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Immobilier: Quel chauffage est le moins coûteux pour son logement?

Les prêts à solliciter pour financer la rénovation énergétique de votre logement

  Les prêts à solliciter pour financer la rénovation énergétique de votre logement Le ministre du Logement, Olivier Klein, a officialisé il y a quelques jours le lancement d’un prêt couplé à MaPrimeRénov’, la principale aide aux travaux d’économies d’énergie. L’occasion de (re)faire le point sur les dispositifs existants. Haro sur le reste à charge ! Si les aides à la rénovation énergétique des logements sont régulièrement augmentées par les pouvoirs publics, elles ne permettent pas (encore) de couvrir l’intégralité du coût des chantiers entrepris. Une fois toutes ces primes et coups de pouces déduits de la facture, les ménages doivent donc souvent s’acquitter de plusieurs milliers d’euros de “reste à charge”.

Les poêles à granulés ont le vent en poupe, malgré quelques problèmes d’approvisionnement. © 57905762/maho - stock.adobe.com Les poêles à granulés ont le vent en poupe, malgré quelques problèmes d’approvisionnement.

L’hiver approche et les risques de coupure de courant menacent. Ajoutez à cela des prix de l’énergie qui s’envolent depuis la guerre en Ukraine. Dans ce contexte, vaut-il mieux privilégier, l’électricité, le gaz, le bois ou conserver sa vieille chaudière au fioul? Autrement dit, quelle est la moins coûteuse? Hello Watt, conseiller en énergie qui compte plus de 250.000 utilisateurs, a passé au crible, pour ce faire, plusieurs systèmes de chauffage. La plateforme web créé en 2017 a pris en exemple une maison de 100 m². Et pour ceux qui vivent en appartement? «Vous dépendez du bon vouloir de votre copropriété si vous êtes en chauffage collectif. Dans le cas où il est individuel, les copropriétés refusent, dans 90% des cas, l’installation d’une pompe à chaleur. Ou imposent des contraintes drastiques (en matière de décibels) pour les 10% restants», explique Gautier Villard, responsable de la rénovation énergétique et solaire chez Hello Watt.

Passoires thermiques, fenêtres, aides financières : neuf idées reçues sur la rénovation énergétique des bâtiments

  Passoires thermiques, fenêtres, aides financières : neuf idées reçues sur la rénovation énergétique des bâtiments L’Assemblée nationale doit examiner jeudi une proposition de loi visant à améliorer la performance énergétique des logements pour les ménages les plus modestes. La hausse des prix de l’énergie relance la question de la performance énergétique des bâtiments et la nécessité d’engager de vastes plans publics d’amélioration de l’habitat.

C’est, en effet, la pompe à chaleur air-eau qui est la plus économique, que vous soyez équipés d’un réseau d’eau chaude ou pas (voir le graphique ci-dessous). Il vous en coûtera 1512 euros par an en moyenne tout au long de la durée de l’équipement (20 ans en moyenne comme pour tous les autres systèmes de chauffage). «Cette pompe à chaleur fonctionne à l’électricité, une énergie relativement chère, mais elle transforme un kWh consommé en 3 kWh de chaleur produite. Ce qui permet d’avoir une consommation très faible et en fait le chauffage le plus intéressant à installer», analyse Gautier Villard. Un bémol et il est de taille: pour l’installation, comptez entre 10.000 et 15.000 euros. Malgré les aides publiques et privées, les plus modestes devront débourser 3500 euros. Un montant loin d’être négligeable pour ces populations. Reste à savoir si les banques, sollicitées par le gouvernement, seront prêtes à financer ces sommes.

Faut-il vraiment refonder la politique du logement ?

  Faut-il vraiment refonder la politique du logement ? Alors que s’ouvre ce lundi 28 novembre un Conseil national de la refondation spécifique à l’habitat, Henry Buzy-Cazaux, le président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers, dresse la liste des priorités à inscrire sur la feuille de route de la politique du logement. L’événement est d’importance. Il est même majeur. Aujourd’hui, le Conseil national de la refondation, qu’a voulu le Président de la République lui-même, élargit son champ au thème du logement.

Pénurie de granulés de bois

Autre solution, légèrement plus coûteuse que la pompe à chaleur, mais plus écologique: le bois. Depuis deux ans, ce combustible a le vent en poupe. La solution la moins coûteuse et la plus esthétique, c’est le poêle à granulés (1637 euros par an). Mais là encore le reste à charge reste élevé: 4600 euros en moyenne. Ce système de chauffage ne convient toutefois qu’aux ménages qui ne sont pas équipés d’un réseau d’eau chaude. Les autres devront opter pour une chaudière biomasse, un peu plus chère (1845 euros par an) et moins confortable car il faut pouvoir stocker les granulés et les bûches. Un bémol: la filière bois souffre d’un problème d’approvisionnement mais qui sera vite réglé, selon Hello Watt. «La filière n’a pas su anticiper la forte demande. Conséquence: les prix ont fortement grimpé en 2 ans. Mais, contrairement au gaz et au fioul, cette inflation, pour les granulés de bois, n’est que périodique», affirme Gautier Villard.

Action logement va investir 70 milliards d’euros pour décarboner son parc immobilier

  Action logement va investir 70 milliards d’euros pour décarboner son parc immobilier Le géant du logement social français a dévoilé mardi 29 novembre son plan de décarbonation, qui comprend un investissement de 70 milliards d’euros d'ici 2030.Vingt engagements ont été pris à travers huit axes d’interventions parmi lesquels "amplifier les réhabilitations pour décarboner le parc et améliorer la qualité des logements", mais aussi tendre "vers un bouquet énergétique décarboné et moins cher" afin d'atteindre "la neutralité carbone à l'horizon 2040".

Quid du gaz, de l’électricité et du fioul? Si votre logement est raccordé au réseau, le gaz naturel est la 3e solution à privilégier, après la pompe à chaleur et le bois. Mais il vous en coûtera de votre poche quelque 5000 euros, malgré les aides, pour installer une chaudière gaz à très haute performance et une consommation de plus de 2300 euros par an! Dans le cas où votre bien n’est pas raccordé au réseau, les radiateurs électriques haute performance sont à privilégier. Mais la facture s’emballe encore plus - environ 3600 euros par an en moyenne. Seul le reste à charge est plus abordable, autour de 2800 euros en moyenne. Quant au fioul, il est désormais interdit d’installer de nouvelles chaudières. Et pour ceux qui en possèdent encore, le meilleur conseil serait de vous en débarrasser, étant donné son coût annuel (voir ci-dessus). Idem pour les convecteurs électriques dits «grille-pain».

Copropriétés : vers l’individualisation réelle des frais de chauffage ? .
Depuis deux ans, l’individualisation des frais de chauffage (IFC) est obligatoire dans les copropriétés. Mais dans les faits, l’installation de compteurs individuels ou de boitiers répartiteurs sur les chauffages qui L’article Copropriétés : vers l’individualisation réelle des frais de chauffage ? est apparu en premier sur Mieux Vivre Votre Argent.

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