Monde: Pegasus: Israël, craignant des conséquences diplomatiques, crée une commission

Pegasus: comment contre-attaquer juridiquement face au cyber-espionnage?

  Pegasus: comment contre-attaquer juridiquement face au cyber-espionnage? L’enquête collaborative menée par un consortium international de journalistes a révélé en juillet 2021 le Projet Pegasus, un logiciel d’espionnage développé et commercialisé par l’entreprise israélienne NSO, dont certaines autorités étatiques, notamment marocaine et hongroise, auraient fait usage. Selon l’enquête, le logiciel aurait permis à des États de prendre le contrôle des téléphones d’un certain nombre de personnes, parmi lesquels des chefs d’États et des membres de gouvernements, mais aussi des journalistes, des avocats et diverses personnalités politiques ou de la société civile.

Limiter les dégâts de cette affaire, c’est désormais le but que s’est fixé le gouvernement israélien, comme l’a timidement laissé entendre le ministre israélien de la Défense Benny Gantz. © Emmanuel DUNAND AFP/File Limiter les dégâts de cette affaire, c’est désormais le but que s’est fixé le gouvernement israélien, comme l’a timidement laissé entendre le ministre israélien de la Défense Benny Gantz.

En Israël, l'affaire Pegasus continue à faire du bruit. Les autorités israéliennes craignent que le scandale du logiciel espion n'ait des conséquences diplomatiques et mettent sur pied une commission chargées de vérifier les responsabilités dans cette affaire.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Limiter les dégâts de cette affaire, c’est désormais le but que s’est fixé le gouvernement israélien, comme l’a timidement laissé entendre le ministre israélien de la Défense Benny Gantz : « Les pays qui acquièrent ces systèmes doivent respecter leurs engagements stipulés dans la licence. Nous étudions en ce moment les informations publiées à ce sujet. »

Logiciel Pegasus : Le ministre israélien de la Défense vient s'expliquer à Paris

  Logiciel Pegasus : Le ministre israélien de la Défense vient s'expliquer à Paris Benny Gantz se rend cette semaine à Paris afin de « tenir au courant » les autorités françaises des derniers développements sur cette société de cybersécurité israélienne © Joël Saget L'entreprise israélienne de sécurité informatique NSO est à l'origine du logiciel d'espionnage Pegasus (illustration). DIPLOMATIE - Benny Gantz se rend cette semaine à Paris afin de « tenir au courant » les autorités françaises des derniers développements sur cette sociét Après les révélations, les explications.


Vidéo: Cyberespionnage : l'entreprise israélienne NSO derrière le projet Pegasus (France 24)

Selon les médias en Israël, le gouvernement a nommé une équipe spéciale, inter-agences, pour gérer les conséquences des révélations sur l’utilisation du logiciel Pegasus et pour réviser les licences d’exportations dans le domaine de la cybertechnologie.

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Dans le même temps, contre-offensive du groupe NSO qui rejette en bloc les accusations. Une enquête d’amateurs, proclame Shalev Hulio, le PDG de la société israélienne qui souligne dans une interview sur la radio 103 FM l’aspect éthique des transactions de sa firme : « Pour moi ce n’est qu’un tissu de mensonges. Nous travaillons à l’heure actuelle avec 45 pays. Et en l’espace de 11 ans, nous avons refusé de coopérer avec 90 pays. Oui, 90 pays. »

Pour NSO, tout a été fait pour que le logiciel espion ne puisse servir qu'à éviter les actes terroristes et criminels.

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Projet Pegasus. Maroc, France, Hongrie... Des journalistes mis sous surveillance .
Plus de 180 journalistes ont été la cible du logiciel espion Pegasus, révèle une enquête publiée dimanche par un consortium de dix-sept médias internationaux nommé « Projet Pegasus ». Parmi eux, des Français dont le fondateur du site d'information Mediapart, Edwy Plenel. Des journalistes du monde entier ont été espionnés grâce au logiciel espion Pegasus mis au point par l'entreprise israélienne NSO Group, selon une enquête publiée dimanche 18 juillet par un consortium de dix-sept médias internationaux, dont font notamment partie Le Monde, la cellule investigation de Radio France, The Guardian et The Washington Post.

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