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France: En lançant le débat sur plus d'autonomie en Guadeloupe, le gouvernement fâche la droite

La troisième nuit de violence en Guadeloupe Alors que la France envoie des forces spéciales de la police

 La troisième nuit de violence en Guadeloupe Alors que la France envoie des forces spéciales de la police Pointe-A-Pitre, Guadeloupe (Reuters) - Le territoire français d'outre-mer de la Guadeloupe a été touché par une troisième nuit de pillage et émeute au milieu de protestations contre les mesures de Covid-19, Avec des hommes armés tournant à la police et aux pompiers, les autorités ont déclaré dimanche.

Vendredi, le ministre des Outre-Mer Sébastien Lecornu a indiqué que le gouvernement était © Thomas COEX / AFP Vendredi, le ministre des Outre-Mer Sébastien Lecornu a indiqué que le gouvernement était "prêt" à parler de l'autonomie de la Guadeloupe. Une déclaration qui ne passe pas au sein de l'opposition de droite, qui dénonce un recul de l'exécutif.

L'opposition de droite a dénoncé samedi la proposition gouvernementale d'un débat sur plus d'autonomie en Guadeloupe en proie à une crise sociale, la cheffe du RN Marine Le Pen estimant pour sa part que l'Etat tente "d'acheter les indépendantistes radicaux".

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Etant donné que "certains élus ont posé la question en creux de l'autonomie" en Guadeloupe, "le gouvernement est prêt à en parler. Il n'y a pas de mauvais débats du moment que ces débats servent à résoudre les vrais problèmes du quotidien", a affirmé vendredi le ministre des Outre-mer dans une allocution télévisée aux Guadeloupéens. Il a également annoncé la création de "1.000 emplois aidés pour les jeunes".

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"Les Guadeloupéens ne veulent pas moins d'Etat"


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"La réponse gouvernementale à la crise aux Antilles, c’est l’autonomie! Les Guadeloupéens et les Martiniquais ne veulent pas moins d’Etat, au contraire : ils entendent que l’Etat se tienne à leurs côtés et assume ses responsabilités", a tweeté Xavier Bertrand, candidat à l'investiture des Républicains pour la présidentielle.

Sébastien Lecornu a immédiatement répondu sur le même réseau social : "Stop aux mensonges et approximations @xavierbertrand ! Après les avoir consultés, je constate que des élus antillais souhaitent que certaines questions, notamment sanitaires soient à l’avenir traitées localement = + d’autonomie. Nous ne refusons pas ce débat", a-t-il souligné.

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"Le macronisme cède encore face à la rue"

Autre candidat chez LR à l'investiture pour la présidentielle, Michel Barnier a estimé que ce qui était "en jeu, c’est l’unité de la Nation". "Ce que l’on attend du gouvernement aux Antilles, c’est de l’autorité, du dialogue et un soutien sanitaire et économique. Ni panique, ni improvisation. Il n’est pas permis de semer le doute sur notre attachement à la France d’outre-mer", a-t-il mis en garde.

Eric Ciotti, également dans la course à l'investiture LR, a lui dénoncé un recul de l'exécutif. "Après Notre-Dame-des-Landes, le macronisme cède encore face à la rue et aux émeutiers aux Antilles - ouverture d’une dialogue sur l’autonomie de la Guadeloupe - report de l’obligation vaccinale des soignants Avec Macron, la République cède et recule face à la violence", a-t-il twitté.

Marine Le Pen dénonce un lâchage

A l'extrême droite, la candidate à la présidentielle du RN Marine Le Pen a elle estimé que "pour essayer d’acheter les indépendantistes radicaux, le gouvernement se dit prêt à lâcher la Guadeloupe". "Ce n’est pas ce que les Guadeloupéens attendent! Ils attendent de l’État d’être protégés et respectés et qu’on leur offre des perspectives d’avenir", a-t-elle ajouté dans un tweet.

La Guadeloupe et la Martinique, deux îles des Caraïbes frappées par une pauvreté et un taux de chômage importants, sont secouées par crise sociale née d'une contestation du vaccin anti-Covid obligatoire pour les soignants et les pompiers.

Sébastien Lecornu a quitté la Guadeloupe après 24 heures de dialogue avec l’intersyndicale .
Le ministre des Outre-mer a appelé à une « prise de conscience collective » face à des violences qui « prennent pour cibles les forces de l’ordre ». Il a annoncé l’envoi de renforts militaires supplémentaires.Le ministre a jugé qu’aucune discussion n’est possible tant que les syndicats « ne veulent pas » condamner des tentatives d’assassinat contre des policiers et des gendarmes, un « préalable pourtant évident et indispensable ». Sa rencontre avec quatre représentants syndicaux de l’UGTG et FO s’est donc résumée à une simple remise de documents de revendication.

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