueraient pour une grande partie la fragilité des PME et le maintien en France d’un niveau élevé de chômage. Malgré une nette amélioration, il y a encore 300 000 chômeurs en trop par rapport à la moyenne européenne et 1,3 million par rapport à l’Allemagne », ​observe l’Institut Molinari.

Une politique fiscale qui contribue par ailleurs à creuser le déficit de la balance commerciale : 902 milliards d’euros en chiffres cumulés depuis dix-huit ans.

Partager d’autres impôts avec les collectivités locales

Attention cependant à ne pas refaire l’erreur de la suppression de la taxe d’habitation imposée par le gouvernement sans concertation et qui avait provoqué la colère des collectivités locales. Elles perçoivent 66 % des impôts de production qui contribuent à 28 % de leur financement. La solution la plus prometteuse est le partage des fiscalités traditionnelles, à l’image de ce qui se fait dans de nombreux pays avec les taxes sur la consommation (Canada, Espagne, États-Unis), l’impôt sur le revenu (Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Suède) ou l’impôt sur les sociétés (Allemagne). Ce partage de l’impôt sur les sociétés aurait aussi l’avantage de rapprocher les collectivités locales de leur tissu économique », observe Nicolas Marques.

Pourquoi pouvoir résilier son assurance emprunteur à tout moment bouleverse le marché .
La proposition de loi pour un accès plus juste, plus simple et plus transparent au marché de l’assurance emprunteur pourrait faire économiser jusqu'à 15.000 euros en permettant la résiliation du contrat à tout moment. "C'est une mesure de pouvoir d'achat qui ne coûte pas un euro à l'Etat". Avec ces mots, la rapporteure de la proposition de loi "pour un accès plus juste, plus simple et plus transparent au marché de l’assurance emprunteur", Patricia Lemoine (Agir), conclut la première lecture à l'Assemblée nationale.

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