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Immobilier: Véronique Bédague, directrice générale de Nexity : « Finissons-en avec le ministère du Logement »

Fin de la trêve hivernale : Huit maires d’Ile-de-France prennent un arrêté « anti mise à la rue »

  Fin de la trêve hivernale : Huit maires d’Ile-de-France prennent un arrêté « anti mise à la rue » Depuis le 1er avril, il est en effet à nouveau possible d’expulser des locataires de leur logement © Patrick Kovarik AFP Manifestation contre les expulsions locatives à Paris le 29 mars 2014 EXPULSIONS - Depuis le 1er avril, il est en effet à nouveau possible d’expulser d Bagneux, La Courneuve, Fontenay-sous-Bois, Gennevilliers, Malakoff, Stains, Trappes et Vitry-sur-Seine : huit maires d’Ile-de-France ont décidé conjointement de prendre un arrêté « anti mise à la rue », pour stopper les expulsions locatives sans solution de relogement.

TRIBUNE. La directrice générale de Nexity plaide pour remplacer le ministère du Logement par un « ministère régalien de la Ville de demain ».  © AFP

TRIBUNE. La directrice générale de Nexity plaide pour remplacer le ministère du Logement par un « ministère régalien de la Ville de demain ».

Voici sa tribune : « Trop longtemps, nous avons fait du logement un sujet budgétaire, de techniciens, d’indicateurs, sans nous interroger sur ce qui relie ces notions entre elles. Trop longtemps nous avons voulu trouver des solutions au coup par coup, sans nous demander si le système n’était finalement pas au bout d’un millefeuille devenu trop complexe. Malgré les moyens déployés, rien ne change profondément. Pendant ce temps, le logement, lui, continue de changer profondément nos vies. Alors que dans quelques semaines un nouveau gouvernement sera formé, regardons le sujet en face.

Les villes recherchent une aide immédiate sur l'abordabilité du logement dans le budget fédéral

 Les villes recherchent une aide immédiate sur l'abordabilité du logement dans le budget fédéral Ottawa - Les libéraux fédéraux sont à l'origine d'utiliser le budget fédéral de cette semaine pour effectuer un acompte important pour réduire le coût du logement. © Fourni par la presse canadienne La hausse des coûts de logement était une question essentielle de toutes les parties au cours des dernières élections fédérales et les prix ont poursuivi leur hausse météorologique dans les mois depuis.

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Pouvoir d’achat, éducation, environnement, emploi, vieillissement… Le logement est au cœur des inégalités dans ce pays

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Le logement a toujours été considéré, à tort, comme l’une des briques de notre projet de société et non comme son socle. Le ministère du Logement en est le parfait exemple : il traite du logement. Le parallèle est éclairant avec la place de la RSE au sein des entreprises. Certaines minorent encore l’importance de cette démarche, perçue comme un « à-côté » souhaitable, alors que d’autres font le choix de revoir leur modèle de développement en la mettant au cœur de leur stratégie. Ce sont les entreprises « à impact », et pour cause. C’est cette matrice que nous devons adopter : faire du logement la boussole stratégique de nos politiques publiques, pour avoir plus d’impact sur la vie des Français.

Logement social: la surenchère des candidats à la présidentielle

  Logement social: la surenchère des candidats à la présidentielle Révision de la loi SRU et construction de logements sociaux divisent les candidats à la présidentielle. En auditionnant mi-février les représentants des candidats (seule Anne Hidalgo s’était déplacée) à l’élection présidentielle au sujet de leurs propositions sur le logement, l’Union sociale pour l’habitat (USH, qui représente les bailleurs sociaux), la Fédération Française du Bâtiment, la Fondation Abbé Pierre et France Urbaine (pour les collectivités locales), réunis au sein de l’Alliance pour le logement, ont défendu l’idée que le logement devait être l’une des grandes causes du prochain quinquennat.

Pouvoir d’achat, éducation, environnement, emploi, vieillissement… Le logement est au cœur des inégalités dans ce pays. Sur le pouvoir d’achat, quand on sait que le logement représente environ 25 % du budget des ménages et que plus les Français sont modestes, plus cette dépense non arbitrable est difficile à supporter, la démonstration n’est plus à faire.

Sur l’éducation, le mal-logement entraîne une baisse drastique du taux de réussite. Sur l’environnement, les maires sont pris en tenaille entre la nécessité de loger et des exigences écologiques évidentes. Nos concitoyens s’effraient de la densité mais savent aussi que l’étalement urbain n’est plus de mise.

Pourtant, face à ce sujet si discriminant, des solutions existent : rénover l’ancien, transformer les usages des bâtiments existants, construire la ville différemment pour la rendre bas carbone, durable et abordable, belle et adaptée à nos modes de vie évolutifs. Ces solutions ne doivent plus vivre les unes à côtés des autres, mais s’imbriquer au service d’un projet de société.

Election présidentielle 2022: la gauche soigne les locataires, la droite les propriétaires

  Election présidentielle 2022: la gauche soigne les locataires, la droite les propriétaires Cruciale pour le budget des ménages, la question du logement occupe peu de place dans la campagne présidentielle. Les propositions sont assez classiques: encadrer les loyers à gauche et doper l’accession à la propriété à droite. A la préférence nationale, l'extrême-droite ajoute la préférence familiale. C’est le poste de dépenses qui pèse le plus lourd dans le budget des ménages: le logement représente en moyenne 25% des dépenses de ceux qui accèdent à la propriété et 30% de celles des locataires, dépassant même 50% pour les Français les plus modestes. Et pourtant, le sujet tient peu de place dans la campagne présidentielle.

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C’est une vraie politique structurelle, audacieuse, cohérente dans le temps, plus égalitaire, dont nous avons besoin

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C’est une vraie politique structurelle, audacieuse, cohérente dans le temps, plus égalitaire, dont nous avons besoin. L’État a un rôle à jouer pour pallier les coûts qui augmentent ou pour enrayer la baisse de l’offre. Le préalable : avoir le courage de nous demander comment habiter la France de demain. Le logement doit être pensé à deux niveaux : local, pour travailler la montée des exigences de non-artificialisation et la crainte de la densité et donc pour écouter, ressentir les territoires, et agir ; national, pour s’assurer que tous nos concitoyens puissent être mieux logés, et donc donner une impulsion, définir une stratégie. Nous sommes à un moment charnière : le monde bouge, nos métiers s’adaptent pour répondre à ces changements. Quels choix industriels, de rénovation, de mobilité, d’aménagement du territoire ? Nous serons 1,9 million de plus en 2044. Où logeront nos enfants si nous continuons de penser que le problème du logement est une fatalité ?

J’en appelle à une prise de conscience collective. Ce débat public est clé pour continuer à obtenir des permis de construire et pour bien loger les Français. Alors, plutôt que d’un ministère du Logement, je suis pour un ministère régalien de la Ville de demain. »

Build Back Meté peut mieux restaurer ce qui a été guté de notre logement .
Les démocrates et les républicains ont appelé la construction de la construction "transformative", bien que des significations et des implications différentes. Ainsi, de nombreux avocats, me-même inclus et certaines des dispositions du projet de loi peuvent en fait mériter que la désignation.

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