Monde: Logiciel espion Pegasus : dans le monde, un scandale au retentissement limité

Espionnage de journalistes et d'opposants: l'affaire Pegasus suscite l'indignation

  Espionnage de journalistes et d'opposants: l'affaire Pegasus suscite l'indignation Des organisations de défense des droits humains, des médias, l'Union européenne et des gouvernements s'indignaient lundi des révélations sur l'espionnage à l'échelle mondiale de militants et de journalistes au moyen du logiciel Pegasus, conçu par l'entreprise israélienne NSO Group. Avant NSO, d'autres entreprises israéliennes ont été soupçonnées de fournir des logiciels espion à des gouvernements peu regardants sur les droits humains, avec le feu vert du ministère israélien de la Défense.

Les dérives de l'utilisation du logiciel espion israélien # Pegasus ont été condamnées dans le monde entier, "c'est contraire à toutes les valeurs européennes si c'est avéré" affirme Bruxelles. En France, le parquet de Paris a ouvert une enquête. Les révélations sur l'utilisation du logiciel espion Pegasus ont provoqué l'indignation internationale de politiciens, de journalistes et de militants des droits de l'homme. Une colère légitime si les enquêtes confirment l'espionnage d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d'entreprise de

L'utilisation d'un logiciel espion contre des journalistes serait "complètement inacceptable", a déclaré lundi 19 juillet la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en réaction à la publication d'une longue enquête sur le logiciel Pegasus par un consortium de journalistes. En Israël pour le moment il n’y a pas de réaction de la part du gouvernement.

Des membres du parti du Congrès indien portent des banderoles et des pancartes et crient des slogans lors d'une manifestation à New Delhi le 20 juillet 2021. Ils protestent contre le gouvernement dirigé par le Bharatiya Janata Party (BJP) et le Premier ministre indien Narendra Modi, potentiellement impliqués dans une opération de surveillance présumée utilisant le logiciel espion Pegasus. AFP / Prakash Singh © PRAKASH SINGH Des membres du parti du Congrès indien portent des banderoles et des pancartes et crient des slogans lors d'une manifestation à New Delhi le 20 juillet 2021. Ils protestent contre le gouvernement dirigé par le Bharatiya Janata Party (BJP) et le Premier ministre indien Narendra Modi, potentiellement impliqués dans une opération de surveillance présumée utilisant le logiciel espion Pegasus. AFP / Prakash Singh

L’affaire Pegasus, du nom de ce logiciel espion commercialisé par la société israélienne NSO Group, continue d’avoir des répercussions. En France, quatre jours après la publication d’une enquête révélant la surveillance potentielle de 50 000 numéros de téléphone sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016, un Conseil de défense exceptionnel a été convoqué par Emmanuel Macron ce jeudi.

Inde: plus de 1000 personnes espionnées par le gouvernement Modi avec Pegasus

  Inde: plus de 1000 personnes espionnées par le gouvernement Modi avec Pegasus En Inde, le gouvernement aurait largement utilisé le logiciel Pegasus pour espionner illégalement des dizaines de journalistes, militants et académiciens. Signe d’un contrôle de plus en plus autoritaire exercé par le gouvernement de Narendra Modi. De notre correspondant à New Delhi, Militants des droits de l’homme, journalistes, avocats, académiciens, hommes d’affaires, politiciens de l’opposition… les téléphones de plus de 1 000 personnes,De notre correspondant à New Delhi,

Le logiciel Pegasus , conçu par la société israélienne de cyber-sécurité NSO, est au cœur d' un scandale mondial d'espionnage qui a poussé l'ONG Reporters sans frontières à réclamer un moratoire sur ses ventes, et la chancelière allemande Angela Merkel, notamment, à demander plus de restrictions sur la commercialisation de ces systèmes. Pegasus dénonce «une campagne médiatique bien orchestrée». Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50 000 numéros de téléphone, sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour être

Mercredi 21 juillet, lors d’une conférence sur la cybersécurité à Tel-Aviv, le chef du gouvernement israélien, Naftali Bennett, n’a pas eu un seul mot pour le scandale Pegasus . Depuis le début de la semaine, les responsables politiques du pays font profil bas ; les journaux, à l’exception du quotidien Haaretz, qui Pourtant l’entreprise NSO, bien que privée, n’agit pas sans contrôle du gouvernement israélien : pour exporter ses logiciels , comme pour toute vente d’armes à l’étranger, elle doit obtenir le feu vert du ministère de la défense. Lequel a fait savoir mardi, à travers la voix de son ministre, Benny

Et à l’étranger ? Si la liste comprend au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise de nombreux pays, d’après l’analyse du consortium Forbidden Stories, les réactions semblent modérées. Tour d’horizon.

Dans le camp des accusés, le Maroc. Le royaume a décidé de répondre judiciairement à ce qu’il qualifie de « campagne médiatique mensongère, massive et malveillante », en poursuivant ceux qui accusent Rabat d’utiliser le logiciel espion. Parallèlement, le parquet général marocain a annoncé « l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ces fausses allégations et accusations afin d’identifier les parties à l’origine de leur publication ».

Des enquêtes aussi en Hongrie et en Israël

Membres du gouvernement, journalistes, politiques... la liste des personnalités françaises ciblées par le logiciel espion Pegasus s’allonge

  Membres du gouvernement, journalistes, politiques... la liste des personnalités françaises ciblées par le logiciel espion Pegasus s’allonge De très nombreuses personnalités médiatiques et politiques françaises se trouvent parmi une liste de cibles potentielles du logiciel d’espionnage israélien Pegasus.Le logiciel espion Pegasus, élaboré par la société israélienne NSO, introduit dans un smartphone, permet d’en récupérer les messages, photos, contacts et même d’écouter les appels de son propriétaire.

ÉDITORIAL. Mis en cause dans la cadre du « Projet Pegasus », le pouvoir Ces dernières années, à l’aide d’un logiciel espion israélien, la Hongrie a mis sous surveillance plusieurs Son champ d’application est par ailleurs beaucoup trop limité : par exemple, elle ne pourra pas être Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

La société NSO et son logiciel Pegasus étaient connus. Mais l’ampleur de l’espionnage qu’ils ont permis et ses dérives, y compris en France, vient d’être révélée grâce à une large enquête pilotée par Forbidden Stories, un consortium international de journalistes. L’entreprise a ainsi embauché l’année dernière l’une des anciennes responsables de la communication de l’armée israélienne Ariella Ben Abraham. «On parle des scandales , mais pas des enquêtes que NSO permet de dénouer», relativise Lior Tabansky, qui doute d’une surveillance généralisée grâce aux logiciels espions de l’entreprise.

En Hongrie, autre pays accusé d’avoir eu recours aux services de la société israélienne, le parquet de Budapest a ouvert une enquête à la suite de plusieurs plaintes. En Israël, où tout a commencé, c’est une enquête parlementaire qui a été ouverte. « La Défense a désigné une commission composée d’un certain nombre de groupes », a indiqué à la radio militaire Ram Ben-Barak, à la tête de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement israélien (Knesset). « À l’issue de l’enquête (…) nous évaluerons si nous devons apporter des corrections », a ajouté le député centriste et ancien directeur adjoint du Mossad, les services de renseignements extérieurs israéliens.

En Europe, la présidente de la commission européenne, Ursula Van der Leyen, a haussé le ton et condamné une affaire « complètement inacceptable » si elle est avérée. « La liberté de la presse est une valeur centrale de l’Union européenne », a-t-elle dit devant des journalistes en déplacement à Prague.

Pegasus : Reporters sans frontières réclame à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel

  Pegasus : Reporters sans frontières réclame à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel "Des logiciels développés par les firmes israéliennes comme Pegasus de NSO mettent clairement en cause l'Etat d'Israël. Même si les autorités israéliennes ne jouaient qu'un rôle indirect, elles ne peuvent échapper à leur responsabilité", dénonce Reporters sans frontières (RSF). Reporters sans frontières est remonté contre Israël. Suite à un scandale mondial d'espionnage, RSF a exigé que Tel Aviv impose un moratoire sur l'exportation du logiciel espion Pegasus par le géant local de la cybersécurité NSO. Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50.

Les révélations sur l'utilisation du logiciel espion Pegasus ont provoqué l'indignation internationale de politiciens, de journalistes et de militants des droits de l'homme. Une colère légitime si les enquêtes confirment l'espionnage d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des Ces révélations ont suscité l'indignation dans le monde entier d'organisations de défense des droits humains, de médias et de dirigeants politiques. La réaction de la présidente de la Commission européenne ne s'est pas faite attendre. Ursula von der Leyen s'est exprimée lors d'une conférence de


Vidéo: Emmanuel Macron demande "un renforcement de tous les protocoles de sécurité" (Dailymotion)

La chancelière allemande Angela Merkel, elle, a demandé jeudi plus de restrictions sur la vente de logiciels espion du type de « Pegasus ». « Il est important » que de tels logiciels « n’arrivent pas entre de mauvaises mains » et « il ne faudrait pas vendre ces logiciels à des pays où la surveillance des opérations (d’écoute) par la justice n’est peut-être pas garantie », a déclaré la chancelière, récemment espionnée par les services américains via le Danemark.

Un appel qui a trouvé un écho du côté de New York et de l’Organisation des Nations unies, où la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a réclamé elle aussi une meilleure « réglementation » du transfert et des technologies de surveillance. « Sans cadre réglementaire respectueux des droits de l’homme, il y a tout simplement trop de risques que ces outils soient détournés pour intimider les critiques et réduire au silence ceux qui contestent », a-t-elle souligné. « Les gouvernements devraient cesser immédiatement d’utiliser ces techniques de surveillance pour violer les droits humains, et doivent prendre des mesures concrètes pour protéger contre ces intrusions dans la vie privée en réglementant la distribution, l’utilisation et l’exportation de ces technologies de surveillance créées par d’autres. »

Pegasus : le Maroc attaque en diffamation, une enquête ouverte en Algérie

  Pegasus : le Maroc attaque en diffamation, une enquête ouverte en Algérie Pegasus : le Maroc attaque en diffamation, une enquête ouverte en Algérie« L’État marocain entend immédiatement saisir la justice française car il souhaite que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée », poursuit Me Olivier Baratelli dans son communiqué.

Manifestations en Inde

C’est toutefois en Inde que l’on a assisté aux réactions les plus importantes. Des rassemblements ont été organisés notamment à New Delhi par le Parti du Progrès, mardi, après les révélations concernant le pays. Les téléphones du chef de l’opposition, d’une trentaine de journalistes, d’hommes d’affaires et de militants des droits humaines entre autres auraient été visés. Sushant Singh, un journaliste ciblé par le logiciel Pegasus, parle d’un « moment Watergate » en Inde. Le ministre de l’Intérieur a dénoncé sur Twitter des « conspirations ». Le gouvernement de Narendra Modi est confronté, en plus de ces révélations, a d’importants mouvements des paysans, opposés à une réforme agricole, et aux critiques contre sa gestion de la pandémie de Covid en Inde.

Dans une déclaration à propos de Pegasus, le président mexicain Andrès Manuel Lòpez Obrador a enfin estimé que Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, devrait être libéré. « Il est en prison injustement (…) pour avoir fait connaître des informations similaires. »

Des proches de l’actuel président mexicain auraient été visés par le logiciel Pegasus. Le ministère public général de la République a indiqué l’ouverture d’une enquête qui vise l’ancien procureur général de la République.

Israël assure à la France prendre l’affaire Pegasus « au sérieux » .
Selon le ministre israélien de la Défense Benny Gantz, qui a rencontré son homologue française Florence Parly, l’Etat hébreu n’autorise l’exportation de produits cyber qu’à des Etats et seulement pour lutter contre le terrorisme et le crime.Benny Gantz a « abordé le sujet NSO [société de cybersécurité israélienne conceptrice de Pegasus] et déclaré qu’Israël prenait les allégations au sérieux », a relevé le ministère israélien de la Défense dans un communiqué. « Il a souligné que l’Etat d’Israël ne donnait des autorisations d’exportation de produits cyber qu’à des Etats et seulement pour lutter contre le terrorisme et le crime », a ajouté le ministère.

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