Monde: Pegasus: l’un des reporters les plus connus en Hongrie à la fois chasseur et cible

Inde: plus de 1000 personnes espionnées par le gouvernement Modi avec Pegasus

  Inde: plus de 1000 personnes espionnées par le gouvernement Modi avec Pegasus En Inde, le gouvernement aurait largement utilisé le logiciel Pegasus pour espionner illégalement des dizaines de journalistes, militants et académiciens. Signe d’un contrôle de plus en plus autoritaire exercé par le gouvernement de Narendra Modi. De notre correspondant à New Delhi, Militants des droits de l’homme, journalistes, avocats, académiciens, hommes d’affaires, politiciens de l’opposition… les téléphones de plus de 1 000 personnes,De notre correspondant à New Delhi,

Le téléphone de Szabolcs Panyi a été infecté par le logiciel espion Pegasus (image d’illustration). © AFP/Archivos Le téléphone de Szabolcs Panyi a été infecté par le logiciel espion Pegasus (image d’illustration).

C’est l’un des reporters les plus connus en Hongrie, plusieurs fois couronné meilleur journaliste d’investigation du pays (2015, 2016, 2020). Szabolcs Panyi travaille pour le journal en ligne Direkt 36, un média indépendant spécialisé dans les affaires de corruption. Il fait partie du consortium de journalistes qui a révélé l’affaire Pegasus, ce vaste scandale d’espionnage. Son cas est un peu spécial : il est à la fois le chasseur… et la cible ! Car son téléphone a été infecté par le logiciel espion. Il enquêtait sur des affaires sensibles : l’implantation d’une mystérieuse banque russe à Budapest, les relations entre le gouvernement Orban et Israël, la politique pro-chinoise de Viktor Orban.

Affaire Pegasus : une enquête ouverte à Paris sur l’espionnage de journalistes

  Affaire Pegasus : une enquête ouverte à Paris sur l’espionnage de journalistes Le Parquet de Paris a ouvert une enquête, ce mardi 20 juillet, concernant le logiciel Pegasus à la suite de plaintes par plusieurs médias comme Le Canard Enchaîné et Médiapart, dont plusieurs journalistes ont été espionnés. Le parquet de Paris a ouvert mardi 20 juillet une enquête sur l’espionnage de journalistes français dont l’infiltration de téléphones par le logiciel Pegasus pour le compte de l’État marocain, qui le conteste, a été révélée dimanche par un consortium de médias, a-t-il annoncé dans un communiqué.

Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère

Pendant plusieurs mois, en 2019, le téléphone de Szabolcs Panyi a été siphonné par le logiciel espion. Mais le journaliste n’a jamais été intimidé ni arrêté. Il ne se sent pas en danger.

« J’ai de la chance, dit-il, car je vis en Europe, dans un pays membre de l’Union européenne. Surveiller la société civile, c’est grave, mais on n’est pas au Mexique, ni au Maroc ni en Inde, où les journalistes sont tués, jetés en prison ou torturés. »


Vidéo: Projet Pegasus : Révélations sur un système mondial d'espionnage (France 24)

Il sera difficile de faire la lumière sur cette histoire, car le journaliste hongrois pense qu’il a été surveillé de manière légale : « La loi est si vague que n’importe qui peut être mis sur écoute. Le gouvernement a carte blanche pour faire ce qu’il veut. »

Pegasus : Reporters sans frontières réclame à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel

  Pegasus : Reporters sans frontières réclame à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel "Des logiciels développés par les firmes israéliennes comme Pegasus de NSO mettent clairement en cause l'Etat d'Israël. Même si les autorités israéliennes ne jouaient qu'un rôle indirect, elles ne peuvent échapper à leur responsabilité", dénonce Reporters sans frontières (RSF). Reporters sans frontières est remonté contre Israël. Suite à un scandale mondial d'espionnage, RSF a exigé que Tel Aviv impose un moratoire sur l'exportation du logiciel espion Pegasus par le géant local de la cybersécurité NSO. Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50.

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Dans un autre pays d’Europe, une telle affaire risquerait de faire tomber le gouvernement. Mais pas en Hongrie, estime Szabolcs Panyi.

« Le procureur de la République est un fidèle et un ami d’Orban, explique-t-il. S’il n’ouvre pas d’enquête, rien ne se passera. Je suis assez pessimiste, je pense que cette affaire n’aura aucune conséquence. »

Les nombreux médias proches du pouvoir évoquent à peine l’affaire ou la présentent de manière fallacieuse.

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Pegasus: comment contre-attaquer juridiquement face au cyber-espionnage? .
L’enquête collaborative menée par un consortium international de journalistes a révélé en juillet 2021 le Projet Pegasus, un logiciel d’espionnage développé et commercialisé par l’entreprise israélienne NSO, dont certaines autorités étatiques, notamment marocaine et hongroise, auraient fait usage. Selon l’enquête, le logiciel aurait permis à des États de prendre le contrôle des téléphones d’un certain nombre de personnes, parmi lesquels des chefs d’États et des membres de gouvernements, mais aussi des journalistes, des avocats et diverses personnalités politiques ou de la société civile.

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