France: Réintégration des soignants non-vaccinés : les députés de la France insoumise échouent à faire adopter le texte

Combien reste-t-il de soignants suspendus pour non-vaccination contre le Covid ?

  Combien reste-t-il de soignants suspendus pour non-vaccination contre le Covid ? Alors que l’opposition fait pression pour demander la réintégration des personnels soignants non-vaccinés, seules «quelques centaines de personnes» seraient encore concernées, d’après le ministère de la Santé.Reste que le nombre exact desdits soignants demeure inconnu. Un chiffre ancien continue de circuler : celui de 15 000 professionnels concernés, encore mentionné la semaine dernière, par la comédienne Anny Duperey, sur C8, Nicolas Dupont-Aignan ou encore Valeurs actuelles.

A coups de demandes de suspensions de séances, de rappels aux règlements et de dépôts d'amendements en rafale, le camp présidentiel a compromis la tenue du vote.

  Réintégration des soignants non-vaccinés : les députés de la France insoumise échouent à faire adopter le texte © Fournis par franceinfo

Tensions dans l'hémicycle. La journée réservée au groupe la France insoumise à l'Assemblée a tourné au vinaigre jeudi 24 novembre au soir, les oppositions fustigeant les "manœuvres" du camp présidentiel pour empêcher la tenue d'un vote sensible sur la réintégration des soignants non vaccinés.

"Tu vas la fermer !", a notamment lancé, excédé, le député de Guadeloupe Olivier Serva (groupe LIOT), à l'adresse de députés Renaissance qui l'interpellaient pendant son intervention, alors que l'élu ultramarin dénonçait les techniques employées pour ralentir les débats.

Affaire Quatennens: le député ne siégera pas au sein du groupe LFI jusqu’à la décision de la justice

  Affaire Quatennens: le député ne siégera pas au sein du groupe LFI jusqu’à la décision de la justice Le groupe parlementaire de La France insoumise a annoncé ce mercredi 23 novembre qu’Adrien Quatennens, accusé de violences physiques et morales par sa compagne, ne participerait pas à l’activité du groupe parlementaire avant que « la procédure judiciaire ne se poursuive jusqu’à son terme ». , a affirmé le groupe sur Twitter. Le groupe parlementaire de La France insoumise a annoncé ce mercredi 23 novembre qu’Adrien Quatennens, accusé de violences physiques et morales par sa compagne, ne participerait pas à l’activité du groupe parlementaire avant que « la procédure judiciaire ne se poursuive jusqu’à son terme ».

"Vous utilisez des subterfuges petits, comme vos idéaux, vous salissez la démocratie avec vos bassesses, vous êtes minoritaires, acceptez-le", a-t-il tempêté. "Vous devriez avoir honte!", a également lâché à l'adresse des macronistes Olivier Marleix, le chef de file du groupe LR, dont des députés sont favorables au texte de LFI, tout comme le groupe RN.

Le vote n'a pas eu lieu

A coups de demandes de suspensions de séances, de rappels aux règlements et de dépôts d'amendements en rafale, le camp présidentiel a compromis la tenue d'un vote sur le texte en discussion, que les oppositions semblaient en mesure de pouvoir faire adopter, contre l'avis du gouvernement.

Pourquoi l'inscription de l'IVG dans la Constitution, examinée jeudi à l'Assemblée, est loin d'être acquise

  Pourquoi l'inscription de l'IVG dans la Constitution, examinée jeudi à l'Assemblée, est loin d'être acquise La proposition de loi des Insoumis sera examinée jeudi, avant celle de Renaissance, le 28 novembre. Si ces textes ont une chance de passer chez les députés, d'autres obstacles majeurs restent à franchir. © Fournis par franceinfo C'est une proposition de loi qui tient en une phrase, mais qui a donné lieu à de multiples réécritures et batailles entre les différents camps politiques. L'Assemblée nationale se penche, jeudi 24 novembre, sur l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution, lors de la niche parlementaire de La France insoumise.

Il s'agit d'une proposition de loi de LFI demandant de réintégrer le personnel non-vacciné contre le Covid-19 des établissements de santé et de secours, pour y pallier les pénuries d'effectifs.

Lors des suspensions de séance, des éclats de voix entre députés étaient audibles dans les couloirs de l'Assemblée. "Les ultra-marins se sentent humiliés, méprisés par le gouvernement et les députés de la majorité présidentielle", a expliqué un membre de la Nupes, indiquant avoir assisté à des échanges "très tendus".

"Il se fait tard et les esprits s'échauffent", a lancé la présidente de la séance Naïma Moutchou (Horizons). "Je demande d'éviter les provocations, qui entraînent des réponses, et à cette heure tardive, elles arrivent plus vite".

Covid : «l’épidémie repart», Borne appelle à remettre le masque dans les transports .
Devant les députés, la Première ministre a lancé un «appel solennel» aux Français pour les convaincre de porter à nouveau le masque dans les transports en commun et à se vacciner.Face à l'épidémie de #bronchiolite, de grippe et de #Covid, @Elisabeth_Borne appelle les Français à se vacciner et "être vigilants ensemble". Revenant sur les débats autour de la réintégration des soignants non-vaccinés, elle dénonce des mesures "démagogiques".#DirectAN #QAG pic.twitter.

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