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Entreprise: Transports et mobilités vertes: encore des défis à relever

Jean Castex, futur PDG de la RATP ? « Je ne cherche absolument pas à me recaser »

  Jean Castex, futur PDG de la RATP ? « Je ne cherche absolument pas à me recaser » C’est une obligation. Pour que les nominations à la tête des grandes entreprises françaises soient validées, elles doivent obtenir l’aval du Parlement. Pressenti pour diriger la Régie autonome des transports parisiens (RATP), Jean Castex vient de passer deux heures devant le Sénat. Jean Castex était de retour au Sénat ce mardi soir, 8 novembre 2022. Président de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France depuis la mi-août (104 jours), l’ancien Premier ministre est, désormais, pressenti pour devenir le nouveau PDG de la RATP, la Régie autonome des transports parisiens aux quelque 70 000 salariés.

voiture électrique © Clément Choulot / Renault voiture électrique

De la trottinette au bus, l'énergie électrique est devenue la partenaire incontournable de nos déplacements. Mais si son bénéfice environnemental est réel, elle n'est pas encore adaptée à tous les moyens de transport.

En 2019, le secteur des transports était responsable de 43% des émissions de gaz à effet de serre en France, selon les chiffres du ministère de la Transition Ecologique. Face à ce constat, l'énergie électrique représente, à court terme, la meilleure solution pour réduire la pollution locale, c'est-à-dire émise au moment de l'utilisation du moyen de transport. Non seulement elle ne dégage pas de polluant, mais elle ne fait de surcroît aucun bruit, ou très peu. Par rapport à un moteur thermique, le gain sur la qualité de vie est donc à la fois immédiat et double. Des effets bénéfiques qui profitent aux zones géographiques dans lesquelles le problème de la pollution et des nuisances sonores est le plus critique: les agglomérations à forte densité de population.

Pourquoi le RBA devrait vraiment s’excuser auprès des emprunteurs à domicile fixe

 Pourquoi le RBA devrait vraiment s’excuser auprès des emprunteurs à domicile fixe C'est mieux que rien. Je suppose? © fourni par Crikey Le RBA a émis un examen de son comportement pendant la pandémie, en se concentrant sur sa décision audacieuse de inciter les Australiens à croire que les taux d'intérêt n'augmenteraient pas avant 2024. C'était une stratégie inhabituelle à l'époque, et la Le risque n'a pas porté ses fruits - le RBA a commencé les taux de randonnée avant que nous ayons même eu à mi-chemin de 2022.

Les questions de la production de l'électricité et de la filière des batteries (fabrication et recyclage) se posent en parallèle, mais le nucléaire règle le problème du CO2 (il en reste d'autres) et la filière européenne de batteries commence à émerger. L'impact environnemental des trois giga-usines françaises de batterie (Douai, Douvrin et Dunkerque) tout comme le projet d'extraction de lithium dans l'Allier sont ainsi porteurs d'avenir.

Autant d'éléments qui expliquent pourquoi la voie du tout-électrique a été choisie par les pouvoirs publics, qui la soutiennent à travers un dispositif d'incitations financières. Mais si elle est vertueuse au niveau local, cette énergie est plus ou moins bien adaptée aux différentes mobilités. Se déplacer sans polluer est possible, mais pas (toujours) sans contrainte.

RBA laisse une hausse des taux de 50 pb sur le tableau

 RBA laisse une hausse des taux de 50 pb sur le tableau La banque de réserve laisse toutes les options sur la table pour écraser l'inflation, y compris le rendement à 50 hausses de taux de points de base. © Dean Lewins / AAP Photos Une hausse du taux de points de base est toujours une possibilité dans les efforts de la RBA pour écraser l'inflation. Mais le gouverneur de la RBA, Philip Lowe, a déclaré que la banque centrale n'avait pas non plus exclu des hausses de taux de pause pour laisser le resserrement des politiques antérieures prendre effet.

Sans boire ni fumer. L\'énergie électrique supprime les émissions et le bruit. Mais elle impose un rapport autonomie/temps de charge plus favorable aux deux roues qu\'aux voitures. © Fournis par Challenges Sans boire ni fumer. L\'énergie électrique supprime les émissions et le bruit. Mais elle impose un rapport autonomie/temps de charge plus favorable aux deux roues qu\'aux voitures.

Sans boire ni fumer. L'énergie électrique supprime les émissions et le bruit. Mais elle impose un rapport autonomie/temps de charge plus favorable aux deux roues qu'aux voitures. (Joerg Kuenstle / BMW)

Les deux-roues, taillés pour l'électrique

Les deux-roues se sont électrifiés à vitesse grand V. A commencer par les trottinettes (classées dans la catégorie des "Engins de déplacement personnel motorisés" ) et les vélos dits à assistance électrique (VAE). Ces engins n'ont pas besoin d'un système électrique puissant compte tenu du rapport autonomie/ poids à déplacer, ce qui les rend aussi accessibles en prix. Une trottinette polyvalente pour adulte coûte entre 600 et 1.200 euros, offre environ 20 km d'autonomie et demande huit heures pour une charge complète. Un marché en plein boom: en 2021 il s'est vendu plus de 900.000 trottinettes électriques! Un VAE milieu de gamme oscille, lui, entre 1.400 et 2.000 euros, propose une autonomie moyenne de 15 km par 100 Wh (capacité de la batterie) pour un temps de charge de six heures environ. En 2021, ce sont 660.000 VAE qui ont été écoulés. Mais ces nouvelles mobilités permettent-elles de se déplacer en polluant moins?

Succession : gâtez vos héritiers plutôt que le fisc !

  Succession : gâtez vos héritiers plutôt que le fisc ! La loi ne vous oblige pas à anticiper et à organiser votre succession. Mais si vous ne faites rien, à votre décès, c’est elle qui désignera d’autorité vos héritiers et L’article Succession : gâtez vos héritiers plutôt que le fisc ! est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

La trottinette et le vélo n'apportent un bénéfice environnemental que lorsqu'ils évitent le recours à la voiture. Selon les chiffres du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement datant de 2017, 61% des déplacements en VAE se sont substitués à des trajets en automobile. Dans le cas de la trottinette, le cabinet d'étude 6t, soutenu par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), évalue à seulement 8% la part des utilisateurs d'engins en free-floating (location) qui ont délaissé la voiture ou le taxi. Mais les ressources statistiques en la matière sont largement insuffisantes et l'impact réel sur l'abandon de la voiture reste difficile à évaluer. La plupart des études menées s'accordent en revanche sur un constat: la motivation première des utilisateurs de VAE ou de trottinette est le gain de temps, le bénéfice écologique venant en deuxième position.

Déplacements apaisés. Les mobilités individuelles douces, comme le vélo, complètent idéalement le service proposé par les bus, qui sont de plus en plus en souvent électriques. © Fournis par Challenges Déplacements apaisés. Les mobilités individuelles douces, comme le vélo, complètent idéalement le service proposé par les bus, qui sont de plus en plus en souvent électriques.

Déplacements apaisés. Les mobilités individuelles douces, comme le vélo, complètent idéalement le service proposé par les bus, qui sont de plus en plus en souvent électriques. (Eric Beracassat / AFP)

L’ancien Premier ministre Jean Castex a officiellement été nommé PDG de la RATP

  L’ancien Premier ministre Jean Castex a officiellement été nommé PDG de la RATP Le Conseil des ministres a nommé Jean Castex en tant que président-directeur général de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), précise un communiqué de l’Élysée publié ce 23 novembre.L’ancien Premier ministre Jean Castex a été nommé PDG de la RATP en Conseil des ministres ce 23 novembre 2022. Il avait obtenu l’aval du Parlement début novembre.

En plein boom. Les trottinettes électriques séduisent très largement: il s\'en est vendu 900.000 en 2021, sans compter celles en location. © Fournis par Challenges En plein boom. Les trottinettes électriques séduisent très largement: il s\'en est vendu 900.000 en 2021, sans compter celles en location.

En plein boom. Les trottinettes électriques séduisent très largement: il s'en est vendu 900.000 en 2021, sans compter celles en location. (Serge Attal / AFP)

Le scooter électrique, de son côté, permet des gains en termes d'émissions de CO2 lorsqu'il remplace une voiture ou son homologue thermique. Dans ce cas, les émissions à l'échappement sont supprimées (environ 45 g/km pour un 50 cm3 et 90 g/km de CO2 pour un 125 cm3 ), ainsi que les nuisances sonores. Même si le prix à l'achat reste important (environ 2.500 euros pour un équivalent 50 cm3 et 4.500 euros pour un 125 cm3 ), des aides existent (bonus de 900 euros). L'autonomie, elle, n'est pas encore idéale (inférieure à 150 km en général), mais elle progresse. Quant à la recharge, elle est facilitée sur les modèles dont la batterie est amovible. En 2021, 14.450 scooters électriques ont trouvé preneur, un chiffre qui a doublé en trois ans.

L'automobile et les bus, de nombreux freins

Appliquée à l'automobile, l'électricité cumule les avantages. Outre ses émissions nulles à l'échappement (contre 97 g/km en moyenne pour un modèle neuf, en 2020), elle offre des prestations de haut niveau: agrément, performances, silence, coût d'usage. Mais déployer cette solution à grande échelle pose un certain nombre de défis. Le poids d'une voiture et l'autonomie à laquelle sont habitués les usagers avec le thermique (plus de 600 km) impliquent d'embarquer des batteries puissantes (au moins 50 kWh).

Renault va couvrir la moitié de sa consommation énergétique avec de l’énergie renouvelable

  Renault va couvrir la moitié de sa consommation énergétique avec de l’énergie renouvelable Le solaire et l'éolien ont le vent en poupe. Renault a signé, ce jeudi, un contrat d'électricité de 350 mégawatts avec le producteur français d'électricité renouvelable Voltalia. Cette puissance représente pour Renault « jusqu'à 50% de la consommation d'électricité de ses activités », a indiqué Voltalia dans un communiqué. Lire aussi : « Il faut que les projets d'énergies renouvelables soient vécus comme des chances pour les territoires », Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique L'énergéticien, qui produit et vend de l'électricité éolienne, solaire, hydraulique ou encore provenant du stockage ou de la biomasse, va installer des p

Et cela a un coût, le prix de celles-ci atteignant, en dépit d'une baisse régulière, encore 132 euros/kWh selon BloombergNEF (soit 6.600 euros pour une batterie de 50 kWh). Les aides mises en place par le gouvernement (bonus, prime à la conversion, carte grise gratuite…) visent à atténuer ce surcoût, mais un modèle électrique demeure au bas mot 25% plus cher que son équivalent thermique. Autre frein à lever, le rapport autonomie/ temps d'immobilisation pour refaire le "plein". Remplir son réservoir de carburant ne prend pas plus de dix minutes et assure plus de 600 km d'autonomie. Pour une électrique, sur une recharge privée (wallbox 22 kW), récupérer le même rayon d'action demandera… douze heures. Les bornes rapides (au-delà de 100 kW) réduisent ce temps à une heure, mais elles sont encore peu nombreuses. Avant d'envisager un trajet non prévu, mieux vaut donc planifier méthodiquement les recharges. Autre difficulté, l'autonomie varie en fonction des conditions de roulage. Sur autoroute, la consommation d'une électrique augmente de 40% par rapport à celle d'un usage en ville. Et l'hiver, par une température de 0 °C, l'autonomie peut baisser de 20%.

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Concernant les bus, la problématique n'est pas la même. Ces véhicules sont par définition destinés à rouler en zone urbaine (situation dans laquelle la consommation d'un moteur électrique est la plus faible), sur des trajets prévus et avec des lieux de stationnement fixes. Il est donc aisé d'adapter la taille de la batterie aux besoins d'autonomie et de planifier recharge à chaque fois que le véhicule rentre au dépôt. Seul véritable frein, les investissements demandés pour la mise en place des bornes et le renouvellement des bus (environ 500.000 euros l'unité).

Marseille, Grenoble… les nouvelles villes candidates à un encadrement des loyers

  Marseille, Grenoble… les nouvelles villes candidates à un encadrement des loyers Alors que la date limite pour envoyer une candidature avait été fixée au 24 novembre, au moins six communes ou groupements ont fait la demande au ministère de la Ville et du Logement. La mesure ne fait pas consensus, mais elle est déjà en vigueur dans plusieurs villes françaises, en premier lieu Paris. Dans la capitale, l'encadrement des loyers est en vigueur depuis 2015 (malgré une interruption de deux ans). Puis Lille l'a rejoint en 2017, avant Bordeaux, Lyon, Villeurbanne, Montpellier ou encore Plaine Commune et Est Ensemble.

Le transport aérien, un cas particulier

Malgré une contribution faible aux émissions de gaz à effet de serre (5% en France, selon l'Ademe), le transport aérien arrive en tête des plus gros émetteurs si on calcule ces dernières en fonction du CO2 par passager transporté et du nombre de kilomètres parcourus. En dépit des espoirs ouverts par des expériences comme Solar Impulse - un avion électrique ayant fait le tour du monde -, la conversion pure et simple d'un avion de ligne à l'électrique est aujourd'hui impossible. Les batteries sont trop lourdes, l'autonomie proposée est trop faible, la vitesse de vol trop lente, sans parler du coût, prohibitif. Pour autant, l'électricité se généralise déjà dans les aéronefs, pour remplacer les systèmes mécaniques ou hydrauliques par exemple. L'hybridation est aussi une voie étudiée pour faire baisser la consommation de kérosène. Des moteurs électriques, en soutien aux thermiques (qui pourraient dès lors être moins puissants, moins gros et moins lourds), contribueraient à l'effort lors des phases de décollage et de montée. Plus compacts que leurs homologues thermiques, ils peuvent de surcroît être positionnés de façon libre sur l'avion, ouvrant des perspectives d'augmentation de la portance et de baisse de la traînée. Autre voie, celle de l'hydrogène (lire encadré page 104), qui permettrait de décarboner le transport aérien. Mais son énergie volumique est près de quatre fois plus faible que celle du kérosène. Il faudrait donc le compresser pour qu'il prenne moins de place (comme en automobile) ou le refroidir à - 253 °C pour qu'il devienne liquide. Des défis techniques qui devront répondre à des règles drastiques de certification et de sécurité. Il faudra aussi s'habituer à voyager moins haut, mais surtout moins vite.

Les taxis du futur. Quoi de mieux pour éviter les embouteillages que de passer pardessus? Airbus fait partie des entreprises qui travaillent activement au développement des premiers modèles de taxi volant, 100% électriques. © Fournis par Challenges Les taxis du futur. Quoi de mieux pour éviter les embouteillages que de passer pardessus? Airbus fait partie des entreprises qui travaillent activement au développement des premiers modèles de taxi volant, 100% électriques.

Les taxis du futur. Quoi de mieux pour éviter les embouteillages que de passer pardessus? Airbus fait partie des entreprises qui travaillent activement au développement des premiers modèles de taxi volant, 100% électriques. (Peter Kneffel / AFP)

Avion à hydrogène: Airbus confiant, Safran doute sur le calendrier

  Avion à hydrogène: Airbus confiant, Safran doute sur le calendrier Lors de son Airbus Summit, l’avionneur européen a précisé son plan de vol vers un premier avion à hydrogène, attendu à l’horizon 2035. Safran, lui, n’y croit guère à court terme. L’hydrogène est-il vraiment le futur de l’aviation? Airbus y croit toujours dur comme fer. Deux ans après avoir présenté son projet ZEROe d’avion à hydrogène, dont l’entrée en service est prévue à l’horizon 2035, l’avionneur européen a précisé sa feuille de route lors de l’Airbus Summit, grand raout annuel organisé les 30 novembre et 1er décembre à Toulouse et Munich.

Inapplicable aux long-courriers et moyen-courriers, l'électricité va donner naissance à une nouvelle forme de mobilité: les taxis aériens. Des sociétés, comme Uber ou Airbus, travaillent à la mise au point de petits aéronefs capables de transporter quelques personnes sur de courtes distances. Des sortes de taxis volants qui permettront de gagner les hypercentres des agglomérations ou d'en sortir sans se soucier des embouteillages!

  Transports et mobilités vertes: encore des défis à relever © Fournis par Challenges

La digitalisation, clé de la multimodalité

Si les déplacements dans les zones rurales se font encore très largement en voiture, les usages en ville ont entamé une profonde mutation. Deux facteurs en sont à l'origine: la digitalisation de la société et l'enrichissement des solutions de mobilité. Pour chaque déplacement, un individu va avoir accès à une offre très large d'options. Outre la marche, les taxis ou les transports en commun, il peut choisir la trottinette, le vélo, le scooter et la voiture électriques, même s'il n'est pas propriétaire de ces moyens de transport! De nombreux acteurs proposent la location, à la carte (temps, distance), de ces nouveaux moyens de déplacement. L'ensemble du système repose sur la digitalisation, qui permet de mettre en relation les besoins des usagers aux offres de mobilité, et ce en temps réel. Grâce à la géolocalisation, il est aisé de repérer le "véhicule" disponible à proximité, de le déverrouiller et de l'utiliser jusqu'à destination. Difficile de faire plus simple. Des applications (Moovit, Citymapper…) permettent, pour un trajet donné, de comparer les moyens de transport disponibles. Pour chaque option, elles indiquent le temps de trajet, le coût du déplacement, mais aussi le CO2 dégagé ou les calories dépensées le cas échéant! Outre exonérer l'utilisateur des soucis d'entretien, de stationnement et de recharge, la location facilite la multimodalité, le changement de moyen de transport sur un même trajet.

Des trajets à la carte. Grâce aux outils digitaux, les utilisateurs peuvent, en fonction de chaque trajet, définir les moyens de transport les plus adaptés. Les déplacements sont optimisés, en temps comme en impact environnemental. © Fournis par Challenges Des trajets à la carte. Grâce aux outils digitaux, les utilisateurs peuvent, en fonction de chaque trajet, définir les moyens de transport les plus adaptés. Les déplacements sont optimisés, en temps comme en impact environnemental.

Des trajets à la carte. Grâce aux outils digitaux, les utilisateurs peuvent, en fonction de chaque trajet, définir les moyens de transport les plus adaptés. Les déplacements sont optimisés, en temps comme en impact environnemental. (Moovit)

Lire aussiQuelle est la durée de vie de la batterie d'un vélo électrique?

Des nouveaux usages qui attirent de nouveaux acteurs ou entraînent l'adaptation des protagonistes historiques vers le concept de mobility as a service. Les constructeurs automobiles et les banques, par exemple, proposent des forfaits de location qui permettent de choisir entre une voiture et un autre mode de déplacement. Des pure players comme Uber ou Freenow regroupent sur une même application la commande d'un VTC et la location d'engins électriques: voiture, scooter, vélo ou trottinette.

Les entreprises, encouragées par la loi d'orientation des mobilités, sont également amenées à développer le Forfait mobilités durables. Il s'agit d'une somme d'argent mise à disposition d'un salarié en contrepartie de l'abandon total ou partiel de son véhicule de fonction. Somme qu'il peut dépenser entre les différents moyens de mobilité (train, voiture, scooter, vélo…) dans le cadre des déplacements professionnels et personnels.

Des mégalopoles interconnectées.              En faisant communiquer les individus avec les moyens de transport et les infrastructures, la ville de demain s\'annonce plus agréable à vivre... au moins en théorie. © Fournis par Challenges Des mégalopoles interconnectées. En faisant communiquer les individus avec les moyens de transport et les infrastructures, la ville de demain s\'annonce plus agréable à vivre... au moins en théorie.

Des mégalopoles interconnectées. En faisant communiquer les individus avec les moyens de transport et les infrastructures, la ville de demain s'annonce plus agréable à vivre... au moins en théorie. (Rosine Mazin / AFP)

Vers une ville intelligente

Selon l'ONU, en 2050, plus des deux tiers de la population mondiale vivront en ville. Améliorer les conditions de vie dans les agglomérations est donc un enjeu sociétal majeur. Le concept de smart city va dans ce sens, en adoptant une vision plus globale que les seuls moyens de déplacement. Selon la Commission nationale de l'informatique et des libertés, il s'agit de rendre "la ville plus adaptative et efficace, à l'aide de nouvelles technologies qui s'appuient sur un écosystème d'objets et de services". Le fonctionnement de cette ville de demain repose sur la collecte et le traitement d'une quantité très importante d'informations, le big data. Des données numériques issues de chaque individu et des moyens de transport, mais également des infrastructures (bâtiments, éclairage, mobilier urbain…) et des réseaux (électricité, eau, télécoms… ). Pilotage de l'éclairage public en fonction des besoins, fluidification du trafic grâce à une signalisation connectée, vidéoprotection et vidéoverbalisation, stationnement intelligent, mesures de la qualité de l'air en temps réel… les applications sont innombrables.

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Mais les premières tentatives de mise en place de cette ville interconnectée et automatisée ont mis en évidence certaines limites. A commencer par l'apparition d'un décalage entre les services fournis (définis par l'intelligence artificielle) et les besoins réels. L'analyse seule des informations ne permet pas toujours la finesse de mise en place de solutions adaptées. Surtout lors-qu'elles doivent intégrer un caractère social. Autre limite, la dépendance des services publics à des entreprises privées, en l'occurrence les géants du numérique. Or la raison d'être de ces derniers n'est ni l'intérêt général ni l'amélioration du bien-être de la collectivité. La notion de ville intelligente a donc évolué vers une approche plus collaborative, qui intègre l'intelligence collective ainsi que les politiques publiques et sociales. La technologie n'est qu'un outil de mise en place des solutions définies de manière collégiale entre les citoyens et les pouvoirs publics, et non plus la solution en elle-même. Enfin, doivent être pris en compte dans cette démarche du tout-numérique la sécurisation des données et le respect de la vie privée. Car il n'y a que par l'acceptation individuelle de ces nouveaux outils que le bien-être collectif pourra être amélioré.

Par Mathieu Chevalier

Avion à hydrogène: Airbus confiant, Safran doute sur le calendrier .
Lors de son Airbus Summit, l’avionneur européen a précisé son plan de vol vers un premier avion à hydrogène, attendu à l’horizon 2035. Safran, lui, n’y croit guère à court terme. L’hydrogène est-il vraiment le futur de l’aviation? Airbus y croit toujours dur comme fer. Deux ans après avoir présenté son projet ZEROe d’avion à hydrogène, dont l’entrée en service est prévue à l’horizon 2035, l’avionneur européen a précisé sa feuille de route lors de l’Airbus Summit, grand raout annuel organisé les 30 novembre et 1er décembre à Toulouse et Munich.

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