Immobilier: Comment se calcule le fameux « pouvoir d’achat » ?

Achat immobilier : quelles précautions prendre ?

  Achat immobilier : quelles précautions prendre ? Un achat immobilier est un investissement d’envergure dans la vie d’une personne. À ce titre, il doit faire l’objet d’une attention particulière avant sa réalisation. En effet, tout placement étant un risque, il importe de prendre de nombreuses mesures préventives afin d’effectuer une acquisition satisfaisante tout en économisant au mieux de l’argent. Quelles sont donc les précautions à prendre ? On vous en parle. © Fournis par Le journal de la Maison image6 Un achat immobilier est un investissement d’envergure dans la vie d’une personne. À ce titre, il doit faire l’objet d’une attention particulière avant sa réalisation.

Les chiffres montrent que le pouvoir d’achat a évolué à la hausse ces dix dernières années mais les consommateurs pensent le contraire. © ARCHIVES OUEST-FRANCE Les chiffres montrent que le pouvoir d’achat a évolué à la hausse ces dix dernières années mais les consommateurs pensent le contraire.

Le pain, la bière, l’électricité, le gaz… Les prix montent. Les statistiques annoncent pourtant que le pouvoir d’achat est en hausse. Le portefeuille des Français le ressent plutôt en baisse. Qu’en est-il sur ces dix dernières années ? Explications sur la méthode de calcul du fameux pouvoir d’achat.

En 2007, le pouvoir d’achat s’est hissé pour la première fois en tête des préoccupations des Français devant l’emploi et le chômage. Près de quinze ans an plus tard, il est encore sur toutes les bouches. Selon différents observatoires économiques, il serait en hausse. Pourtant, les Français affirment le voir fondre comme neige au soleil. Pour preuve, ils affirment ne plus réussir à mettre de l’argent de côté. Entre perception et réalité, le pouvoir d’achat n’est pas un mirage.

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C’est quoi le pouvoir d’achat ?

C’est tout ce que vous pouvez acheter en fonction de l’argent dont vous disposez. Par exemple, une année, vous gagnez 100 € et vous pouvez acheter dix produits à 10 €. L’année suivante vous gagnez toujours 100 € mais vous ne pouvez plus acheter que cinq produits car ils coûtent désormais 20 €. Votre pouvoir d’achat a diminué de 50 %. « Le pouvoir d’achat correspond à la quantité de biens et de services qu’un revenu permet d’acheter. Le pouvoir d’achat dépend alors du niveau du revenu et du niveau des prix. L’évolution du pouvoir d’achat correspond donc à la différence entre l’évolution des revenus des ménages et l’évolution des prix », définit le ministère de l’Économie.

Comment est-il calculé ?

L’évolution du pouvoir d’achat est calculée pour l’ensemble des ménages, par différence entre l’évolution du revenu des ménages et l’évolution de l’indice des prix. « On additionne les revenus par exemple les salaires, les revenus des indépendants, les revenus du patrimoine, les loyers perçus, les dividendes… avec les prestations sociales versées (retraites, allocations-chômage…) puis on enlève les intérêts payés, les prélèvements obligatoires (taxes, impôts, CSG…). Puis on le ramène à l’individuel en unité de consommation », détaille Guillaume Houriez, du département des comptes nationaux à l’Insee. Une fois l’évolution du revenu du ménage est calculée, l’évolution des prix est déduite.

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Sa mesure est-elle critiquée ?

Oui. Notamment sur cette évolution des prix. Pour calculer l’évolution des prix, l’Insee se réfère à l’indice de la dépense de consommation des ménages « légèrement différent de l’indice des prix à la consommation (IPC) » précise l’institut des statistiques qui sort le bouclier depuis des attaques sur ses méthodes de calcul de l’évolution des prix. « Le problème c’est la sous-évaluation de l’inflation, indique Philippe Herlin auteur de Pouvoir d’achat, le grand mensonge (Eyrolles, 2018). ​Cela permet de dégager du pouvoir d’achat. »

L’Insee passe à la loupe des milliers de produits et des services pour observer l’évolution de leur prix. Selon l’économiste, « les biens durables tirent les prix vers le bas ». Selon ses observations, les prix des meubles ou de l’électroménager ont plus tendance à baisser que celui des biens d’achat fréquents (pain, boisson…). Mais ce n’est pas ceux que l’on achète tous les jours. Autre critique, « le grand absent de l’indice des prix est l’acquisition d’immobilier », estime Philippe Herlin.

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 No Twist-Twist: Kerry dit que les entreprises Back Plan de Co2 Genève (AP) - Un nouveau projet trompé par le président américain Joe Biden dans lequel les entreprises sous-tendent le développement de technologies à faible émission de carbone par le biais de leur pouvoir d'achat constituent une "grande transformation , «Envoyé climatique américain John Kerry a déclaré jeudi.

Un argument partagé par le géographe Emmanuel Todd qui pense que l’Insee sous-estime la hausse des prix de l’immobilier. Guillaume Houriez de l’Insee explique que « le pouvoir d’achat se calcule à travers la consommation or le logement immobilier est considéré comme un investissement. »

L’Insee estime que la part moyenne des loyers dans les dépenses de consommation de l’ensemble des ménages français représente 6 %, « une part ridicule », abonde Philippe Herlin. La part grimpe à 14 % quand il prend en compte les charges (eau, gaz, électricité, petits travaux d’entretien, etc.).

Comment a-t-il évolué ces dernières années ?

Il augmente. « Ce que l’on mesure c’est une évolution moyenne avec une stabilité du pouvoir d’achat en 2020. Mais quand certains en ont gagné, d’autres en ont perdu », relativise Guillaume Houriez, du département des comptes nationaux à l’Insee.

Pour l’OFCE, le pouvoir d’achat a augmenté de 1 % ces cinq dernières années, soit de 334 € par an. La direction du Trésor, rattachée à Bercy, a également publié une étude sur le pouvoir d’achat des Français. Depuis 2017 sa progression a oscillé entre 1,8 % et 4 %. L’Insee, organisme d’État, dresse le même constat et prévoit une hausse du pouvoir d’achat de 1,5 % en 2021. Pour autant, « seuls 39 % des Français affirment en capacité de mettre de l’argent de côté après avoir payé toutes leurs dépenses contraintes (logement, alimentation, etc.) : c’est 5 points de moins qu’en 2014 (44 % à l’époque), et surtout 15 points de moins qu’en 2010 (54 %) », selon un sondage Ifop publié le 21 octobre.

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Comment expliquer l’écart entre ressenti et réalité ?

Nous serions plus « sensibles » à l’évolution des prix des achats fréquents (carburant, pain…) qu’à celui des achats moins fréquents (meubles, électroménager…). On les change moins souvent donc nos repères sur les prix sont moins solides. Or, ce sont les produits qui enregistrent des baisses de prix. Autre explication, les contribuables ont la mémoire courte. On ne pense pas chaque semaine, en poussant son chariot, que la taxe d’habitation a été supprimée ou les cotisations sociales des salariés ont été diminuées. « Les ménages vont ressentir leur pouvoir d’achat en comparant les revenus restant, une fois les dépenses pré-engagées réalisées », explique Guillaume Houriez de l’Insee. Les dépenses pré-engagées correspondent aux abonnements (téléphone, internet, plateformes…), assurances, cantine, loyer… Autre indicateur, les statistiques reflètent une moyenne et non une situation personnelle, ce qui accentue le décalage entre sa réalité individuelle et la donnée globale.

Comment améliorer le pouvoir d’achat des Français ?

Les coups de pouce, tels les chèques énergie ou inflation, ont des effets à court terme sur le pouvoir d’achat. Plusieurs économistes s’accordent pour dire qu’une amélioration de notre productivité permettrait de générer davantage de gains de productivité et donc, à condition de partager la valeur, d’une hausse des revenus. À condition que les prix stagnent, bien sûr. Équilibre fragile.

Ces placements qui peuvent encore rapporter, malgré l’inflation .
L’inflation, qui n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs années, menace sérieusement le rendement réel de votre épargne. Mais certains produits peuvent encore tirer leur épingle du jeu… à condition, bien sûr, d’accepter une prise de risque plus ou moins importante. Le constat n’est pas nouveau : de très nombreux placements ne rapportent plus rien ou presque. C’est notamment le cas des Livrets A, qui offrent la rémunération - microscopique - de 0,5%, ou des fonds euros des contrats d’assurance vie, qui pourraient servir un taux moyen aux environs de 1%* en 2021… le tout, avant inflation.

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