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Immobilier: L’urgence absolue du financement de la transition environnementale des logements

Comment la ministre du Logement veut inciter les propriétaires à baisser leurs loyers

  Comment la ministre du Logement veut inciter les propriétaires à baisser leurs loyers Après neuf mois de consultation auprès des citoyens, des professionnels et des experts de l’habitat, la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, présente ce jeudi 14 octobre les conclusions du cycle de réflexion “Habiter la France de demain”. Elle détaille à Capital les dernières réformes qu’elle mènera d’ici la fin du quinquennat et livre les grandes orientations stratégiques qu’elle souhaite impulser pour la suite. Capital : Le choc de l’offre promis en début de quinquennat par Emmanuel Macron ne s'est jamais produit.

L’urgence absolue du financement de la transition environnementale des logements © Puttachat Kumkrong / Getty Images L’urgence absolue du financement de la transition environnementale des logements

Selon Henry Buzy-Cazaux, le président de l’Institut du management des services immobiliers, le gouvernement doit mieux programmer les besoins en financements des Français, pour que ces derniers parviennent à réhabiliter leurs logements dans les délais imposés par la loi.

La semaine qui est passée n’a pas éteint la polémique sur les maisons individuelles ouverte par Emmanuelle Wargon (bien qu’elle en ait une elle-même). D’abord parce que la mise au point que la ministre a faite, loin de ressembler à une palinodie, a insisté sur le problème… et ensuite parce que problème il y a, mais plus important encore que le gouvernement ne le croit. En précisant qu’elle visait les maisons des années 60 et 70 construites en lotissement, périmées et ne correspondant plus au modèle d’habitat écologique ambiant, Madame Wargon a voulu circonscrire l’incendie à une partie du parc de maisons individuelles, sans doute une bonne moitié des quelque 18 millions de maisons résidences principales des Français, contre 12 millions en copropriété. Moindre mal, pensait-elle, et en effet mieux vaut ne critiquer qu’une moindre partie de nos compatriotes. Soit, sauf que du coup elle a montré que cette fraction de ménages avait un lourd défi à relever : adapter leur maison aux exigences du moment et des décennies à venir, sachant que leur logement est loin, très loin, des normes vertueuses.

Pinel + : les critères que devront bientôt respecter les logements pour bénéficier de la réduction d’impôt maximale

  Pinel + : les critères que devront bientôt respecter les logements pour bénéficier de la réduction d’impôt maximale La loi de finances pour 2021 prévoit une réduction progressive du taux de la réduction d’impôt Pinel à partir de 2023. A compter de cette échéance, seuls les logements respectant certains critères de qualité et de confort pourront continuer de bénéficier de l'avantage à taux plein.Mais, bonne nouvelle pour les futurs acquéreurs : pendant cette période transitoire (entre 2023 et 2024 donc), les taux actuels du Pinel seront maintenus à titre dérogatoire pour les logements situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, ainsi que pour les logements respectant certains critères de qualité environnementale et d’usage.

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Faisant ce distinguo, la ministre a d’ailleurs dit l’essentiel : oui, un nombre incroyablement important de Français va se trouver dans une difficulté terrible, celle de financer l’amélioration technique de leur logement qui ne se fera qu’à grands frais. C’est vrai en habitat individuel comme en habitat collectif, avec des chiffres qui donnent le vertige. En copropriété, on parle de 600 milliards d’euros. Pour le parc HLM, de 100 milliards et pour les maisons de l’ordre de 400 milliards. Vous ne savez pas combien cela fait ? Personne ne peut le mesurer. À comparer aux 15 milliards d’aides annuels, pour MaPrimeRénov’ et les certificats d’économie d’énergie (CEE) essentiellement, sortes de tickets modérateurs des dépenses à exposer. C’est en ramenant ces quantités macro-économiques à des enveloppes individuelles qu’on peut estimer l’ampleur de l’effort pour la nation et ses membres : on trouve dans le rapport rendu par Olivier Sichel à la demande du gouvernement sur le financement de la rénovation énergétique une évaluation des enveloppes de dépenses à exposer. Le numéro 2 de la Caisse des dépôts et consignations a calculé que les travaux seraient en moyenne de 15.000 euros pour chaque copropriétaire et de 40.000 euros pour chaque propriétaire de maison individuelle. Les syndics considèrent que l’évaluation pour les logements des immeubles collectifs privés est bien en-dessous de la réalité et évoquent plutôt 25.000 euros. De toute façon, l’audit énergétique qui devient obligatoire dès le 1er janvier prochain pour les ventes de logements les plus consommateurs va quantifier pour chaque bien les montants concernés et l’on ne pourra plus se payer de mots.

MLB doit avoir besoin de logements pour certains leviers mineurs en 2022

 MLB doit avoir besoin de logements pour certains leviers mineurs en 2022 New York (AP) - Le groupe de baseball de la ligue majeure indique que ses propriétaires ont accepté de commencer à fournir des logements à certains acteurs de la ligue mineure commençant à la saison 2022.

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Deux conséquences : une correction à la baisse du prix des logements énergivores, y compris en zone tendue, et le besoin impérieux que les banques prennent en compte cette réalité. Une enquête réalisée par la start-up Hellio spécialisée dans l’ingénierie financière de la transition énergétique fait apparaître que 18% seulement des acquéreurs immobiliers prennent en considération le classement dans l’échelle du DPE (diagnostic de performance énergétique) lors de leur achat… Lorsque les ménages auront connaissance de la loi Climat résilience du 22 août 2021 et des obligations qu’elle crée aux propriétaires, cela va changer à n’en pas douter.

Dès lors, le chantier du siècle va être celui du redressement environnemental du parc existant et de son financement. On ne pourra tabler que sur les banques pour financer ce qu’il est convenu d’appeler le reste à charge, c’est-à-dire la somme supportée par le ménage déduction faite des aides publiques. Ce reste à charge a vocation à être plus faible pour les plus bas revenus et les plus fragiles, de l’ordre de 10%, représentant d’ailleurs beaucoup pour eux, et à atteindre 80 à 100% pour les plus hauts revenus, ce qui est socialement juste. C’est un marché à part entière qui s’ouvre aux prêteurs et un authentique catalogue à créer, avec la nécessité de consentir des prêts collectifs aux copropriétés, des crédits longs adaptés aux travaux et aussi avec des enveloppes de financement global des acquisitions et des travaux de rénovation environnementale. Les courtiers, dont la part de marché atteint 60%, notamment parce que l’accès au crédit s’est notoirement compliqué, doivent aider les banques à créer les produits indispensables aux Français pour la réussite de la mutation énergétique. L’un d’entre eux, ACE Crédit, vient ainsi d’ouvrir la réflexion avec son réseau, et nul doute que les autres enseignes de référence suivront.

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  Logement : la construction retrouve son niveau d'avant-crise mais aussi ses vieux démons La construction de logements en France a retrouvé son niveau d'avant-crise au troisième trimestre. Mais si les effets de la crise sanitaire se dissipent peu à peu pour le secteur, les chiffres restent encore "bien en deçà" des bonnes années.>> A lire aussi - La bonne santé surprise des ventes de maisons neuves en 2021

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C’est aussi sûrement pour ces acteurs, comme pour les banques qui en feront le choix stratégique, le moyen de se rapprocher des agents immobiliers et des administrateurs de biens. Ces professionnels ne sont pas moins désemparés que l’opinion elle-même face aux besoins de financer la transition : sans solutions intégrées, ils ne sauront plus vendre les biens énergivores, ne sauront plus convaincre les bailleurs de conserver leur logement en y engageant les travaux pertinents ni les copropriétaires de voter les bonnes résolutions. La prescription de crédits pour l’immobilier va devenir une compétence vitale, alors qu’elle constituait une voie de diversification adoptée par une minorité.

L’État de son côté a une responsabilité : programmer finement les besoins en financement, qu’ils soient publiques ou privés, jusqu’en 2034, échéance de travaux obligatoires pour les logements locatifs classés D, et cesser de faire semblant que tout va bien se passer dans le meilleur des mondes. L’enthousiasme climatique a ses limites, qui sont celles des budgets des ménages et de l’exigence de prévision dans la gestion domestique des Français comme à l’échelon des finances du pays.

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Tasmanian invité à faire quelque chose sur la crise du logement dans .
gouvernement nord-ouest de l'île © fourni par ABC NOUVELLES Rochelle Gordon dit la « seule raison pour laquelle je me lève le matin à cause des deux chiens ». (ABC Nouvelles: Piia Wirsu) Rochelle Gordon a été mis sur la liste d'attente prioritaire des logements sociaux pour deux ans et demi, et elle dit qu'elle est préjudiciable à sa santé physique et mentale.

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