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France: Logiciel Pegasus : Le ministre israélien de la Défense vient s'expliquer à Paris

Espionnés par le Maroc, Mediapart et Le Canard enchaîné portent plainte

  Espionnés par le Maroc, Mediapart et Le Canard enchaîné portent plainte Espionnés par le Maroc, Mediapart et Le Canard enchaîné portent plainteUn service de sécurité marocain a utilisé un logiciel espion mis au point par une société israélienne pour viser une trentaine de journalistes et de patron de médias français sur un millier de Français concernés. Outre Lénaïg Bredoux et Edwy Plenel, on retrouve le nom de Dominique Simonnot, ancienne enquêtrice du Canard enchaîné et désormais contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, mais aussi d’une journaliste du Monde qui a souhaité rester anonyme.

Benny Gantz se rend cette semaine à Paris afin de « tenir au courant » les autorités françaises des derniers développements sur cette société de cybersécurité israélienne

L'entreprise israélienne de sécurité informatique NSO est à l'origine du logiciel d'espionnage Pegasus (illustration). © Joël Saget L'entreprise israélienne de sécurité informatique NSO est à l'origine du logiciel d'espionnage Pegasus (illustration). DIPLOMATIE - Benny Gantz se rend cette semaine à Paris afin de « tenir au courant » les autorités françaises des derniers développements sur cette société de cybersécurité israélienne

Après les révélations, les explications. Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, se rend cette semaine à Paris afin de « tenir au courant » les autorités françaises des derniers développements concernant la NSO, société de cybersécurité israélienne dont le logiciel Pegasus est soupçonné d’avoir été utilisé pour espionner Emmanuel Macron.

Affaire Pegasus : une enquête ouverte à Paris sur l’espionnage de journalistes

  Affaire Pegasus : une enquête ouverte à Paris sur l’espionnage de journalistes Le Parquet de Paris a ouvert une enquête, ce mardi 20 juillet, concernant le logiciel Pegasus à la suite de plaintes par plusieurs médias comme Le Canard Enchaîné et Médiapart, dont plusieurs journalistes ont été espionnés. Le parquet de Paris a ouvert mardi 20 juillet une enquête sur l’espionnage de journalistes français dont l’infiltration de téléphones par le logiciel Pegasus pour le compte de l’État marocain, qui le conteste, a été révélée dimanche par un consortium de médias, a-t-il annoncé dans un communiqué.

« Mercredi, le ministre de la Défense, Benny Gantz, se rend en France pour rencontrer la ministre des armées, Florence Parly, et mener un dialogue sur les questions stratégiques et de sécurité (…) Il tiendra au courant la ministre au sujet de la NSO », a indiqué mardi dans un communiqué le ministère israélien de la Défense.

50.000 numéros de téléphone

Le logiciel Pegasus est au cœur d’un scandale mondial d’espionnage qui a poussé l’ONG Reporters sans frontières à réclamer un moratoire sur ses ventes, et la chancelière allemande Angela Merkel à demander plus de restrictions sur la vente de ces systèmes.


Vidéo: Projet Pegasus : Macron convoque un conseil de défense "exceptionnel" (France 24)

Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50.000 numéros de téléphone, sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour être potentiellement surveillés, et l’ont partagée avec un consortium de 17 médias qui ont révélé son existence la semaine dernière.

Pegasus: l’un des reporters les plus connus en Hongrie à la fois chasseur et cible

  Pegasus: l’un des reporters les plus connus en Hongrie à la fois chasseur et cible C’est l’un des reporters les plus connus en Hongrie, plusieurs fois couronné meilleur journaliste d’investigation du pays (2015, 2016, 2020). Szabolcs Panyi travaille pour le journal en ligne Direkt 36, un média indépendant spécialisé dans les affaires de corruption. Il fait partie du consortium de journalistes qui a révélé l’affaire Pegasus, ce vaste scandale d’espionnage. Son cas est un peu spécial : il est à la fois le chasseur… et la cible ! Car son téléphone a été infecté par le logiciel espion.

Pegasus aurait permis d’espionner les numéros d’au moins 180 journalistes, 85 militants des droits humains ou encore de 14 chefs d’Etats dont le président français Emmanuel Macron – ce que NSO réfute. Régulièrement accusé de faire le jeu de régimes autoritaires, NSO assure que son logiciel sert uniquement en théorie à obtenir des renseignements sur des réseaux criminels ou terroristes.

Commission au parlement israélien

Le Parlement israélien a mis en place une commission pour enquêter sur des allégations selon lesquelles le logiciel d’espionnage Pegasus a été utilisé à « mauvais escient » par certains Etats pour espionner des personnalités, a indiqué jeudi dernier un haut responsable israélien.

Permettant d’infiltrer des systèmes informatiques, Pegasus est considéré comme un produit de cybersécurité offensif et doit donc obtenir le feu vert de l’Agence de contrôle des exportations militaires (DECA), qui dépend du ministère de la Défense, pour être vendu à des pays tiers, au même titre qu’une arme.

Pegasus: Israël, craignant des conséquences diplomatiques, crée une commission

  Pegasus: Israël, craignant des conséquences diplomatiques, crée une commission En Israël, l'affaire Pegasus continue à faire du bruit. Les autorités israéliennes craignent que le scandale du logiciel espion n'ait des conséquences diplomatiques et mettent sur pied une commission chargées de vérifier les responsabilités dans cette affaire. Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul Limiter les dégâts de cette affaire, c’est désormais le but que s’est fixé le gouvernement israélien, comme l’a timidement laissé entendre le ministre israélien de la Défense Benny Gantz. En Israël, l'affaire Pegasus continue à faire du bruit.

Au cours de ses entretiens en France, M. Gantz, ex-chef d’état-major de l’armée israélienne, doit aussi discuter de la situation au Liban voisin, et de la question d’un accord sur le nucléaire iranien auquel l’Etat hébreu s’oppose, ont précisé ses services.

Pegasus: comment contre-attaquer juridiquement face au cyber-espionnage? .
L’enquête collaborative menée par un consortium international de journalistes a révélé en juillet 2021 le Projet Pegasus, un logiciel d’espionnage développé et commercialisé par l’entreprise israélienne NSO, dont certaines autorités étatiques, notamment marocaine et hongroise, auraient fait usage. Selon l’enquête, le logiciel aurait permis à des États de prendre le contrôle des téléphones d’un certain nombre de personnes, parmi lesquels des chefs d’États et des membres de gouvernements, mais aussi des journalistes, des avocats et diverses personnalités politiques ou de la société civile.

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