Immobilier: Peut-on espérer une baisse des taux de crédit immobilier à la rentrée?

Comment investir dans l’immobilier neuf ou ancien ?

  Comment investir dans l’immobilier neuf ou ancien ? Acheter un bien immobilier est un investissement important qu’il convient d’étudier dans les détails avant de se lancer. Entre autres points à considérer, vous avez le choix entre investir dans le marché du neuf ou de l’ancien. Afin de prendre la bonne décision, voici les critères essentiels à connaître avant l’achat. © Fournis par Mon Jardin & Ma Maison acheter un bien immobilier dans le neuf ou lancien - comment choisir Acheter un bien immobilier est un investissement important qu’il convient d’étudier dans les détails avant de se lancer.

  Peut-on espérer une baisse des taux de crédit immobilier à la rentrée? © 519100021/Paolese - stock.adobe.com

Et si les taux de crédit immobilier baissaient? La question peut paraître étonnante alors que les taux sont en train de flamber. Toutes durées confondues, ils s’élèvent à 1,68% en moyenne, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Un an plus tôt, ils étaient à peine supérieurs à 1%. Sur 15 ans, vous pouvez espérer emprunter à 1,57% (hors assurance et garanties) en moyenne, à 1,69% sur 20 ans et à 1,79% sur 25 ans. Les taux moyens peuvent même grimper au-delà des 2% sur 25 ans, selon les courtiers, et même les avoisiner sur 20 ans.

Bref, emprunter pour un achat immobilier est de plus en plus coûteux. Et pourtant, dans le même temps, le taux auquel l’État s’endette sur 10 ans ne cesse de dégringoler, après avoir flambé. En un mois et demi, il a quasiment fondu de moitié, passant de 2,35% à 1,21% aujourd’hui. Quel rapport me direz-vous? Cet indicateur, baptisé l’OAT, est pris en compte par les banques pour fixer leur taux de crédit immobilier. Si l’on part du principe que ces derniers ont fortement grimpé quand l’OAT s’est envolé, peut-on s’attendre à une baisse des taux de crédit du fait de la détente du taux d’emprunt de la dette française?

Immobilier : prix, taux... le point sur la conjoncture

  Immobilier : prix, taux... le point sur la conjoncture Pour votre achat immobilier, ne vous attendez pas à une baisse des prix malgré une économie chancelante. Des prix au sommet, des crédits plus chers, une inflation record (elle vient de franchir le cap des 5%) qui lamine le pouvoir d’achat des candidats à l’accession et favorise leur attentisme : après une année 2021 exceptionnelle (1,2 million de ventes signées et 5,2% de hausse des prix), le secteur immobilier devrait marquer une pause.

Quelques baisses de taux en septembre?

En théorie oui mais la réalité est différente. La hausse du coût des liquidités (le prix que paient les banques pour se refinancer) a mis sous pression les marges des banques. «Certains établissements refusant de rogner sur leurs marges, ont dû se résoudre à arrêter les crédits immobiliers», affirme Pierre Chapon, fondateur de Pretto, courtier en crédit immobilier. Quant aux autres, la plupart n’ont a priori pas prévu de baisser leur taux. Au mieux, les banques ne les augmenteront pas, aux dires des courtiers. «Les banques vont plutôt utiliser cette baisse de l’OAT pour reconstituer leurs marges, confie Sandrine Allonier, de Vousfinancer. Quelques baisses sont peut-être à attendre en septembre pour les banques qui sont en retard sur leurs objectifs de production mais je n’y crois pas». «La baisse des taux, c’est fini pour au moins 4/5 ans, confirme Bruno Rouleau, président de l’Association professionnelle des intermédiaires en crédits (Apic). Néanmoins, nous ne pouvons pas exclure quelques à-coups pour freiner la hausse brutale que nous avons enregistrée en six mois».

Investissement immobilier : se lancer sereinement

  Investissement immobilier : se lancer sereinement CONTENU SPONSORISE PAR LES FURETS - Face à la hausse des taux, comment trouver la meilleure solution pour investir dans l’immobilier ? Le comparateur lesfurets permet de réaliser une simulation de prêt immobilier en ligne. Si l’investissement immobilier continue d’être considéré comme une valeur refuge par les Français, les taux immobiliers sont pourtant à la hausse en ce moment. Alors pour réaliser son projet d’achat, mieux vaut être bien préparé pour faire les bons choix.

» LIRE AUSSI - Comment décrocher le bon prêt immobilier en fonction de votre profil

Ces baisses de taux seraient pourtant bienvenues dans un contexte où les refus de dossiers se multiplient. Près d’un courtier sur deux (45% exactement) affirme que le taux de refus sur les dossiers qu’ils présentent aux banques, est compris entre 20% et 30%, selon un sondage Opinion System publié par l’Apic. «Du jamais vu!», selon Bruno Rouleau. La faute au taux maximal auquel les banques peuvent prêter et qui est dépassé pour ces milliers de dossiers refusés. Conséquence: le nombre de prêts accordés a chuté de plus de 11% entre mai-juillet 2021 et mai-juillet 2022, selon Crédit Logement. «Nous constatons à la fois une baisse de la demande liée à un attentisme des acheteurs mais également une baisse de l’offre de crédit avec des banques moins incitées à prêter dans ce contexte de baisse de la rentabilité des crédits accordés», analyse Bruno Rouleau.

Du côté de la Banque de France, le discours se veut moins alarmiste. Son gouverneur, qui s’attend à ce que les taux s’échelonnent bientôt «entre 2% et 3%», estime que ces taux n’ont «absolument rien d’exceptionnel». «Ce sont les anciennes conditions qui l’étaient. Nous allons vers des conditions de financement plus normales qui n’empêcheront pas l’immobilier de bien se financer», a récemment déclaré François Villeroy de Galhau sur BFM.

Immobilier : cet indicateur qui explique près de la moitié des refus de crédits .
Près de la moitié des refus de prêt immobilier serait liée au taux d'usure. Les 30-35 ans sont les plus touchés. Les professionnels du secteur, inquiets, demandent une refonte de son mode de calcul. En France, l'obtention d'un crédit immobilier s'avère de plus en plus difficile. Selon un sondage Opinion System commandé notamment par l'Afib (Association française des intermédiaires en bancassurance) et consulté par nos confrères de France info, mardi 16 août, depuis le 1er janvier, 45% des demandes de prêts immobiliers ont été refusés à cause du taux d'usure, c'est-à-dire le taux maximum auquel une banque peut prêter.

Voir aussi