Actualités à la une

Immobilier: Immobilier : “la hausse des prix n’est pas tenable”, selon le président de la Fnaim

Les charges de copropriété s'allègent à Paris

  Les charges de copropriété s'allègent à Paris La facture globale a baissé de 6,45% l'an dernier dans les immeubles parisiens, grâce notamment à une météo plus clémente. Le budget travaux, lui, a gonflé. C'est une bonne nouvelle qui est sans doute passée inaperçue auprès de bon nombre de copropriétaires parisiens. Après deux ans de hausse, notamment due à l'augmentation des tarifs de l'eau et de l'électricité, le montant des charges de copropriété a baissé en 2020, selon l'Observatoire des charges de copropriété de la Fnaim du Grand Paris. Représentant 367 syndics de copropriété, celui-ci a analysé la comptabilité de plus de 82.305 lots, soit 2.891 immeubles à Paris.

Immobilier : “la hausse des prix n’est pas tenable”, selon le président de la Fnaim © Claudiad / Getty Images Immobilier : “la hausse des prix n’est pas tenable”, selon le président de la Fnaim

Pandémie ou non, les prix de l’immobilier grimpent dans de nombreuses communes… et le nombre de transactions bat des records en 2021 ! L’incroyable frénésie immobilière qui touche les acheteurs depuis plusieurs mois ne sera toutefois pas durable, estime le président de la Fédération nationale de l’immobilier Jean-Marc Torrollion. Entretien.

Capital : 2021 sera une année record en nombre de transactions, et même en niveau de prix dans certaines communes. Comment l’expliquer ?

Jean-Marc Torrollion : Suite à la pandémie, une vraie redistribution du marché immobilier s’est opérée, au profit des régions de l’Ouest et des zones rurales. Les communes rurales ont d’ailleurs connu leurs hausses de prix les plus fortes depuis dix ans. Dans certaines villes moyennes, à Brest par exemple, le prix du mètre carré a flirté avec des hausses de +20% sur un an. Je n’avais que rarement observé ce genre de chiffres par le passé. A contrario, l'augmentation a été bien plus légère dans les grandes métropoles, et les prix ont même légèrement diminué à Paris. L’échauffement général va toutefois se calmer, car il n’est pas tenable dans la durée.

La pénurie de logements neufs fait exploser les prix

  La pénurie de logements neufs fait exploser les prix Acheter un appartement neuf, aujourd’hui, en France, quelle galère! Car il s’en construit de moins en moins. Et pire, ils sont de plus en plus chers. Les acheteurs doivent donc être de plus en plus riches et être prêts à s’installer là où il en reste à vendre. Challenges vous donne des pistes sur les villes où les prix flambent et les autres.Car ces acheteurs, souvent de jeunes ménages, ont de plus en plus de difficultés à boucler leur budget. D’abord à cause des banques, qui s’attachent désormais, sur les ordres de la Banque de France, à ce que les remboursements des emprunteurs ne dépassent pas 30% de leurs ressources. Ensuite, parce que les prix du neuf sont entrés dans une spirale inflationniste infernale.

Capital : Cela signifie-t-il que les flambées de prix pourraient ralentir ?

Jean-Marc Torrollion : Il me semble que le prix est le critère le plus important pour les acheteurs. Même si bien sûr, la recherche de plus d’espace ou de verdure peut aussi compter. Or, le marché risque d’être confronté à un effet ciseau. Les hausses de prix dans de nombreuses villes vont en effet limiter les capacités financières des acheteurs locaux. Ce problème arrivera d’autant plus vite que les banques pourraient être plus sélectives pour accorder des prêts. D’ailleurs, dans les agences de nos adhérents, on voit déjà que l’offre de logements augmente, que les biens se vendent moins vite du fait que les acheteurs prennent leur temps. C’est le signal d’un marché qui va bientôt revenir sur terre.

Immobilier : de nouveaux outils numériques aident les acheteurs à trouver un logement

  Immobilier : de nouveaux outils numériques aident les acheteurs à trouver un logement Acheter un bien immobilier peut vite devenir chronophage. En zone tendue, mieux vaut avoir toujours un œil sur les annonces. Et il faut parfois joindre le vendeur pour obtenir des L’article Immobilier : de nouveaux outils numériques aident les acheteurs à trouver un logement est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

Nous excluons toutefois l’hypothèse d’une “bulle” immobilière qui éclatera, pour deux raisons. D’abord, parce que les banques maintiennent des taux d’intérêts bas et favorables aux emprunteurs, malgré certaines restrictions. Ensuite, en dépit de la pandémie, la situation économique reste relativement bonne : on sait que cela va favoriser la poursuite des transactions immobilières.

Capital : Existe-t-il une pénurie de logements aujourd’hui, comme le répètent notamment les promoteurs immobiliers ?

Jean-Marc Torrollion : Les envies des acheteurs sont paradoxales, car elles heurtent de plein fouet les objectifs écologiques de non-étalement urbain. Or, on le voit avec le boom des achats de résidences secondaires : les maisons continuent à être très recherchées. Leur rareté fait monter les prix, alors que les acheteurs souhaitent trouver des logements plus abordables que dans les centre-villes. L'équation est difficile à résoudre.

Immobilier : emprunter sans apport est encore possible

  Immobilier : emprunter sans apport est encore possible Il faut 30.000 euros d'apport en moyenne pour obtenir un crédit immobilier. Mais c'est encore possible d'emprunter sans aucun apport. Explications. L’article Immobilier : emprunter sans apport est encore possible est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

Dans ce contexte, il faut assumer un rééquilibrage des territoires, et construire là où cela est nécessaire. Il existe bien sûr des communes où les logements ne coûtent pas cher, seulement quelques dizaines de milliers d'euros. On pourrait se dire qu’il n’y a qu’à loger les acheteurs dans ces logements vacants. Mais encore faut-il aussi leur proposer des services publics, et des transports pour les attirer… Pour pallier la pénurie de logement, je crois donc qu’il faut aussi passer par une densification des villes existantes.

Capital : Densifier les villes ? Par quels moyens ?

Jean-Marc Torrollion : En surélevant les immeubles, afin d’y construire de nouveaux logements. La Fnaim propose que les maires cartographient les surélévations possibles dans leurs communes. Si l’on ne peut plus artificialiser les sols, il faut donc optimiser les surfaces disponibles. L’efficacité de la surélévation sera variable selon l’âge du parc de logement. Certaines villes ont connu une forte expansion avant-guerre, d’autres entre les années 1955 et 1975. Or, les immeubles construits dans ces années-là se prêtent remarquablement à la surélévation. Même à Paris, je pense que le potentiel de nouveaux appartements est plus important avec les surélévations que via les rénovations de logements anciens.

Immobilier de luxe : les ventes ont explosé depuis le début de l’année à Paris

  Immobilier de luxe : les ventes ont explosé depuis le début de l’année à Paris Le comportement des acheteurs des biens de luxe est différent de celui des autres acquéreurs et les ventes ont atteint des records dans la capitale en 2021. L’article Immobilier de luxe : les ventes ont explosé depuis le début de l’année à Paris est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

Capital : Beaucoup de Français continuent pourtant d’aspirer à être propriétaire d’une maison...

Jean-Marc Torrollion : Il faut réconcilier les acheteurs avec la vision de la densité, qui à mon sens est trop souvent associée à l’insécurité. Voilà pourquoi nous proposons par exemple d’obliger les immeubles à accueillir des gardiens ou des concierges. La densité, ça se vend ! Si l’on explique que la densité permet de maintenir les écoles, les services publics, les commerces à proximité, et que cela modernise les immeubles, il sera plus facile de convaincre. Les propriétaires peuvent se dire que les travaux de surélévation permettront de bénéficier de nouveaux services (ascenseur, garage) dans leur immeuble, ou d’améliorer la performance énergétique de leur logement.

Capital : L’interdiction de louer certaines passoires thermiques dès 2023 inquiète certains bailleurs. Que préconise la Fnaim sur cette question ?

Jean-Marc Torrollion : Nous estimons d’abord que les politiques de rénovation s’apprécient non pas à l’échelle de l’immeuble, mais à l’échelle de la commune. Typiquement, on ne peut pas rénover Saint-Malo de la même façon qu’on le ferait avec Grenoble. Les objectifs de performances énergétiques doivent être plus localisés.

Il faut également adopter un moratoire sur les biens à rénover en copropriété, dès lors qu’un plan de travaux a été adopté. Techniquement, les interdictions de louer les passoires énergétiques pourraient faire sortir 3 millions de logements du parc locatif, dont 700.000 rien qu’en 2025 ! D’ici là, on va certes rénover un certain nombre de biens… Mais concernant les logements en copropriété, je peux garantir que l’on risque de ne même pas avoir 20% du parc aux normes d’ici 2025. Il faut adapter les objectifs de rénovations au fonctionnement et aux obligations des copropriétés. Avec le moratoire, on donnerait ainsi le temps à tout le parc privé de se rénover.

Immobilier : portrait-robot de l’acheteur en 2021 .
L’année 2021 a connu un record de transactions immobilières et une production de crédits sans précédent. L’acquéreur de résidence principale a 34 ans en moyenne, selon une étude. L’article Immobilier : portrait-robot de l’acheteur en 2021 est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

Voir aussi