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Immobilier: TRIBUNE. Des élus de gauche appellent à la régulation du foncier face à la crise du logement

La pénurie de logements étudiants exacerbée par les locations de tourisme

  La pénurie de logements étudiants exacerbée par les locations de tourisme Alors que la rentrée 2022 est marquée par un manque criant de logements étudiants, de plus en plus de villes tentent d’endiguer le problème en légiférant contre des plateformes d’hébergement de courte durée, telles qu'Airbnb. Une solution efficace mais qui ne règle pas tout."Pour des bailleurs privés, c’est plus intéressant de louer plus cher sur une courte période, plutôt qu’à des étudiants. Fatalement, il n’y a plus assez d’hébergements. Du fait des loyers élevés, les étudiants peuvent s’orienter vers des logements insalubres, c’est un problème global", souligne Anne-Laure Syrieix, vice-présidente chargée des affaires sociales à la Fage.

Dans une tribune, des élus de grandes villes et de grandes agglomérations françaises, marqués à gauche pour la plupart, comme Lyon, Paris, Marseille ou Grenoble, appellent le gouvernement à se saisir de la question du logement social, à quelques jours du Congrès national du logement social. © GILE Michel/SIPA

Dans une tribune, des élus de grandes villes et de grandes agglomérations françaises, marqués à gauche pour la plupart, comme Lyon, Paris, Marseille ou Grenoble, appellent le gouvernement à se saisir de la question du logement social, à quelques jours du Congrès national du logement social.

Voici leur tribune. « Le droit à la ville est menacé plus que jamais tant une spéculation inédite transforme aujourd’hui les logements en actifs financiers. C’est un constat qu’il ne faut plus ignorer : la logique du logement confondu avec le profit exclut une part de plus en plus importante de la population. Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur chaque famille, chaque habitante et habitant qui quitte nos villes devenues trop chères. Nous pouvons aussi choisir d’agir. Cette financiarisation pèse sur la capacité des collectivités à produire du logement abordable et à conserver des villes riches de la diversité sociale. Cette financiarisation affecte notre vitalité économique, les employeurs et nos services publics n’arrivant plus à recruter face à l’incapacité à se loger. Elle pèse également sur l’empreinte écologique et sur les dépenses énergétiques des familles, qui souvent trouvent du foncier abordable bien loin des centralités qui concentrent les emplois.

Décrocher un prêt à taux zéro si votre logement est bien isolé, c’est possible!

  Décrocher un prêt à taux zéro si votre logement est bien isolé, c’est possible! Le Crédit agricole d’Île-de-France a lancé un PTZ réservé à ses clients qui souhaitent acquérir un logement avec un DPE classé A, B ou C.Concrètement, si vous achetez un logement (très) bien isolé, qu’il soit situé en Île-de-France ou pas, vous pourrez bénéficier d’un prêt à taux zéro. Sont concernés les biens classés A, B ou C (lettre visible sur votre diagnostic de performance énergétique). Baptisée «prêt immobilier durable», cette offre, réservée aux clients franciliens du Crédit agricole, prend la forme d’un prêt dont le montant est plafonné à 50.000 euros et à 10% du prix d’achat du logement. Une somme loin d’être négligeable si on la rapporte aux 424.

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Cette dérive s’accentue encore depuis quelques années. Nous sommes toutes et tous confrontés à des fonds d’investissement qui accélèrent la spéculation, rachetant en bloc toujours plus d’immeubles et de terrains. Leur unique but est la plus-value ; leurs capacités d’investissement sont sans commune mesure avec les moyens publics, y compris ceux des États. Les immeubles acquis sont laissés vacants en attendant d’être revendus plus chers. Sinon, ils sont rafraichis, les loyers augmentés dans des proportions que leurs occupants sont dans l’impossibilité d’assumer ; elles et ils sont donc contraints de quitter les lieux, parfois même poussés vers la sortie par des pressions ou menaces.

Logement neuf: le «93» dans le top 5 des villes les plus chères

  Logement neuf: le «93» dans le top 5 des villes les plus chères Saint-Ouen arrive en cinquième position d’un classement où Anglet a réussi à se glisser entre quatre villes franciliennes.Paris arrive, sans surprise, en tête du classement des villes les plus chères. Le prix moyen d’un 3-pièces s’élève à 833.000 euros. Et comme dans l’ancien, la tendance est à la baisse aussi dans le neuf. Il y a un an, le prix d’un T3 dans la capitale, tournait plutôt autour de 856.000 euros. Soit un recul de près de 3%! Cette baisse n’est sans doute pas étrangère à ce que la Ville lumière soit en tête des villes les plus recherchées ces 12 derniers mois sur le portail Trouver-un-logement-neuf.

Alors bien sûr, sur nos territoires, nous avons déjà agi et beaucoup agi.

Certaines d'entre nous ont mis en place, lorsque l’État l’a autorisé, l’encadrement des loyers . Malgré le chaos annoncé par certains, les résultats sont encourageants dans les territoires concernés, notamment sur la baisse des loyers pour les logements de petites surfaces à destination des étudiants et la stabilisation des prix pour les appartements familiaux. Cet encadrement doit être étendu et adapté sur mesure à toutes les villes qui se portent candidates.

Certaines d'entre nous, sommes également mobilisés contre la muséification des centres villes en réglementant les logements touristiques. Nous devons en effet déployer toute l’énergie possible pour éviter l’immobilisation de logements dans cette situation de pénurie.

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Queensland a tenté de réformer l'impôt foncier, mais la rivalité de l'État l'a déraillée. Cela n'augmente pas bien

 Queensland a tenté de réformer l'impôt foncier, mais la rivalité de l'État l'a déraillée. Cela n'augmente pas bien La maladresse politique du gouvernement Palaszczuk du Queensland illustre à quel point la réforme fiscale sera difficile lorsque son temps arrivera inévitablement en Australie. En vérité, la réforme fiscale réelle ne peut être motivée qu'au niveau fédéral, mais les États ont des leviers à tirer. © fourni par Crikey et avouons-le: le Queensland, comme l'un des plus grands États, doit tirer le plus durement.

Selon nos collectivités, nous engageons des actions volontaristes en urbanisme et politique foncière pour permettre de contenir les prix.

Mais il est de la responsabilité de l’État d’user de son pouvoir de régulation. Les services de l’État doivent jouer un rôle essentiel pour lutter contre la spéculation foncière. Nous demandons donc une révision des politiques nationales de défiscalisation de l’investissement immobilier dans les marchés tendus.

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Il  faut aussi plus d’audace. Il devient nécessaire de systématiquement plafonner le prix du foncier dans les zones tendues. Ce plafonnement viendrait compléter l’encadrement des loyers et améliorer la maîtrise du coût du logement. Il s’agit de créer un encadrement réglementaire et légal du prix du foncier, notamment pour s’attaquer aux effets d’aubaine d’un petit nombre de propriétaires fonciers.

À la veille du congrès national de l’Union Sociale pour l’Habitat, nous, élus et élues en charge du logement dans des grandes villes de France, tirons la sonnette d’alarme sur les logiques de financiarisation et de spéculation du secteur de l’immobilier. Nous agissons, nous sommes prêts à aller plus loin, mais seuls nous n’y arriverons pas. »

Les signataires :

Renaud Payre (Vice-président à la Métropole de Lyon), Ian Brossat (adjoint à la Ville de Paris), Coralie Mantion (Vice-présidente à la Métropole de Montpellier), Patrick Amico (adjoint au Maire de Marseille), Honoré Puil (Vice-président de la Métropole de Rennes), Raphaël Michaud (Adjoint au Maire de Lyon), Nicolas Béron-Perez (Vice-président de la Métropole de Grenoble), Stéphane Pfeiffer (Adjoint au Maire de Bordeaux), François Prochasson (Vice-président de la métropole de Nantes), Agnès Thouvenot (Adjointe au Maire de Villeurbanne) Aurélien Bonnarel (Élus délégué à la ville de Strasbourg), Suzanne Brolly (Vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg)

Des aides au logement pour faire baisser le coût de votre loyer .
Elles sont nombreuses et parfois méconnues, les aides au logement peuvent grandement soulager le budget des étudiants — notamment leur loyer —, alors que se loger coûte de plus en plus cher. L’Etudiant vous propose d’y voir plus clair sur les aides auxquelles vous pourriez prétendre.La recherche d'un logement étudiant est souvent un moment compliqué à cause de certaines conditions. Il est parfois difficile de réunir l’argent d’un dépôt de garantie ou de disposer dans son entourage de garants répondant aux exigences des propriétaires.

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