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France: Primaire populaire : après la divulgation d’une vidéo, colère des « insoumis » et des écologistes qui refusent d’être associés à l’initiative

Présidentielle 2022. Qui est Christiane Taubira, candidate à la primaire populaire ?

  Présidentielle 2022. Qui est Christiane Taubira, candidate à la primaire populaire ? Christiane Taubira a déclaré le 9 janvier qu’elle se soumettra au résultat de la primaire populaire, en vue de l’élection présidentielle. Parcours politique, propositions fortes, vie personnelle… On vous présente tout ce que vous devez savoir sur cette candidate. Ancienne ministre, députée, candidate du Parti radical de gauche (PRG) à l’élection présidentielle de 2002… Christiane Taubira est candidate à la Primaire populaire. Si elle remporte cette dernière, dont le résultat est prévu fin janvier, l’ancienne Garde des sceaux se lancera dans la course à l’Élysée.

La France insoumise demande aux organisateurs de retirer le nom de Jean-Luc Mélenchon du scrutin, qui se tiendra du 27 au 30 janvier. Anne Hidalgo et Yannick Jadot avaient déjà annoncé qu’ils n’y prendraient pas part.

La vidéo était destinée à moins de 200 bénévoles de la Primaire populaire et se retrouve désormais publiquement brandie par ses opposants. Dans une courte séquence tenue via l’application Zoom, on voit Samuel Grzybowski, l’un des fondateurs de l’initiative citoyenne qui veut départager les candidats de gauche à l’élection présidentielle, affirmer que le « but du pôle politique [de la Primaire populaire], c’est d’empêcher que (…) Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot (…) puissent avoir les 500 signatures » nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle.

Vous n’y comprenez rien à ce qui se passe à gauche ? On vous explique tout !

  Vous n’y comprenez rien à ce qui se passe à gauche ? On vous explique tout ! A trois mois du scrutin, la situation est particulièrement embrouillée à gauche, alors que Christiane Taubira s’apprête à officialiser sa candidature à l’élection présidentielle autour du 15 janvier.Entre le 27 et le 30 janvier, se tiendra la Primaire populaire, un OVNI politique imaginé par de jeunes activistes de la génération climat issus du milieu associatif, pour tenter de faire émerger une candidature unique à gauche. Plus de 130 000 personnes sont déjà inscrites au vote, parmi les 300 000 adhérentes à la démarche, et il est possible de le faire jusqu’au 23 janvier.

Mathilde Imer, l’autre porte-parole du mouvement, dénonce au Monde la fuite « d’une vidéo à usage interne, sortie de son contexte ». Elle juge que celle-ci est utilisée « pour discréditer » le projet de la Primaire populaire mais convient d’« une maladresse sur la forme ». « Nos adversaires ne sont pas Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo mais Emmanuel Macron, Valérie Pécresse, Eric Zemmour, Marine Le Pen », rappelle-t-elle. « Je regrette ce ton et cette manière non diplomatique de présenter notre stratégie connue de tous », ajoute Samuel Grzybowski, qui précise que l’extrait date de début octobre 2021, à un moment où « aucun candidat ne nous avait répondu ».

Bras de fer

Contrairement à l’interprétation qui peut-être faite de la vidéo, « la position de la Primaire populaire n’a jamais été antiparti », tentent de corriger les trentenaires, qui assument néanmoins « le rapport de force » face aux partis. La Primaire populaire compte bien utiliser « la masse, les parrainages et la dynamique dans les sondages » dans leur bras de fer et les partis le savent depuis longtemps, selon Mathilde Imer et Samuel Grzybowski.

Présidentielle. Anne Hidalgo présentera son projet jeudi et acte le refus de son idée de primaire

  Présidentielle. Anne Hidalgo présentera son projet jeudi et acte le refus de son idée de primaire La candidate socialiste dévoilera jeudi 13 janvier 2022 les 70 propositions de son projet présidentiel. Dans son entourage, on assure qu’elle n’ira pas à la primaire populaire. La candidate PS Anne Hidalgo présente jeudi 13 janvier son projet présidentiel, fort de 70 propositions autour de l’urgence sociale, climatique et démocratique, avec lequel elle espère se relancer après sa tentative avortée de rassembler la gauche.

Mardi 18 janvier au soir, les « insoumis » avaient demandé aux organisateurs de la Primaire populaire de ne plus impliquer leur candidat, Jean-Luc Mélenchon. Ils dénonçaient une démarche « insincère » qui, selon eux, « instrumentalise les aspirations au rassemblement » de la gauche. « Jean-Luc Mélenchon n’a jamais donné son accord pour figurer dans ce scrutin : nous demandons donc que son nom soit retiré de tous les supports physiques et numériques » de cette primaire, a écrit dans un communiqué Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Pour l’eurodéputé de La France insoumise (LFI), « il est temps que la campagne électorale soit débarrassée de ces pratiques déloyales qui instrumentalisent les aspirations au rassemblement et fonctionnent depuis des semaines comme un harcèlement permanent contre la légitimité des candidatures de gauche ». Dans ce texte, Manuel Bompard s’interroge aussi « sur les intentions politiques réelles de cette organisation », avec laquelle les « insoumis » veulent se « mettre clairement à distance ».

Anne Hidalgo fermerait-elle la porte à la primaire populaire ?

  Anne Hidalgo fermerait-elle la porte à la primaire populaire ? Anne Hidalgo a dévoilé ce jeudi les principales mesures de son programme en vue de l'élection présidentielle. Un façon peut-être de fermer la porte à la primaire populaire, organisée du 27 au 30 janvier. La candidate à l'élection présidentielle , Anne Hidalgo, a présenté jeudi les principales mesures de son programme en matière de travail, d'éducation ou encore de santé et d'environnement. Elle a également présenté sa vision de la France, estimant qu'elle "est frappée par trois crises", l'urgence sociale, écologique et démocratique. Des crises qui selon elle, "s'alimentent les unes les autres".


Vidéo: Yannick Jadot: \ (BFMTV)

Les difficultés de la Primaire populaire à s’installer en « juge de paix » à gauche

Le député LFI du Nord Adrien Quatennens a dénoncé mercredi sur RTL « les méthodes brutales et d’une violence sans nom » de « la prétendue Primaire populaire » dont « les intentions ne sont pas claires ». En meeting à Nantes, dimanche 16 janvier, Jean-Luc Mélenchon avait quoi qu’il en soit rejeté toute candidature d’union : « Comment je fais pour faire l’union sans créer la confusion ? Ce n’est pas d’union dont on a besoin, c’est de clarté et d’unité populaire. »

311 000 inscrits au vote

Chez Europe Ecologie-Les Verts, David Cormand, membre de l’équipe de campagne du candidat écologiste Yannick Jadot, s’en prend également à la Primaire populaire, estimant que l’initiative est « un symptôme de la décomposition de la gauche ». « A part déprimer le peuple de gauche en disant que l’union est la seule solution, c’est tout sauf une réponse politique. Car elle est la négation de la diversité politique », répond l’élu au Monde.

Mélenchon joue avec les odeurs, Le Pen s’embrouille avec le Louvre, Pécresse a fait un beau voyage

  Mélenchon joue avec les odeurs, Le Pen s’embrouille avec le Louvre, Pécresse a fait un beau voyage Le Réveil politique – faits de campagne, analyses, anecdotes… Chaque matin, « l’Obs » décrypte la campagne présidentielle.On se souvient des meetings avec hologrammes en 2017. Cinq années plus tard, Jean-Luc Mélenchon innove encore, avec un spectacle d’un genre nouveau, dimanche 16 janvier à Nantes : un « meeting immersif et olfactif ». La diffusion de quelques touches de parfum – aux fragrances vaguement florales ? – nous a laissé dubitatif. Mais qu’importe, car il n’y avait pas besoin de l’odorat pour ressentir la puissance du dispositif scénique mis en place au parc des expositions de la Beaujoire.

« Ils voulaient mobiliser deux millions d’adhérents pour submerger les partis… Ils seront peut-être 400 000 ou 500 000 à l’arrivée. En quoi est-elle populaire ? », tance encore David Cormand. Contacté, le Parti socialiste n’a pas souhaité réagir de son côté.

Dans son dernier décompte, mercredi à 17 heures, la Primaire populaire revendiquait 311 000 inscrits au vote d’« investiture » qui doit se tenir en ligne du 27 au 30 janvier. Un chiffre bien supérieur au nombre d’inscrits à la primaire écologiste de septembre 2021 (122 000) et du congrès des Républicains, au début de décembre 2021 (près de 140 000), mais inférieur à la primaire de la gauche en 2017 (2 millions) ou de la droite et du centre qui avait vu triompher François Fillon (4,4 millions).

Sept concurrents restent sur la ligne de départ de la Primaire populaire, dont Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, et Anne Hidalgo, malgré leur refus d’y participer. Le député européen Pierre Larrouturou, l’experte en santé publique de Rennes Charlotte Marchandise et la militante pour le climat Anna Agueb-Porterie ont, quant à eux, dit qu’ils se plieraient aux résultats. L’ancienne ministre de la justice Christiane Taubira, candidate soutenue par le Parti radical de gauche, a défendu mardi sur France Inter sa participation à cette consultation, tout en se gardant de s’engager à rejoindre le ou la gagnante de la Primaire populaire si elle échoue à convaincre.

Après l’irruption de Christiane Taubira, une tentative de rapprochement entre socialistes et écologistes

Christiane Taubira souhaite des loyers encadrés pour stopper « l’indécence » .
La candidate a également plaidé pour que "l'allocation logement couvre à la fois le loyer et les charges", sans s'étendre sur la question du financement © JULIEN DE ROSA / AFP Christiane Taubira le 15 janvier 2022 à Lyon. MAL-LOGEMENT - La candidate a également plaidé pour que "l'allocation logement couvre à la fois le loyer et les charges", sans s'étendre Christiane Taubira se positionne sur le pouvoir d’achat.

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