France: A la rentrée du Rassemblement national : « Quand ça ne sera plus Emmanuel Macron, ce sera nous ! »

VIDÉO - “Véran en prison” : Olivier Véran, ces commentaires qu’il n’oubliera pas

  VIDÉO - “Véran en prison” : Olivier Véran, ces commentaires qu’il n’oubliera pas À l’occasion de la sortie de son livre Par-delà les vagues, consacré à la crise sanitaire, Olivier Véran était invité dans C à vous, sur France 5, ce mardi 13 septembre. Il s’est notamment remémoré certains commentaires l’ayant visé alors qu’il était ministre de la Santé et dont il ne garde pas un bon souvenir. Olivier Véran a décidé de se livrer au sujet de la crise sanitaire. Alors qu’il est désormais porte-parole du gouvernement, l’homme politique a sorti un livre, jeudi 8 septembre, intitulé Par-delà les vagues et consacré aux coulisses de la pandémie de Covid-19.

  A la rentrée du Rassemblement national : « Quand ça ne sera plus Emmanuel Macron, ce sera nous ! » © Copyright 2022, L'Obs

Il y a cinq ans, le Front national en était réduit à réclamer, en vain, une modification du règlement de l’Assemblée nationale pour abaisser le nombre minimum d’élus nécessaires afin de constituer un groupe parlementaire… Décrite comme « lessivée », y compris par certains de ses proches, après son débat catastrophique face à Emmanuel Macron, des divergences idéologiques au sein de son état-major et une campagne des législatives anecdotique, Marine Le Pen, qui disait alors souffrir de problèmes de dos, avait carrément déserté l’Hémicycle dès le début du mois d’août.

Un quinquennat est passé. Soit une éternité en politique, tant la tonalité des trois « journées parlementaires » du RN qui se sont tenues ce week-end au Cap-d’Agde a été radicalement différente. A l’heure où l’autre opposition, celle de gauche, se déchire autour de la valeur « travail » et fait face aux difficultés de certains de ses cadres, le Rassemblement national, qui dispose du premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale, voit la vie en rose : 89 députés élus, une « révolution électorale […] inexorable » en France et partout en Europe - en Italie, en Suède et aux Pays-Bays. Et une élection interne pour la présidence d’un parti qui ne souffre d’aucune remise en question de la ligne politique dictée par sa vraie cheffe, Marine Le Pen, qui se débarasse au passage des accusations de népotisme qui lui ont collé aux basques dès son élection en 2011, à la suite de son père.

Édouard Philippe, “celui qui se barre…” : l’ancien Premier ministre a les oreilles qui sifflent

  Édouard Philippe, “celui qui se barre…” : l’ancien Premier ministre a les oreilles qui sifflent Les macronistes doivent se réunir, ce samedi 17 septembre, pour lancer le nouveau mouvement de la majorité baptisé Renaissance. Un parti auquel Édouard Philippe n’a pas souhaité adhérer avec son parti, Horizon. Une décision qui vaut à l’ancien chef de gouvernement de sévères critiques comme le révèle "Libération".Il faut dire que les relations entre le président de la République et son ancien chef du gouvernement ne semblent pas au beau fixe depuis un certain temps. Édouard Philippe n’était d’ailleurs pas présent, le 8 septembre dernier, lors du Conseil national de refondation.

« Nous sommes les seuls candidats naturels à sa suite »

Au Cap d’Agde, le RN affiche le visage triomphant et bronzé, été oblige, d’une extrême droite désormais persuadée de jouer le rôle de favori pour la présidentielle de 2027. Dans les couloirs du Palais des Congrès, où l’essentiel des réunions a été consacré à la formation et à la professionnalisation des élus RN et où régnait encore le sentiment d’euphorie de la divine surprise du printemps, il a d’ailleurs davantage été question de l’exercice du pouvoir plutôt que de sa conquête : « La seule vraie question qui se pose aujourd’hui c’est : comment être à la hauteur des attentes des Français quand Marine aura été élue en 2027 ? » Pas un nuage dans le ciel héraultais donc, et un « horizon » politique aussi « limpide » que la feuille de route délivrée par Marine Le Pen, dont l’optimisme et la promesse de « jours heureux » est résumée par le slogan dévoilé ce dimanche : « L’alternance pour la France ».

Obsèques d’Elizabeth II : ce protocole étonnant qu’Emmanuel et Brigitte Macron devront respecter

  Obsèques d’Elizabeth II : ce protocole étonnant qu’Emmanuel et Brigitte Macron devront respecter Les funérailles d'Elizabeth II se tiendront en l'abbaye de Westminster ce lundi 19 septembre. Les nombreux chefs d'Etat présents devront suivre un protocole très strict, et pour le moins inattendu. Ce jour fera date dans l'histoire. Le 19 septembre 2022, les funérailles de la reine Elizabeth II se dérouleront en l'abbaye de Westminster à Londres. Une cérémonie très attendue, qui sera suivie par des milliers de personnes à travers le monde. Des obsèques nationales, où de nombreux chefs d'Etats et têtes couronnées seront présents.

Un énième pas dans sa quête d’institutionnalisation et un changement de paradigme pour la formation fondée par Jean-Marie Le Pen, historiquement accro aux discours antisystème et qui a longtemps brocardé ce même principe d’alternance. Lequel l’excluait des arcanes du pouvoir en favorisant, de fait, la compétition entre les grands partis de gouvernement de gauche et de droite. Mais « puisque Macron nous a fait le cadeau de tous les tuer, nous sommes les seuls candidats naturels à sa suite… », assure l’entourage de l’ancienne candidate.

Celle-ci n’a pas hésité à claironner : « Quand ça ne sera plus Emmanuel Macron, ce sera nous ! »

Une nouvelle composition politique dans laquelle les enjeux de personnes autour de sa succession sont apparus bien secondaires, malgré l’imminence du Congrès, le 5 novembre prochain. Les deux aspirants à la nouvelle présidence, le président par intérim et favori, Jordan Bardella, et Louis Aliot, le maire de Perpignan qui fait figure d’ancien combattant parmi les dizaines de nouvelles têtes que compte désormais le parti, n’ont d’ailleurs rien trouvé à redire au nouveau plan de bataille, promettant l’un comme l’autre de réorienter l’appareil partisan vers la détection et l’accompagnement des élus et l’implantation locale du RN.

Après l’assurance-chômage, les retraites et la fin de vie, Emmanuel Macron met l’immigration au programme

  Après l’assurance-chômage, les retraites et la fin de vie, Emmanuel Macron met l’immigration au programme Le chef de l’État a annoncé que le projet de loi sur l'asile et l’immigration séra déposé "début 2023", avec parmi les propositions l’envoi des étrangers accueillis sur le territoire dans les régions menacées de désertification rurale. © Fournis par franceinfo La nouvelle loi sur l’asile et l'immigration devait d'abord être présentée dès cet automne. Emmanuel Macron a finalement annoncé jeudi 15 septembre devant les préfets réunis à l’Élysée qu’elle était reportée à 2023, après un débat au Parlement. Le texte sera déposé "dès le début" de l'année prochaine.

Marine Le Pen, qui continue d’invoquer la nécessité de « circonstances exceptionnelles » pour justifier une quatrième candidature à l’élection présidentielle en 2027, ne laisse, en réalité, que très peu planer le doute sur ses intentions. A ses proches, elle l’a répété tout l’été : le « procès en lassitude de la politique » qui lui est fait depuis des années est « complètement faux ». Aussi, la décision de « passer le flambeau » n’est qu’un moyen supplémentaire de « sortir de la gestion partisane » et parler « à tous les Français », « au-delà » de sa « famille politique ». Charge au groupe parlementaire, dont elle a pris la tête dès sa réélection à Hénin-Beaumont, d’afficher les gages de sérieux de tout mouvement aspirant à conquérir l’Elysée, quitte à voter des textes de lois ou des amendements en provenance d’autres bancs dans l’hémicycle, « pourvu qu’ils aillent dans le bon sens ». « Les textes pragmatiques qui prévoient des mesures concrètes en faveur des Français […] : ceux-là nous pouvons les voter ! », a-t-elle aussi expliqué à ses troupes, confirmant en outre l’intention du RN de voter contre le budget et de s’opposer à la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron.

Un exercice d’équilibriste mâtiné par moments (on est toujours au Rassemblement national) de quelques sorties maison sur l’immigration :

« D’ores et déjà, n’avez-vous pas compris que pour tenter de faire bonne figure aux Jeux Olympiques 2024, le gouvernement allait être tenté de vider Paris de ses clandestins, squatteurs et autres crackers, c’est-à-dire de les répartir chez vous, dans nos campagnes et villes moyennes ? »

Emmanuel Macron vient d’arriver au lycée Tabarly des Sables-d’Olonne .
Accueilli dans les ateliers du lycée Tabarly des Sables-d’Olonne (Vendée), mardi 13 septembre, Emmanuel Macron, vient décliner ses objectifs pour rendre l’enseignement professionnel plus attractif et faciliter l’insertion dans le monde du travail. « L’accueil républicain » était en place en fin de matinée, mardi 13 septembre au lycée Tabarly des Sables-d’Olonne, en Vendée. Emmanuel Macron est arrivé à 12 h 30 sur place, pour discuter de « la nécessaire transformation de la voie professionnelle alors qu’elle représente un tiers des lycéens », annonçait le service presse de l’Élysée par voie de communiqué, la veille.

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