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Immobilier: Immobilier : quelles mesures de soutien pour le marché de l’ancien ?

Les professionnels de l'immobilier mentent-ils en disant que le marché résiste ?

  Les professionnels de l'immobilier mentent-ils en disant que le marché résiste ? Les discours actuels des professionnels de l'immobilier sont-ils biaisés pour soutenir le moral des ménages ou décrivent-ils vraiment la réalité du marché ? Une tribune d'Henry Buzy-Cazaux, président de l'Institut du Management des Services Immobiliers. Pendant le confinement, on pouvait dire avec prudence qu’on ne savait pas ce qui se passerait sur le marché du logement au déconfinement. Sur l’obstacle, dans les jours qui ont suivi la fin des interdits, les plus contraignants d’entre eux en tout cas, on pouvait encore préférer se taire. Aujourd’hui, les faits sont là.

L'analyse du marché immobilier est issue de la Note de conjoncture immobilière des notaires de France. La très forte fluidité du marché depuis la fin de la première période de confinement et la mise en place efficace d’amortisseurs économiques et sociaux ont permis aux Français d’accélérer ou de concrétiser leur projet immobilier , expliquant les niveaux historiquement hauts observés à la fin de l ’été.

Pour Henry Buzy-Cazaux, président de l 'Institut du Management des Services Immobiliers , certaines réformes - jamais appliquées en France - pourraient inciter davantage de Les prix de l ' immobilier partout en France. Immobilier : quelles mesures de soutien pour le marché de l ’ ancien ?

Immobilier : quelles mesures de soutien pour le marché de l’ancien ? © Tatiana Iachina / EyeEm / Getty Images Immobilier : quelles mesures de soutien pour le marché de l’ancien ?

Henry Buzy-Cazaux, président fondateur de l'Institut du Management des Services Immobiliers, appelle le gouvernement à établir un plan de soutien à la demande de logements, via des aides ciblées sur les ménages les plus en difficulté.

Faut-il aider les ménages à acheter des logements anciens ? La question va paraître singulière : la plupart des grands acteurs de la transaction immobilière en France publient depuis la fin du confinement des indicateurs qui témoignent d’une vigueur exceptionnelle du marché de la revente des biens, et ce sur tout le territoire. Quelques voix discordantes annoncent que même dans les métropoles, dont l’attractivité est la plus forte, la négociation est désormais possible, certes dans de faibles proportions - entre 2 et 5% du prix de mise en marché -, mais alors qu’elle en avait totalement disparu. Cette tendance à l’assagissement de l’augmentation vient d’être confirmée par le président du Conseil supérieur du notariat sur la base de l’observation des promesses et des compromis de vente signés ces dernières semaines, avec quasiment une division par deux du rythme d’évolution, pour la France entière. Et puis l’environnement politique du logement est-il tellement parfait qu’on ne veuille surtout pas profiter de la crise pour l’améliorer ? Deux raisons fortes inclinent ainsi à demander des aides à l’État, l’une liée à l'impact déjà à l’œuvre de la dépression économique sur les Français, et aux impacts à venir, l’autre liée au besoin structurel de refonder le cadre fiscal du logement.

Immobilier : « Le gouvernement doit engager un plan de relance en faveur des acquéreurs les plus fragiles et les jeunes actifs »

  Immobilier : « Le gouvernement doit engager un plan de relance en faveur des acquéreurs les plus fragiles et les jeunes actifs » En dépit d’une forte reprise des transactions avec des prix qui se maintiennent, Yann Jehanno, président du réseau Laforêt, estime que la dynamique actuelle ne doit pas masquer les enjeux et les difficultés qui se profilent à la rentrée.Face à une offre qui peine toujours à se reconstituer, la demande progresse de 48% en juin et de 30% en juillet 2020. Dans ce contexte, les prix restent solides, parfois stables et souvent orientés à la hausse.

Même si les prix de l ' immobilier ont continué de grimper, les faibles taux de crédit soutiennent les transactions., Contrairement aux pronostics des experts, les vendeurs ont gardé la main : malgré la. Immobilier : quelles mesures de soutien pour le marché de l ’ ancien ? Immobilier : ces invisibles qui paieront le prix cher d'un repli du marché .

>> Notre service - Trouvez votre nouveau logement, ancien ou neuf, à acheter ou à louer, beaucoup plus facilement grâce à nos annonces géolocalisées ! Concernant, la demande justement, Stéphane Moquet note que les tendances observées juste après le début de la pandémie, continuent à se vérifier. Immobilier : quelles mesures de soutien pour le marché de l ’ ancien ?

Tout d’abord, ce ce qu’on voit aujourd’hui, c’est la partie robuste du marché, c’est-à-dire que les ménages qui sont au rendez-vous des acquisitions sont ceux qui sont en mesure d’acheter... La tautologie est belle, mais elle est claire. On ne voit que le marché qui se fait. La plupart des discours donnent le sentiment que les mêmes acquéreurs qu’avant la crise du Covid acquièrent après les mois de panne économique et de début de redémarrage d’activité. Ce n’est sûrement pas le cas, même si cette analyse qualitative n’existe pas. Century 21 a produit, comme il le fait régulièrement, cette étude, mais elle porte sur la totalité du premier semestre, marqué par près de trois mois d’avant crise, deux mois de confinement et six semaines seulement post confinement. Certes, aucune déformation par rapport à 2019, avec autant d’ouvriers et de cadres moyens et pas de surreprésentation sensible des catégories socio-professionnels supérieures : normal, puisqu’on ne regarde pas encore les achats du moment. La réalité économique de la crise ne s’est inscrite dans la situation des ménages qu’en juin, juillet et août.

Laurent Vimont : « Le marché reste dynamique car il est toujours porté par les taux bas »

  Laurent Vimont : « Le marché reste dynamique car il est toujours porté par les taux bas » Records de transactions, évolution des prix, conditions d’emprunt, tendances et perspectives…Laurent Vimont, président de Century 21, livre ses analyses.Il y a deux phénomènes. Le premier est que nous travaillons à la fois avec des acquéreurs dont les projets immobiliers ont été stoppés en mars dernier avec le confinement et avec ceux qui ont construit leur projet de maison ou d’appartement depuis. Ensuite, le marché reste dynamique car il est toujours porté par les taux bas. Aujourd’hui, l’argent n’a jamais été aussi peu cher et même si les établissements financiers ont durci les conditions d’octroi de crédits, la forte demande contribue à maintenir la dynamique.

Après deux années d'embellie, le marché de l ' immobilier ancien continue de progresser cette année, selon les chiffres publiés jeudi par deux réseaux d'agences immobilières , Guy Hoquet l' Immobilier et Laforêt. Le volume des ventes des 480 agences Guy Hoquet a augmenté de 5,1% au troisième trimestre, par rapport à la même période de l 'an Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l ’AFP, à l’exception de l ’usage non commercial personnel.

"Plusieurs faits concomitants jettent sur l' immobilier ancien un éclairage cru, et conduisent à se demander si le marketing y a la place qu'il mérite. Ils sont de nature différente, mais portent un sens identique : le bien immobilier ancien ne se suffit pas à lui-même pour séduire ses acquéreurs potentiels. Pêle-mêle, on note ainsi la deuxième édition de l 'ouvrage "Le marketing immobilier ", une interview du président du SNPI sur le crédit immobilier dans la dernière livraison du Journal de l 'agence, un colloque cette semaine sur le déploiement de la fibre dans les immeubles résidentiels

On dispose en revanche de l’approche qualitative instantanée des courtiers en crédit immobilier. Elles confirment que les plus fragiles accèdent ou investissent plus difficilement. Les prêts consentis aux primo-accédants sont en baisse de 5% d’après la Centrale du financement. Meilleurtaux, Cafpi et Vousfinancer dressent le même constat.

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Au demeurant, cette probable up gradation des acquéreurs explique que les prix ne se calment pas plus vite : tant que les vendeurs trouvent des acheteurs solvables capables d’absorber des prix élevés, pas d’accalmie notoire. Ceux qui commencent à négocier, eux, n’ont pas l’argent facile. Il est évident que les mesures d’accompagnement et de resolvabilisation à prendre visent ces candidats-là à l’acquisition, pas ceux qui n’en ont pas besoin.

Christine Fumagalli : « La maison individuelle et les critères de confort plébiscités »

  Christine Fumagalli : « La maison individuelle et les critères de confort plébiscités » Attentes en matière de logement, exigences pour les extérieurs, secteurs privilégiés…pour la présidente du réseau immobilier Orpi, les notions de plaisir et de cocon redéfinissent notre vision de l’habitat. Pourquoi les prix de l’immobilier se maintiennent-ils ? Les prix peuvent-ils encore évoluer à la hausse ou à la baisse ? Si oui, où et pourquoi ? Je ne vous apprends rien en disant que le marché est lié à l’offre et la demande. Sur des marchés qui étaient déjà très dynamiques, plusieurs acquéreurs étaient en concurrence pour un même bien.

Immobilier : quelles mesures de soutien pour le marché de l ’ ancien ? Ventes immobilières , permis de construire… le gouvernement ajuste ses mesures d ’urgence. Vous lisez actuellement : Immobilier : les mesures d 'urgence en soutien aux victimes de la tempê Nous vous recommandons : Toutes nos dernières actus dans votre boîte mail. Recevez notre newsletter IMMOBILIER .

L’effet d’aubaine est-il à craindre ? Non si les mesures sont habilement ciblées. Ainsi, imaginer une franchise de droits de mutation à titre onéreux (les "frais de notaire") sur les cent premiers milliers d’euros d’un achat reviendrait à aider puissamment ceux qui achètent des biens de moindre valeur, qui sont en général des ménages plus modestes, et faiblement les plus aisés. Sans aide spécifique, les ménages les plus fragiles, par leurs revenus, par leur poste, par le secteur d’activité qu’ils servent seront exclus de la propriété.

Le président du Conseil supérieur du notariat les estime à 10%. C’est le niveau du ralentissement qu’il perçoit aujourd’hui ramené sur douze mois. Il sous-estime peut-être les ravages des critères durcis d’octroi des crédits immobiliers émanant du Haut conseil de stabilité financière. On se rappelle que cette instance prudentielle présidée par le ministre de l’Économie avait enjoint aux banques en novembre 2019 de raccourcir la durée des prêts, de majorer l’exigence d’apport personnel et de ne pas engager les emprunteurs au-delà de 33% de leurs revenus. L’économiste Michel Mouillart estimait que mécaniquement, ces nouvelles règles du jeu allaient exclure du marché 200 à 250.000 emprunteurs en 2020, il est vrai sur les marchés de l’existant et du neuf. Des voix fortes s’élèvent aujourd’hui pour que ces oukases soient assouplis pendant la crise, comme celles de Serge Hatt, de Philippe Taboret ou de Bruneau Rouleau, figures de l’univers du courtage financier spécialisé. Les banques, elles, qu’on dit vouloir trier leurs risques pour les particuliers alors qu’elles en ont pris de considérables sur les entreprises, se taisent.

Crédit immobilier : les conséquences de maux de dos répétés sur l’obtention et le coût de votre assurance

  Crédit immobilier : les conséquences de maux de dos répétés sur l’obtention et le coût de votre assurance Il peut s’avérer difficile d’assurer son emprunt, lorsqu’on présente des affections dorsales répétées. Car les assureurs sont globalement réticents à l’idée de couvrir un risque qui est difficilement évaluable par un médecin. Une pathologie avérée entraînera donc quasi systématiquement des exclusions de garanties ou un surcoût. Les maux de dos, mal du siècle pour la santé, mais aussi pour votre emprunt ! Sédentarité au travail, stress, manque d’activité physique… Les causes identifiées sont nombreuses. Pour autant, le nombre de pathologies liées aux troubles musculo-squelettiques du dos ne faiblissent pas.

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Quant à la crainte que des aides aux acquéreurs encouragent la hausse des prix, elle est légitime mais infondée. D’abord, on voit les prix continuer à monter sans aide, pour preuve que le ressort de l’augmentation est ailleurs. Il est dans la qualification des acquéreurs et leur capacité à continuer à acheter à des valeurs très élevées, entre 5.000 et 11.000 euros du mètre carré en moyenne dans les cœurs de métropole. Plus profondément, elle tient aussi à un mauvais aménagement du territoire, qui a tout misé sur les grandes villes, en méprisant les villes moyennes et en délaissant la ruralité. Cette crise sanitaire, en détournant vers ces territoires le regard des ménages, pourrait bien changer la donne et transfigurer la France dans les cinq ans qui viennent.

La seconde raison de demander des aides ressortit à un calcul politique, dont on peut s’étonner que la communauté professionnelle ne s’y livre pas : la fiscalité immobilière est à revoir et l’État n’agit pas. La pression des circonstances économiques peut contraindre le gouvernement à intervenir en urgence. On objectera que les mesures d’allègement seront provisoires... Soit, mais si elles font leurs preuves en 2020 et en 2021 il sera bien délicat pour Emmanuel Macron de les reprendre et de dégrader ce qui aura été amélioré, tout cela à une encablure de l’élection présidentielle.

Immobilier : ces villes d’Île-de-France sur lesquelles les acheteurs se ruent

  Immobilier : ces villes d’Île-de-France sur lesquelles les acheteurs se ruent Selon une étude menée par le Crédit agricole, les prix de l'immobilier en Île-de-France ont sensiblement augmenté sur un an. Et certaines communes sont particulièrement plébiscitées par les acheteurs. Le Crédit Agricole vient de dévoiler une étude sur les 21.000 prêts qu'elle a accordé au premier semestre 2020 pour l'Île-France. Premier constat, les ventes immobilières se concentrent dans les Hauts-de-Seine, en Essonne et dans les Yvelines, souligne BFM Immo. Bien évidemment, Paris attire toujours autant les acheteurs avec des arrondissements qui se démarquent clairement comme le 18e, le 17e et le 20e.

Combien de temps avec ce Président réformiste les professionnels vont-ils s’accommoder de droits de mutation confiscatoires, qui pourraient même être relevés ? Combien de temps va-t-on supporter un plafond de déficit foncier, pour les investisseurs locatifs, qui n’a pas été revu depuis quarante ans ? C’est le moment de séduire les candidats à l’investissement, notamment dans ces villes moyennes auxquelles aspirent plus qu’avant la population, et dont le parc locatif obsolescent mérite des travaux importants - que la fiscalité doit favoriser. Quant aux droits de succession, il est temps qu’ils ne pèsent pas sans distinction sur ceux qui achètent pour loger des locataires et sur les autres. Les premiers, sous condition de maintien de l’engagement locatif par les héritiers, doivent jouir de droits réduits. Leur participation à l’effort d’abondement de l’offre de logements à louer doit être reconnu.

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Enfin, on pourrait aussi conditionner l’essentiel des allègements à l'amélioration énergétique et à la vertu environnementale des biens acquis ou transmis : c’est ce qu’il est convenu d’appeler l’écoconditionnalité, d’évidence salutaire pour hisser le parc immobilier au niveau souhaitable.

Par stratégie de moyen terme, pour revisiter des dispositifs fiscaux pénalisants, et pour que le marché immobilier ne soit pas réservé à ceux que la crise économique et sociale n’aura pas atteints, privilégiés entre tous, il faut préconiser à l’exécutif et au parlement un plan de soutien de la demande. Sans état d’âme. Les conséquences de la pandémie sur les carrières et les budgets domestiques n’auront pas d’état d’âme, elles, quand elles se feront sentir. C’est déjà le cas pour une minorité silencieuse : ceux qui ont perdu leur emploi, par exemple, ne parlent pas de leur projet logement avorté et ils sont près d’un million de plus depuis le confinement. Ceux que les circonstances ont déclassés, jusqu’à la pauvreté, ne s’expriment pas non plus. À tous ceux qui n’ont pas basculé mais dont les capacités contributives ont souffert, l’État doit non seulement des aides pour sauvegarder les revenus, mais encore un soutien pour devenir propriétaires.

Immobilier : comment le gouvernement veut booster la construction de logements dans les villes .
Construire plus d’habitats en ville… sans bétonner les sols : c’est l’un des objectifs du plan de relance à 100 milliards d’euros. Pour ce faire, le gouvernement va subventionner la réhabilitation des friches industrielles. Et inciter financièrement les élus à délivrer plus de permis de construire. 650 millions d’euros. C’est le montant prévu, au sein du plan de relance à 100 milliards, pour booster la construction de logements. Et cela, on l'a bien compris, sans bétonner davantage de surfaces aux sols ! C’est en tout cas ce qu’espère le ministère chargé du Logement, qui a détaillé mercredi les mesures du plan de relance touchant son secteur.

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