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Immobilier: Essor du télétravail : «Une inégalité entre ceux qui ont les moyens de s’organiser et la classe servante»

Investissement locatif Pinel: sur quelles villes miser dans le Grand Paris

  Investissement locatif Pinel: sur quelles villes miser dans le Grand Paris Tout au long du futur métro francilien, qui va bouleverser les transports à partir de 2024, l'immobilier neuf est en effervescence. Mais les hausses de prix sont déjà là, et les meilleures opportunités se trouvent en seconde couronne. Au nord de Paris, l'ouverture des quatre nouvelles stations de la ligne 14 en janvier dernier, entre Saint-Lazare, à Paris, et Mairie de Saint-Ouen, a permis de rendre enfin concret le projet du Grand Paris Express. Ses 68 nouvelles gares doivent redessiner les déplacements des Franciliens à terme, mais elles auront aussi un impact important sur leur lieu d'habitation.

FRANCE. Pontoise. 19/09/2021. Gare des trains. © Zied ben Romdhane FRANCE. Pontoise. 19/09/2021. Gare des trains.

Echapper aux horaires de bureau, aux boss oppressants, aux transports bondés ou encore à la pollution des villes… Nombre des salariés voient le développement du travail à distance comme une aubaine. Pour autant, tout le monde ne peut pas profiter de ce progrès technologique. Et des caissières aux livreurs, en passant par les éboueurs, ces personnes pour qui le télétravail est inaccessible sont souvent déjà les perdantes de la mondialisation heureuse. Lauréat du grand prix de l’urbanisme en 2017, l’économiste et urbaniste Pierre Veltz voit à travers cette organisation du travail une nouvelle ségrégation qui se met en place.

Comment les GAFAM ont fait main basse sur l'économie mondiale

  Comment les GAFAM ont fait main basse sur l'économie mondiale À l’occasion de son trentième anniversaire, Capital revient sur les réformes et événements qui ont transformé notre économie ces trois dernières décennies. Les empires des Gafam se sont développés à une vitesse encore jamais vue dans l’histoire économique. De quoi bousculer les Etats, qui peinent encore à canaliser ces nouveaux pouvoirs. En 1991, aux balbutiements du Net, personne n’imaginait que trente ans plus tard une entreprise comme Google raflerait 92% de la recherche et des liens sponsorisés sur le Web, qu’Amazon capterait 50% du commerce en ligne aux Etats-Unis ou que Facebook dominerait 70% des réseaux sociaux...

Y a-t-il eu un exode urbain post-confinement ?

Il est impossible de répondre cette question, car on a très peu de données. Les enquêtes disent que les gens souhaitent assez massivement quitter les grandes villes mais entre le déclaratif et la réalité, il y a un monde. Mon pronostic, c’est qu’il n’y aura pas d’exode urbain massif. On va voir le développement de la multirésidence pour ceux qui en ont les moyens, et sans doute un regain d’intérêt pour les villes moyennes bien desservies, mais les grandes villes ne vont pas disparaître. Le développement des métropoles n’est pas le résultat des politiques publiques, mais du choix des gens et des entreprises. Il résulte surtout du fonctionnement du marché du travail et notamment du fait que, maintenant, dans la plupart des ménages, il faut trouver deux jobs et pas un seul. Le développement de l’emploi féminin fait que c’est plus difficile de trouver deux emplois à Limoges qu’en Ile-de-France. L’autre phénomène, ce sont les familles recomposées : si on veut partager la garde d’enfant, il vaut mieux être regroupé.

Voici la raison pour laquelle les nouveaux avions A350 de Lufthansa offriront aux meilleurs sièges de la compagnie de classe affaires

 Voici la raison pour laquelle les nouveaux avions A350 de Lufthansa offriront aux meilleurs sièges de la compagnie de classe affaires © fournis par les points Guy MSN s'est associé au gars Points de notre couverture de produits de carte de crédit. MSN et le gars Points peuvent recevoir une commission des émetteurs de cartes. Si vous aimez voler Lufthansa, mais sous-estimé par ses offres de siège Premium obsolète, alors les nouvelles que la compagnie aérienne a ramassé quatre nouveaux aéronefs devraient être encourageants.

Dans une tribune parue dans Libération, vous avez alerté sur le risque de voir surgir de nouvelles inégalités, en plus de celles en matière de revenus, de patrimoine ou de santé. Lesquelles ?

Entre ceux qui ont les moyens d’organiser, de modeler leur espace et leur temps et ceux qui subissent. C’est vrai dans le monde de l’entreprise : entre les cols blancs qui peuvent télétravailler et les cols bleus, il y a un sentiment d’injustice qui est en train de se créer. On a la même chose au niveau urbain. C’est un phénomène qu’on a déjà vu pendant le Covid : vivre le confinement dans un petit appartement en Seine-Saint-Denis et dans une grande maison individuelle à la campagne, ce n’est pas la même chose. Il y a des gens qui sont assignés à résidence et qui vont continuer à devoir faire de grandes migrations pendulaires parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. On entend qu’il faudrait rapprocher lieux de travail et lieux d’habitat, bien sûr, mais il y a la mécanique implacable des prix fonciers et immobiliers. Beaucoup d’infirmières qui travaillent dans les hôpitaux parisiens n’ont pas les moyens d’habiter à Paris. Il y a quelques années, j’ai réalisé une étude sur le plateau de Saclay, au sud de Paris : les cadres habitaient le long des lignes de RER et les non-cadres venaient en bagnole car ils n’avaient pas les moyens de se payer un logement proche du RER. C’est ça la réalité de la ségrégation francilienne !

Résidences secondaires : un marché en plein renouveau

  Résidences secondaires : un marché en plein renouveau Les nouvelles envies générées par la crise sanitaire ont ravivé l'intérêt des Français pour les résidences secondaires et fait naître de nouveaux usages. © DR Avant même la pandémie, les biens immobiliers secondaires atteignaient déjà le nombre record de 3,6 millions début 2020 en métropole, selon l’Insee. Depuis, l’engouement n’a pas faibli et le concept de résidence semi-principale s’est développé. Décryptage avec Laurent Vimont, président de Century 21 France.Paris Match. Assiste-t-on à un retour en grâce de la résidence secondaire ?Laurent Vimont. Sans conteste.

Le choix du lieu d’habitation n’en est donc pas vraiment un…

Certains ont choisi d’habiter en grande périphérie, mais pour la plupart des gens, c’est parce que les loyers en centre-ville deviennent inaccessibles, et pas seulement à Paris. Cela s’étend à Bordeaux, où les prix ont augmenté avec l’arrivée du TGV, et aux villes moyennes. La ville qui a connu la plus forte croissance en 2021, c’est Metz, une très belle ville qui est située à seulement une heure et vingt minutes de Paris par le TGV. Si ce mouvement continue, on va avoir le même phénomène d’éviction. Par exemple, les gilets jaunes à Bordeaux, c’est ça, entre autres : une révolte contre le fait que le centre-ville devient inaccessible. On va vivre une inégalité entre ceux qui ont les moyens de s’organiser et la classe servante qui vous apporte à manger, qui fait le ménage, mais qui n’a pas accès au cœur de ville. Cela rappelle le XIXe siècle, sauf que la ségrégation était verticale : les domestiques étaient logés dans les chambres de bonne, sur place.

La solution est-elle de relancer la construction pour faire baisser les prix ?

Dans beaucoup d’endroits, il faut relancer la construction car c’est le déséquilibre entre l’offre et la demande qui explique largement l’augmentation des prix. Mais pas partout. Cela concerne surtout les grands marchés tendus comme l’Ile-de-France, où beaucoup de maires ne veulent pas libérer le foncier pour construire, car c’est prendre des risques. Vous connaissez le dicton : «Maire bâtisseur, maire battu.» Ce malthusianisme est accentué par le fait que les maires sont complètement maîtres du Plan local d’urbanisme. Mais ce phénomène est également vrai en Allemagne ou dans les grandes villes côtières des Etats-Unis. L’augmentation des prix liée à la pandémie est mondiale, et elle est d’ailleurs moins forte en France. Le problème de fond, c’est l’absence quasi totale de régulation du marché foncier. On considère comme normal de laisser faire le marché, alors qu’on régule les fréquences hertziennes pour les télécoms. C’est un sujet tabou, car c’est toucher à la propriété. La lutte contre la rente foncière ainsi que la critique de l’économie de rente étaient de très grands sujets des économistes au XIXe siècle. Aujourd’hui, ni la droite ni la gauche n’en parlent. Depuis la loi d’orientation foncière d’Edgard Pisani dans les années 60, il ne s’est rien passé. Le sujet a disparu de l’agenda politique.

Instagram, WhatsApp, Portal... le géant Facebook peine à se diversifier .
Le groupe de Mark Zuckerberg est un colosse qui repose sur un modèle en partie menacé : la publicité ciblée. Or ses diversifications patinent… Vêtu de son éternel tee-shirt bleu, Mark Zuckerberg faisait en juin dernier une apparition sur le grand écran du salon VivaTech, grand-messe parisienne des startupeurs. Son intervieweur, le publicitaire Maurice Lévy, a bien pris soin d’éviter les thèmes polémiques – protection des données, désinformation ou accusations de monopole. Sujet unique : les innovations de Facebook. Mais même sur ce terrain, Zuckerberg ne semblait pas à son avantage.

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