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Immobilier: Coronavirus. Pourquoi les banques mettent des milliards de côté

Parts sociales des banques : comment toucher vos dividendes dès le mois d’octobre

  Parts sociales des banques : comment toucher vos dividendes dès le mois d’octobre Les intérêts des parts sociales versés aux sociétaires de plusieurs banques mutualistes se font toujours attendre en 2020. Une recommandation de la BCE contraint en effet ces établissements à ne pas payer de dividendes avant le 1er janvier 2021. Mais les clients peuvent percevoir leur rémunération bien avant cette date. Explications. Si vous êtes sociétaire d’une banque mutualiste, les intérêts de vos parts sociales ne vous ont probablement toujours pas été versés en 2020.

Anticipant les difficultés financières des entreprises et des particuliers, le secteur bancaire préfère avoir un coup d’avance. © THIERRY CREUX, OUEST-FRANCE Anticipant les difficultés financières des entreprises et des particuliers, le secteur bancaire préfère avoir un coup d’avance.

Le secteur bancaire a provisionné près de 10 milliards d’euros pour risque de crédit impayés sur la première moitié de l’année. Une manière d’anticiper les difficultés économiques à venir.

Mieux vaut prévenir que guérir. Face à la crise économique qui se profile, les banques anticipent une vague de crédits impayés et font des provisions en conséquence. Sur la première moitié de l’année (de janvier à juin), les six principales banques françaises ont mis de côté 9,9 milliards d’euros. C’est deux fois plus qu’à la même période en 2019.

Crédits immobiliers : les conditions se durcissent

  Crédits immobiliers : les conditions se durcissent Les banques sont de plus en plus sélectives avec les candidats à l’achat. Le contexte actuel n’arrange rien. Primo-accédants et foyers modestes en font les frais, mais aussi les investisseurs plus aisés. En un an, les conditions d’accès au prêt immobilier ont changé du tout au tout. Les banques se montrent plus sélectives avec les emprunteurs.Pourquoi est-ce plus difficile d’obtenir un crédit immobilier ?Parce que les banques se montrent plus sélectives avec les emprunteurs. Depuis début 2020, elles sont attentives à deux nouveaux critères. Primo, la durée du crédit immobilier ne doit pas excéder 25 ans.

Concrètement, ces réserves d’argent leur permettront de faire face aux défauts de paiement de leurs clients – particuliers ou entreprises – si ceux-ci étaient dans l’incapacité de rembourser leurs crédits. C’est ce qu’on appelle le coût du risque. Si ce coût bondit en ce moment, c’est que le secteur bancaire pressent des difficultés financières en cascade pour les mois à venir. « Les banques provisionnent frénétiquement. Elles se préparent aux impayés des entreprises sur leurs PGE (prêts garantis par l’État) et sur d’autres crédits contractés avant la crise sanitaire », explique Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management.

Fin des mesures d’urgence

Ce phénomène est encore plus marqué lorsqu’on se penche sur les chiffres du deuxième trimestre, entre mai et juin, au lendemain du confinement. La Société Générale a ainsi quadruplé ses provisions par rapport au deuxième trimestre 2019, pour les porter à 1,3 milliard d’euros. Chez BNP Paribas et au Crédit Agricole, ces réserves ont plus que doublé pour atteindre respectivement 1,4 et 1,2 milliards d’euros.

Immobilier : « Le gouvernement doit engager un plan de relance en faveur des acquéreurs les plus fragiles et les jeunes actifs »

  Immobilier : « Le gouvernement doit engager un plan de relance en faveur des acquéreurs les plus fragiles et les jeunes actifs » En dépit d’une forte reprise des transactions avec des prix qui se maintiennent, Yann Jehanno, président du réseau Laforêt, estime que la dynamique actuelle ne doit pas masquer les enjeux et les difficultés qui se profilent à la rentrée.Face à une offre qui peine toujours à se reconstituer, la demande progresse de 48% en juin et de 30% en juillet 2020. Dans ce contexte, les prix restent solides, parfois stables et souvent orientés à la hausse.

Il faut dire que le secteur bancaire a globalement répondu présent pour maintenir les entreprises à flot. Plus de 120 milliards d’euros de PGE (sur une enveloppe totale de 300 millions) ont déjà été octroyés à 600 000 entreprises. D’autres prêts bancaires ont pu bénéficier d’un report d’échéance jusqu’à six mois. Le paiement du loyer et des factures a parfois été suspendu. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Les premiers PGE devront être remboursés à partir de mars 2021, sur une période de cinq ans.  Trop peu pour certaines [entreprises], juge Laurent Munerot, président de l’Union des entreprises de proximité (U2P), dans un entretien aux Échos.Il faut pouvoir rallonger cette durée à dix ans.

Les banques bien armées

Le vrai risque pour les banques, c’est que certaines PME ne se relèvent pas de cet épisode. Et que l’argent prêté ne soit donc jamais rendu. Même inquiétude avec les prêts à la consommation : le chômage augmente, le revenu des ménages baisse, le risque d’impayé augmente. Deux points positifs toutefois. D’abord, les mesures d’urgence prises par le gouvernement ont globalement permis de soutenir l’activité et de limiter la casse. Ensuite, le secteur bancaire a appris de ses erreurs :  Depuis la crise financière de 2008, les banques ont renforcé leurs fonds propres,détaille Éric Dor.Elles ont de quoi absorber les pertes.

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Entre les annonces de Vladimir Poutine et la production en Amérique Latine d’un vaccin élaboré conjointement par le laboratoire AstraZeneca et l’université d’Oxford, la course pour trouver un vaccin contre le coronavirus s’accélère, tandis que le Royaume-Uni déplore une récession sans précédent. La pandémie de Covid-19 continue de faire planer incertitude et inquiétude à travers le monde au moment où le Royaume-Uni connaît une récession sans précédent et que l’OMS se dit impatiente d’analyser les essais cliniques d’un vaccin russe.

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