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France: La France insoumise refuse la main tendue du PS pour les législatives

Présidentielle : Mélenchon améliore son résultat de 2017 et appelle à « ne pas donner de voix à Mme Le Pen »

  Présidentielle : Mélenchon améliore son résultat de 2017 et appelle à « ne pas donner de voix à Mme Le Pen » Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, se place en troisième position à l’élection présidentielle et réunit 21,2 % des suffrages exprimés, un score historique. « Il ne faut pas donner une seule voix à Mme Le Pen », a-t-il exhorté ses soutiens dimanche soir. Il n’aura pas réussi à se faufiler dans le « trou de souris » qu’il appelait de ses vœux. Jean-Luc Mélenchon obtient 21,2 % des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle, dimanche, selon la dernière estimation de l’institut Ifop-Fiducial.

  La France insoumise refuse la main tendue du PS pour les législatives © Copyright 2022, L'Obs

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure s’est dit prêt samedi à engager un dialogue avec Jean-Luc Mélenchon pour les législatives, mais la chef des députés LFI Mathilde Panot a répondu qu’il n’y aurait pas de discussions avec le PS et que ce refus était « définitif ».

Alors que les Insoumis ont proposé vendredi aux écologistes et aux communistes de former une coalition pour les législatives des 12 et 19 juin, mais en excluant le Parti socialiste, Olivier Faure assure que « (sa) main est tendue », dans un entretien au journal « Libération ».

« Je suis prêt à engager un dialogue à la condition que ce ne soit pas la mise en scène d’un poker menteur », explique le Premier secrétaire qui, au soir du premier tour, avait appelé à « un pacte pour la justice sociale et écologique ».

Résultats présidentielle 2022 : comment expliquer la remontée de Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour ?

  Résultats présidentielle 2022 : comment expliquer la remontée de Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour ? Tout au long de la soirée de dimanche, l'estimation du score du candidat de La France insoumise n'a cessé de grimper. Si ses partisans ont longtemps cru à une qualification in extremis, ils ont dû se résigner à une frustrante troisième place. © Fournis par franceinfo Contrairement à ce qu'il croyait, cette fois-ci ne sera pas la bonne : Jean-Luc Mélenchon a échoué à se qualifier pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, dimanche 10 avril, pour sa troisième tentative après 2012 et 2017.

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Il reconnaît que « la campagne présidentielle a laissé des traces » entre les deux camps, mais « maintenant il faut passer par-dessus les rancoeurs qui existent ».

Selon lui, « à moins d’accepter l’idée que la gauche n’ait qu’une vocation minoritaire, il n’est pas possible de refuser la discussion avec la formation de gauche qui dispose du plus fort maillage territorial », c’est à dire le PS.

Pas de chèque en blanc pour Faure

Il pose quelques principes pour un accord : « D’abord, viser des candidats uniques partout où la menace de l’extrême droite existe. Ensuite, éviter les duels fratricides chaque fois qu’il y a un sortant de gauche ou écologiste ».

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  Après Jean-Luc Mélenchon, qui pour reprendre le flambeau de la France Insoumise ? Hier soir, Jean-Luc Mélanchon a certainement joué sa dernière valse présidentielle. Alors que la question de sa succession à la tête de la France Insoumise se pose déjà, des jeunes loups LFI, des mélenchonistes de la première heure et des soutiens aux tendances insoumises aiguisent leurs ambitions. Petit tour d’horizon non-exhaustif des prétendants à l'aube d'une séquence où tout semble possible.Il y a ceux qu’on voit venir de loin et ceux qu’on y verrait bien. Plusieurs figures engagées, dans l’ombre ou pas, partagent l’ADN du « Pôle populaire » initié avec la dernière campagne de l’insoumis.

« Enfin, s’accorder le plus souvent possible sur le ou la candidate qui a le plus de chances de l’emporter face aux droites, en prenant en compte les résultats des derniers scrutins, de la dynamique propre à la présidentielle et des implantations territoriales », poursuit-il.

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Pour Olivier Faure, « nos concitoyens ne tergiversent pas. Face aux menaces de nature différentes de la droite et de l’extrême droite, ils jouent la gagne, pas le énième épisode de petits meurtres entre amis ».


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« Les insoumis portent la responsabilité principale du rassemblement du fait de leur score. Mais ils auraient tort d’y voir un chèque en blanc », insiste-t-il.

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  Les textos de Macron, la TVA de Le Pen, les millions de Pécresse Le Réveil politique – faits de campagne, analyses, anecdotes… Chaque matin, « l’Obs » décrypte la campagne présidentielle.En déplacement à Denain (Nord), lundi, où il a ouvert la porte à un infléchissement de son projet sur les retraites, Emmanuel Macron a révoqué l’idée qu’il y ait eu un front républicain en 2017, année de son élection alors qu’il était opposé à Marine Le Pen. « Je pense qu’en 2017, soyons clairs, il n’y a pas eu de front républicain. Le front républicain, c’est 2002. C’est un soir d’avril, toute la presse et tous les partis politiques disent : “C’est affreux, jamais ça !” 2017 et aujourd’hui, ce n’est pas du tout cela.

Mais alors que les insoumis veulent construire une coalition sur la base de leur programme, Olivier Faure estime que « le rassemblement ne sera jamais la caporalisation. Les désaccords existent. (...) On doit se rassembler sur nos combats communs tout en respectant des histoires et des projets différents ».

« Je respecte les insoumis mais je ne suis pas insoumis. Personne ne passera sous une toise », prévient-il.

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Pour LFI, Jadot et Roussel doivent rendre des comptes

La présidente du groupe des députés La France insoumise Mathilde Panot a répondu dans le JDD, qu’il n’y aurait « pas de discussions » de son parti avec le PS, « et ce refus est définitif ».

« Le PS a été très clair », argumente-t-elle. La candidate PS « Anne Hidalgo ne voulait rien construire avec nous. Nous avons pris acte de ses attaques et de son refus à tirer un bilan lucide du quinquennat de François Hollande ».

Elle précise aussi que les candidats écologiste Yannick Jadot et communiste Fabien Roussel « doivent rendre des comptes à propos de leurs nombreuses attaques envers Mélenchon, c’est un préalable ».

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  Législatives : « Voyons-nous ! », l’appel du communiste Fabien Roussel à l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon Le candidat communiste, Fabien Roussel, a lancé un appel à Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) jeudi à deux mois des législatives de juin : « Je veux lui redire mon entière disponibilité pour trouver un accord afin de gagner un grand nombre de députés. » C’est la prochaine étape pour la gauche et l’objet de toutes les attentions à venir. Les élections législatives de juin, ou comment réussir le « troisième tour », après les deux de la présidentielle où aucune force de ce côté de l’échiquier politique ne participera. Alors dès ce jeudi, le communiste Fabien Roussel a tenu à enclencher la machine.

« On ne demande pas un exercice de flagellation publique », explique-t-elle. « Mais ils nous doivent des explications. Hier pour Jadot, nous étions les amis de Poutine. Aujourd’hui, cela ne semble pas empêcher son parti de vouloir discuter avec nous ».

Le PCF « prêt à discuter »

Le parti communiste français se dit « prêt à discuter » avec LFI pour les législatives, estimant, dans un courrier rendu public samedi, que « toutes les forces de gauche doivent agir ensemble », « dans le respect de leurs résultats aux échéances électorales et de leurs spécificités ».

« Nous sommes prêts à discuter de vos propositions et nous en avons également à vous soumettre, en visant une base d’accord partagé sur l’ensemble des questions », écrit le comité exécutif national du PCF.

Les Insoumis ont proposé vendredi aux écologistes et aux communistes de former une coalition pour les législatives des 12 et 19 juin, dont la base serait « un programme commun partagé » établi « à partir de » celui de Jean-Luc Mélenchon.

Ils leur proposent également d’entamer les négociations sur une répartition des circonscriptions au prorata des scores du premier tour de la présidentielle.

« Il s’agit désormais de continuer à élargir nos capacités de rassemblement respectives, dans le respect de nos objectifs et pratiques politiques, tout en travaillant les convergences indispensables à des avancées concrètes pour les Français », expliquent les communistes.

Mais ils soulignent que « la priorité pour les communistes est de battre Marine Le Pen dans les urnes, dimanche 24 avril ».

Pourquoi les législatives sont des élections à enjeu, malgré une hausse de l'abstention .
Julien Navarro, chargé de recherche en science politique, à l'Institut catholique de Lille (ICL), explique pourquoi les législatives, malgré une forte abstention ne sont pas des élections sans enjeux politiques. Passées au second plan de l’élection présidentielle, les élections législatives auront lieu dans quelques semaines à peine, les dimanches 12 et 19 juin précisément. Rien n’a jusqu’ici laissé paraître de l’imminence et l’importance de ce scrutin, ni dans les médias ni dans les conversations.

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