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Immobilier: Immobilier : « Vendeurs comme acheteurs, le temps joue contre vous ! »

Immobilier ancien : les prix continuent de grimper

  Immobilier ancien : les prix continuent de grimper En légère décélération, la hausse des prix de l'immobilier ancien se poursuit malgré les incertitudes économiques. Dans la continuité du dynamisme de l'immobilier ancien depuis la pandémie, ils ont augmenté sur un an au troisième trimestre 2022 de 6,4% contre 6,8% du deuxième et aux 7,3% du premier, selon l'indice Notaires-Insee dévoilé ce jeudi qui fait référence. Surprise des professionnels Les prix continuent à être tirés par un important volume de transaction qui reflue légèrement avec 1,13 million de ventes scellées sur les douze derniers mois, après un sommet atteint au 3e trimestre 2021 (plus de 1,2 million de ventes).

Côté acheteurs, il y a un attentisme lié à la situation économique, à la hausse du coût de l’énergie et du coût de la vie dans son ensemble, mais aussi et surtout aux conditions de crédit, et notamment à l’augmentation des taux. Côté vendeurs, le marché est en pleine mutation, avec une hausse des délais de vente et des marges de négociations qui se traduisent aujourd’hui par des baisses de prix, mais que ne veulent pas forcément intégrer ceux qui ont un bien à vendre ! On constate chaque jour la difficulté pour la plupart d’entre eux de comprendre qu’après tant d’années d’augmentation des prix, le marché s’inverse. Alors que les acquéreurs, eux, mettent actuellement leur projet en attente, capitalisant sur une baisse des prix… Sauf qu’ils ne prennent pas en compte une donnée essentielle de l’équation : la poursuite de la hausse des taux. Fin 2022, en seulement 12 mois, les taux de crédit immobilier sont passés de 1 à 2 % en moyenne sur 20 ans, entrainant une baisse de la capacité d’emprunt de 20 000 € en seulement 1 an.

Londres, Paris, San Francisco... Les prix de l’immobilier en baisse

  Londres, Paris, San Francisco... Les prix de l’immobilier en baisse Sous l'effet de l'inflation et face aux incertitudes économiques, la valeur du marché de l'immobilier mondial a baissé, rapporte « Le Figaro ».Une situation que connaissent déjà bon nombre de pays. Par exemple, en Chine, les ventes immobilières ont chuté de 43 % cette année. Les prix baissent en Suède, en Allemagne, au Canada, en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Ils déclinent dans la moitié des 18 principaux marchés, selon le cabinet Oxford Economics. Même évolution au Royaume-Uni qui voit la demande chuter de 44 % et les ventes de 28 %. Les prix baissent depuis trois mois et le gouvernement s'attend à les voir décliner de 9 % d'ici l'an prochain.

Baisse de la capacité d’emprunt

Si les taux de crédit atteignent 3 % sur 20 ans en 2023, ce qui est probable au regard de l’évolution des taux de refinancement, la baisse de la capacité d’emprunt atteindra 37 000 € d’ici fin 2023 ! Il sera donc clairement plus difficile d’acheter en 2023, mais aussi plus difficile de vendre, car pour un même bien, le nombre d’emprunteurs potentiels, toutes choses égales par ailleurs va diminuer… Vendre maintenant donc c’est limiter la perte d’acquéreurs potentiels et la baisse de la valeur de son bien. Coté acheteurs, attendre une baisse des prix n’est pas non plus le bon calcul. Même si les prix baissent de 5 % en 2023, la hausse probable des taux de 1 point va entrainer une hausse du coût du crédit de 50 %. Finalement, l’achat d’un bien qui valait 260 000 € en 2022 mais n’en vaudra plus que 247 000 € en 2023 (-5 %) coutera 4 % de plus, soit 14 000 € de plus.

Prix élevé, durcissement du crédit : la fin de l’euphorie immobilière touche les primo-accédants

  Prix élevé, durcissement du crédit : la fin de l’euphorie immobilière touche les primo-accédants En raison du contexte économique, les primo-accédants sont de moins en moins nombreux. Selon une étude de Drimki-BVA, ils ne sont plus que 33% à vouloir acheter leur premier bien immobilier, contre 44% en début d’année. Mais les investissements locatifs ont le vent en poupe. En cette fin d’année 2022, les Français souhaitant investir dans la pierre sont toujours aussi nombreux, bien que certains profils d’acheteurs ont tendance à reporter leur projet. C’est ce que révèle la dernière étude DRIMKI, spécialiste de l’estimation immobilière, et BVA, société d’études et de conseils.

En 2023, compte tenu de la dynamique baissière qui s’enclenche, le risque est donc plus important plus important de subir une baisse plutôt qu’une hausse des prix de l’immobilier. Vendre tout de suite au bon prix c’est juguler l’amorce de cette baisse et éviter que son bien ne se retrouve rapidement hors marché, d’autant que de nouveaux éléments sont aujourd’hui très impactants sur le niveau des prix : les taux de crédit mais aussi le niveau de performance énergétique des biens qui peut entrainer pour les plus mal notés (F et G) une décote de 5 à 20 % selon les régions ! Reste à savoir si la baisse des prix qui s’enclenche sera suffisante pour compenser la hausse des taux qui risque de se poursuivre en 2023… Vendeurs comme acheteurs, attention : le temps joue contre vous !

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Pouvoir d’achat : les Français ont « perdu » 20m2 en 20 ans .
En lançant un emprunt sur 20 ans, les Français auraient désormais la capacité d’acheter en moyenne 80 m2. Une perte de terrain par rapport à la fin des années 1990. En un peu plus de vingt ans, les Français auraient perdu près de 20m2 en termes de pouvoir d’achat immobilier. C’est ce qui ressort d’une étude des Notaires de France, dont les résultats sont relayés par BFM Business. En 1999, un Français pouvait s’offrir en moyenne 99m2 avec un prêt sur 20 ans. Dans les mêmes conditions, la surface tombe en moyenne à 80 m2 à l’heure actuelle, ce qui représente deux pièces en moins, selon Les Échos.

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