France: Troisième dose, tests, masque… Ce qu’il faut retenir des annonces du gouvernement sur le Covid-19

Télétravail, masque, 3e dose… Les recommandations de Delfraissy avec l’arrivée de la 5e vague

  Télétravail, masque, 3e dose… Les recommandations de Delfraissy avec l’arrivée de la 5e vague Le président du Conseil scientifique, discret depuis plusieurs semaines, a plaidé pour un retour du télétravail et le maintien du masque.D’après l’immunologiste, le système de soin devrait pouvoir faire face à ceregain de l’épidémie, « à condition que nous utilisions tous les outils » de notre « boîte à outils », tels que la vaccination, la troisième dose, le respect des gestes barrières et du pass sanitaire ou encore le retour au télétravail.

Face au rebond épidémique qui ne cesse de s’amplifier depuis plusieurs jours, Olivier Véran le ministre de la Santé a annoncé un ensemble de nouvelles mesures ce jeudi. Objectif affiché du gouvernement : «sauver les fêtes de fin d’année».

On espérait les jours d’annonces gouvernementales sur le Covid-19 derrière nous. Une fois de plus, le virus et son variant delta font mentir les pronostics, avec une cinquième vague qui monte désormais à toute vitesse sur le territoire français. Le seuil des 30 000 contaminations quotidiennes a de nouveau été franchi ce mardi, alors que ce chiffre ne tournait qu’autour des 10 000 cas il y a dix jours. Dans les écoles, 8 500 classes sont fermées à cause du virus. Alors, pour tenter d’endiguer cette inquiétante reprise épidémique, l’exécutif a retrouvé, ce jeudi, la bonne vieille habitude des conférences de presse sur le durcissement des mesures sanitaires face au coronavirus. Voilà ce qu’il faut retenir des annonces du ministre de la Santé Olivier Véran.

Vaccination contre le Covid-19 : à quoi sert la dose de rappel, recommandée pour les plus de 40 ans ?

  Vaccination contre le Covid-19 : à quoi sert la dose de rappel, recommandée pour les plus de 40 ans ? D'après la Haute Autorité de santé, la troisième dose permet notamment de contrer "la baisse au cours du temps de l'efficacité vaccinale observée en vie réelle".Les plus de 40 ans peuvent s'attendre à retrousser de nouveau leur manche. C'est du moins la recommandation de la Haute Autorité de santé qui, dans son avis du 19 novembre, préconise l'administration d'une dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 pour tous les adultes âgés de 40 ans et plus. Alors qu'une "cinquième vague" épidémique se dessine en France, cette nouvelle injection doit permettre de garantir la protection contre les formes graves de la maladie. Mais pas seulement.

Troisième dose pour tous

C’était dans l’air depuis plusieurs jours, c’est désormais officiel. Toute personne ayant déjà un passeport vaccinal complet contre le Covid-19 pourra prochainement se faire injecter une troisième dose de vaccin. «Cela concerne 25 millions de Français, dont 6 millions ont déjà reçu leur rappel. Donc il reste 19 millions de personnes», assure Olivier Véran. Ces rappels pourront se faire, dès samedi, auprès des professionnels de santé qui peuvent désormais commander autant de doses qu’ils le souhaitent ou dans les quelques 1 000 centre de vaccination toujours ouverts. Les créneaux sont déjà ouverts sur les plateformes réservations.

Jusqu’à présent, seuls les plus de 65 ans, les personnes à risques et les soignants pouvaient se faire injecter une troisième dose de vaccin. Concernant les 50-64 ans, le rappel sera disponible à partir du 1er décembre, comme l’avait annoncé le président Emmanuel Macron début novembre. Quelques heures avant la prise de parole de Véran, la Haute autorité de santé (HAS) avait recommandé ce jeudi matin que le rappel de vaccin contre le Covid-19 soit fait dès l’âge de 18 ans, cinq mois après la vaccination complète.

Covid-19. Troisième dose du vaccin : comment et quand peut-on l’obtenir ?

  Covid-19. Troisième dose du vaccin : comment et quand peut-on l’obtenir ? La France est frappée par une cinquième vague de l’épidémie de Covid-19. Depuis septembre, le gouvernement tente d’endiguer le rebond épidémique et encourage les Français qui le peuvent, à effectuer un rappel vaccinal. La Haute autorité de santé a d’ailleurs récemment plaidé pour qu’une plus large part de la population puisse bénéficier d’une troisième dose de vaccin. Mais qui est concerné, ou le sera prochainement ? Ouest-France fait le point,Depuis le mois de septembre 2021, de nombreux Français et Françaises, ainsi que le personnel soignant qui travaille auprès de personnes vulnérables sont encouragés à recevoir une injection supplémentaire du vaccin contre le Covid-19.

Le délai entre la 2e et la 3e dose réduit à cinq mois

De six mois actuellement, le délai entre la deuxième dose de vaccin et celle du rappel vaccinal sera désormais raccourci à cinq mois. Le but évidemment, accélérer la campagne de rappel en permettant à tout le monde de se faire injecter la précieuse dose de rappel pour rebooster l’immunité face au virus. Et notamment pour les adultes âgés de 18 à 49 éligibles à la vaccination, qui ont pu commencer à se faire injecter à la fin du mois de mai.

Cette restauration des défenses de triples vaccinés devrait permettre d’éviter les réinfections au Covid-19, qui se multiplient ces dernières semaines face à un variant delta ultra-agressif.

Le pass sanitaire conditionné à la troisième dose

Comme ce sera le cas pour les plus de 65 ans à partir du 15 décembre prochain, le pass sanitaire de toutes les personnes éligibles au rappel vaccinal sera progressivement conditionné à l’injection de la troisième dose.

Vaccins anti-Covid-19 : le Conseil scientifique favorable à une dose de rappel pour tous

  Vaccins anti-Covid-19 : le Conseil scientifique favorable à une dose de rappel pour tous Alors que l'épidémie gagne du terrain en France, l'idée de la généralisation d'une dose de rappel pour tous les adultes fait son chemin. © afp.com/THOMAS KIENZLE Une seringue de vaccin Pfizer contre le Covid-19. Les prochaines modalités se dessinent. La perspective d'un rappel de vaccin anti-Covid pour tous les adultes en France semble se rapprocher, puisque les deux instances qui conseillent le gouvernement pendant la pandémie l'envisagent désormais à cause de la dégradation de la situation.

C’est ainsi qu’à compter du 15 janvier, le certificat ne sera plus actif pour tous les autres publics (18-64 ans) qui n’auront pas reçu leur dose de rappel «dans un délai de sept mois après l’infection ou après la dernière injection». Avec une telle mesure, l’exécutif cherche évidemment à convaincre les Français, et notamment les plus réfractaires, de prendre rendez-vous dans les centres de vaccination.

La validité des tests PCR réduite à 24 heures

Du côté du gouvernement, le message est le même depuis des mois : seul le vaccin peut nous sortir de cette crise. «Si nous n’avions pas cette couverture vaccinale, nous serions déjà foudroyés par cette vague épidémique, et nous serions probablement tous confinés à cette heure-ci», a souligné Olivier Véran ce jeudi pour tenter de convaincre les 6 millions de Français qui n’ont encore reçu aucune dose.

Alors, au-delà du seul rapport vaccinal, l’exécutif accélère également pour contraindre les réfractaires qui refusent toujours la vaccination. C’est ainsi qu’à partir de ce lundi 29 novembre, les tests PCR ne seront désormais plus valides que 24 heures contre 72 heures aujourd’hui. «Concrètement, si vous n’êtes pas encore vaccinés, vous devrez vous faire tester tous les jours à vos frais, sauf cas symptomatique ou contact», a précisé le ministre de la Santé.

Covid-19. Troisième dose, télétravail, confinement... Quelles mesures envisage le gouvernement ?

  Covid-19. Troisième dose, télétravail, confinement... Quelles mesures envisage le gouvernement ? Face à la flambée des cas de Covid-19, le gouvernement se réunit, ce mercredi, pour un nouveau Conseil de défense sanitaire.Tour d'horizon des mesures qui pourraient être prises pour contrer cette cinquième vague. « Cette 5e vague, elle démarre de façon fulgurante », a alerté Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement , dimanche sur Europe 1. Face à cette flambée des cas de Covid-19, le gouvernement se réunit, ce mercredi à l'Elysée, pour un nouveau Conseil de défense sanitaire. Placé en isolement depuis qu'il a été testé positif, le Premier ministre Jean Castex y assistera par visioconférence.

Une nouvelle contrainte forte pour les non-vaccinés, qui devront désormais multiplier les tests - qui restent payants - s’ils veulent entrer dans les établissements soumis au pass sanitaire. Si Olivier Véran n’a pas parlé de passeport vaccinal, on s’en approche tout de même grandement.

Retour du masque en intérieur

Les autorités sanitaires ne cessent de mettre en garde sur le sujet : l’augmentation rapide du nombre de cas s’explique notamment par un relâchement des gestes barrières. «La baisse du respect gestes barrières et les insuffisantes couvertures vaccinales contribuent à cette tendance [de la reprise des cas]», a encore rappelé Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, ce jeudi. Alors, le gouvernement a décidé de serrer la vis. «Nous devons collectivement nous ressaisir», a lancé Véran.

Dès ce vendredi, un décret sera publié pour généraliser le port du masque en intérieur dans tous les établissements recevant du public, y compris dans les lieux soumis au pass sanitaire comme les bars et restaurants où il était jusqu’alors autorisé d’ôter le bout de tissu. «Les conditions pratiques, par établissements, seront précisées dans les prochaines heures», a fait savoir Véran.

«Les préfets seront aussi habilités à rendre obligatoire le port du masque pour des événements en extérieur, tels que par exemple les marchés de Noël », qui seront soumis au pass sanitaire, «ou des brocantes», a précisé Véran.

EN DIRECT - Covid-19 : avant les annonces de Véran, la HAS recommande le rappel vaccinal dès 18 ans

  EN DIRECT - Covid-19 : avant les annonces de Véran, la HAS recommande le rappel vaccinal dès 18 ans Vaccination, reconfinement, bilan épidémique, nouveaux traitements, mutation du virus… Retrouvez les dernières informations sur la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.- En France, le taux d’incidence approche les 200 nouveaux cas pour 100 000 habitants sur la dernière semaine. Un chiffre près de quatre fois supérieur au seuil d’alerte, fixé à 50 par le gouvernement. Le Premier ministre, Jean Castex, ainsi que la ministre déléguée à l’Insertion au travail, Brigitte Klinkert, ont été testés positifs au coronavirus ces deux derniers jours. D’autres ministres cas contacts ont, eux, été déclarés négatifs.

Protocole à l’école

Depuis plusieurs jours, le nombre de classes fermées explose. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Éducation nationale, 8 500 classes ont dû fermer. Elles n’étaient «que» 4 000 le 19 novembre. Ce sont les particulièrement les écoles primaires qui sont concernées. Pour limiter cette forte hausse, le gouvernement a donc annoncé une nouvelle mesure : la règle, qui veut qu’un cas de Covid entraîne la fermeture de la classe ne sera plus en vigueur.

En primaire, «il n’y aura plus de fermeture systématique de classe mais un dépistage de toute la classe en cas de cas positif, seuls les élèves ayant un test négatif pourront faire leur retour en classe» a expliqué le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Ce nouveau protocole entrera en vigueur «dans le courant de la semaine prochaine». Celui dans les collèges et les lycées restera inchangé.

L’arrivée des médicaments

Olivier Véran a annoncé que le molnupiravir, un traitement pour les personnes infectées au Covid, allait arriver «dès le début du mois de décembre» en France. «En comprimés, il pourra être prescrit par les généralistes, sera disponible en pharmacies et réservé pour les personnes à risque (les plus de 65 ans ou ceux affectés par des maladies chroniques)», a détaillé le ministre de la Santé. «Pour les gens concernés, qui présentent des symptômes, ce médicament peut réduire par deux le risque d’être hospitalisé», vante Olivier Véran, qui souligne que «la France sera le premier pays européen à en faire bénéficier ses concitoyens».

Troisième dose de vaccin anti-Covid : pour qui, quand, où... Les réponses à vos questions

  Troisième dose de vaccin anti-Covid : pour qui, quand, où... Les réponses à vos questions La campagne de rappel vaccinal contre le Covid-19 est désormais élargie à toute la population majeure. © afp.com/STEPHANE DE SAKUTIN Un soignant prépare une dose de vaccin contre le Covid-19, dans un centre de vaccination à Versailles, le 29 mai 2021 Troisième dose pour toutes et tous. Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé en conférence de presse ce jeudi que la dose de rappel, dite "troisième dose", du vaccin anti-Covid, pourra être injectée à toute personne majeure.

«D’autres traitements arriveront dans les prochains mois», a précisé le ministre de la Santé.

EN DIRECT - Covid-19 : «13 cas suspects» de variant omicron en France, selon Attal

  EN DIRECT - Covid-19 : «13 cas suspects» de variant omicron en France, selon Attal Cinquième vague, troisième dose, bilan épidémique, nouveaux traitements, mutation du virus… Retrouvez les dernières informations sur la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.- Contre la cinquième vague et le variant omicron, plusieurs voix s’élèvent pour ouvrir le débat sur la vaccination obligatoire En France, François Bayrou, président du Modem et proche de Macron, et Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, mettent la question sur la table. Idem à l’échelle européenne avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

«Ni confinement, ni couvre-feu»

«Je ne vous annoncerai ni confinement, ni couvre-feu, ni fermeture anticipée des commerces, ni limitation de déplacements, a annoncé d’emblée Olivier Véran en introduction de sa prise de parole. Nous considérons que nous pouvons passer cette phase sans recourir aux outils les plus contraignants avec les cartes que nous avons en main», a martelé le ministre de la Santé. D’après lui, «les modélisations de l’Institut Pasteur montrent que la dose de rappel peut nous permettre de passer une vague épidémique intense sans saturation des hôpitaux».

Car, si le nombre de cas augmente fortement chaque jour, le gouvernement, se base désormais sur les courbes d’hospitalisation et non plus sur le nombre de contaminés pour envisager ou non un serrage de vis «Pour l’instant, ça tient à l’hôpital», se rassurait un ministre, mardi, à Libé. En revanche, pour le professeur Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique interrogé mardi dans le Parisien, «un confinement n’est pas à écarter compte tenu de ce qui se passe chez nos voisins proches».

Olivier Véran, ce jeudi. © Thomas Coex Olivier Véran, ce jeudi.

EN DIRECT - Covid-19 : «13 cas suspects» de variant omicron en France, selon Attal .
Cinquième vague, troisième dose, bilan épidémique, nouveaux traitements, mutation du virus… Retrouvez les dernières informations sur la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.- Contre la cinquième vague et le variant omicron, plusieurs voix s’élèvent pour ouvrir le débat sur la vaccination obligatoire En France, François Bayrou, président du Modem et proche de Macron, et Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, mettent la question sur la table. Idem à l’échelle européenne avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Voir aussi