Actualités à la une

Immobilier: Un quart des ménages multipropriétaires détient deux tiers des logements en France… Pourquoi cela pose problème

Immobilier : PTZ, Pinel, Louer abordable… comment évoluent vos aides financières en 2022

  Immobilier : PTZ, Pinel, Louer abordable… comment évoluent vos aides financières en 2022 Le projet de loi de Finances 2022, qui oriente les principaux choix budgétaires du gouvernement pour l’année prochaine, doit être adopté mardi 16 novembre en première lecture par les députés. Voici les principales mesures qui vont concerner les acheteurs, investisseurs, et propriétaires. à partir du 1er janvier prochain. C’est l’heure de faire l’inventaire. Après plusieurs semaines de débat, des centaines d’amendements proposés, rejetés ou adoptés dans l’hémicycle, les députés doivent finalement voter ce mardi, en première lecture, l’ensemble des réformes qui seront intégrées au projet de loi de Finances 2022 (PLF 2022).

Dans son étude « France portrait social », publiée ce jeudi, l’Insee pointe la forte concentration du patrimoine immobilier dans notre pays

Les biens des multipropriétaires sont souvent situés dans les grandes villes. © Pixabay Les biens des multipropriétaires sont souvent situés dans les grandes villes. IMMOBILIER - Dans son étude « France portrait social », publiée ce jeudi, l’Insee pointe la forte concentration du patrimoine immobilier dans notre pays

Des chiffres qui peuvent surprendre. En France, en 2017, 24 % des multipropriétaires détenaient 68 % des logements possédés par des particuliers, selon l’étude France portrait social de l ’Insee publiée ce jeudi. Les ménages propriétaires de trois logements ou plus (11 % des ménages) possédaient quant à eux près de la moitié du parc (46 %). « On est sur la poursuite d’une tendance qui montre le creusement des inégalités de patrimoine dans notre pays », commente Yankel Fijalkow, sociologue du logement et professeur de sciences sociales à l’École nationale supérieure d’architecture Paris Val-de-Seine.

Pouvoir d’achat : ceux qui ont gagné... et ceux qui ont perdu sous Macron

  Pouvoir d’achat : ceux qui ont gagné... et ceux qui ont perdu sous Macron Durant le quinquennat d’Emmanuel Macron, le pouvoir d’achat des ménages a globalement progressé, relate une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), publiée ce mardi 16 novembre. La situation est toutefois très contrastée : les plus pauvres apparaissent comme les perdants, alors que le niveau de vie des ménages aisés a assez fortement progressé. Une très grande majorité de Français a vu son pouvoir d’achat progresser depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, mais la hausse est moins forte que ce que le gouvernement avait annoncé il y a quelques semaines.

« Ces chiffres prouvent que la richesse immobilière est très concentrée en France. Et que la hausse des prix de l’immobilier depuis trente ans a bénéficié aux ménages déjà propriétaires, qui ont pu continuer à investir, alors que la primo-accession est de plus en plus difficile », souligne pour sa part Alain Trannoy, directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Marseille. « Nous attendions ces données depuis longtemps. Le mythe du petit rentier détenant un seul logement se lézarde », ajoute Jean-Baptiste Eyraud, porte-paroles du Droit au logement (DAL).

49 % des multipropriétaires détiennent au moins un logement en location

Les multipropriétaires ont un profil identifiable : ils sont plus âgés et plus souvent en couple que l’ensemble des ménages français. Et 41 % d’entre eux appartiennent aux 20 % des Français les plus aisés. « Les autres ont pu devenir propriétaires en bénéficiant d’un héritage », commente Alain Trannoy. Et plus leur niveau de vie augmente, plus les ménages détiennent un nombre élevé de logements.

Libéraliser le bail locatif : que vaut la proposition explosive du think tank Génération Libre ?

  Libéraliser le bail locatif : que vaut la proposition explosive du think tank Génération Libre ? Bail libre, nouvelles protections pour le locataire et possibilité pour le propriétaire de récupérer son bien en cas d’impayés… Le think tank libéral Génération Libre propose une refonte totale de la politique française du logement. Des propositions jugées risquées par plusieurs experts. L'élection présidentielle approche à grands pas et la crise du logement est toujours aussi pesante dans le pays. Pourtant, la question de l’habitat est quasiment absente de ce début de campagne, bien qu’elle soit l’une des préoccupations majeures des Français, avec l’emploi.

Que font-ils de leurs biens immobiliers ? En louent-ils certains ? Oui, pour la moitié d’entre eux, qui possèdent au moins un logement mis en location. Dès le troisième logement possédé, la propriété immobilière des particuliers est essentiellement à usage locatif. Mais il ne s’agit pas toujours de locations de longue durée. « Or, si plusieurs villes ont mis en place une limitation des locations touristiques sous peine de taxes, d’autres ne l’ont pas fait. Par ailleurs, les contrôles des équipes municipales pour vérifier que les propriétaires sont dans les clous ne sont pas assez nombreux », indique Alain Trannoy.

Un impact sur la population des grandes villes

« Cela signifie que l’autre moitié des multipropriétaires ne mettent aucun de leur bien en location. Ce qui explique en partie le fait qu’en France, 4 millions de logements soient vacants. Un gros problème quand on sait que notre pays compte 4 millions de mal-logés et 1,8 million de personnes en demande d’un logement social », souligne Yankel Fijalkow. Certes, des dispositifs incitatifs ont été mis en place par les différents gouvernements pour pousser les propriétaires à louer leurs biens, mais force est de constater qu’ils n’ont pas porté leurs fruits. « Les taxes qui sont infligées aux propriétaires restent assez modérées », commente Yankel Fijalkow. Et malgré les assurances loyers impayés, certains propriétaires redoutent toujours de tomber sur des locataires indélicats.

VRAI OU FAKE. Peut-on être considéré comme "riche" si on dispose d'une résidence principale à Paris estimée à 1,3 million d'euros ?

  VRAI OU FAKE. Peut-on être considéré comme Un ménage qui détient un tel patrimoine immobilier fait partie des 3% des foyers les plus riches du pays. Un chiffre qui contredit les propos d'Eric Zemmour, interrogé lundi sur franceinfo au sujet de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). © Fournis par franceinfo Est-on forcément riche quand on commence à payer l'impôt sur la fortune immobilière ? Autrement dit, quand on possède un patrimoine immobilier d'une valeur d'au moins 1,3 million d'euros. Pour Eric Zemmour, la réponse est non.

L’Insee insiste aussi sur la dimension géographique de ces multipropriétés. Car ces ménages possèdent à eux seuls 37 % des logements situés dans le centre des grandes villes, notamment  à Lyon, Marseille, Paris, Toulouse et Lille. Les ménages propriétaires de 5 logements ou plus possèdent une part élevée de ces biens urbains. Ils détiennent ainsi 40 % des logements à Paris. Ce qui a des conséquences directes pour le reste de la population de ces grandes villes, comme l’explique Yankel Fijalkow : « Cela contribue à diminuer l’offre locative dans ces métropoles et à faire des centres-villes anciens pas très habités ».

Un thème de campagne ?

Ces données seront peut-être exploitées lors de la campagne électorale par des associations caritatives ou des candidats désireux de lutter contre les inégalités en France. « Cette étude peut réouvrir le débat sur la justice fiscale, notamment sur l’opportunité ou non de réviser la taxe foncière », souffle Alain Trannoy.

Pour Jean-Baptiste Eyraud, cette étude montre l’urgence à agir sur plusieurs fronts : « l’encadrement des loyers, le gel du loyer au changement de locataire, la limitation des locations Airbnb, ou encore le respect des obligations liées à l’octroi d’une aide fiscale ».

Immobilier : “la hausse des prix n’est pas tenable”, selon le président de la Fnaim .
Pandémie ou non, les prix de l’immobilier grimpent dans de nombreuses communes… et le nombre de transactions bat des records en 2021 ! L’incroyable frénésie immobilière qui touche les acheteurs depuis plusieurs mois ne sera toutefois pas durable, estime le président de la Fédération nationale de l’immobilier Jean-Marc Torrollion. Entretien. Capital : 2021 sera une année record en nombre de transactions, et même en niveau de prix dans certaines communes. Comment l’expliquer ?Jean-Marc Torrollion : Suite à la pandémie, une vraie redistribution du marché immobilier s’est opérée, au profit des régions de l’Ouest et des zones rurales.

Voir aussi