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Monde: Les migrants haïtiens ont quitté la frontière mexicano-américaine

Biden Administration envisage de déporter 10 000 migrants haïtiens abritant sous un pont au Texas, rapporte

 Biden Administration envisage de déporter 10 000 migrants haïtiens abritant sous un pont au Texas, rapporte © eric gay / ap Les migrants haïtiens utilisent un barrage pour traverser les États-Unis du Mexique, samedi 18 septembre 2021, à Del Rio, Texas. Eric Gay / AP Environ 10 000 migrants haïtiens abritent sous le pont international de Del Rio au Texas. L'administration Biden prévoit de déporter les migrants, avec des vols en raison de commencer le dimanche. Le maire de Del Rio a déclaré l'état d'urgence, décrivant la situation comme "sans précédent" et "surréaliste".

Tous les migrants rassemblés sous un pont dans la ville de Del Rio, au Texas, ont quitté leur camp de fortune. © Photo : Pedro Pardo / AFP Tous les migrants rassemblés sous un pont dans la ville de Del Rio, au Texas, ont quitté leur camp de fortune.

Tous les migrants haïtiens qui se massaient de part et d’autre de la frontière entre les États-Unis et le Mexique ont quitté leurs campements de fortune, selon le gouvernement américain et des journalistes sur place. Ces derniers jours, les images montrant des garde-frontières les repousser, sans ménagement, avaient fait le tour des médias et choqué l’opinion à travers le monde.

Les derniers migrants qui campaient depuis une semaine à Ciudad Acuña, à la frontière nord du Mexique, se sont retirés après avoir échoué à rentrer aux États-Unis, a observé l’AFP vendredi soir. Ils montaient avec leurs affaires dans des camionnettes les emmenant dans des centres d’hébergement.

Migrants aux États-Unis: expulsions massives au Texas, Mexico demande l'aide de Washington

  Migrants aux États-Unis: expulsions massives au Texas, Mexico demande l'aide de Washington Le gouvernement américain a commencé à expulser massivement vers leurs pays d’origine des centaines de migrants, en majorité des Haïtiens, qui s’étaient rassemblés dans un campement improvisé au Texas ces derniers jours. Ce lundi 20 septembre, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a exhorté Joe Biden à travailler main dans la main avec le Mexique et les pays d’Amérique centrale pour contenir la migration autrement que par les arrestations et les expulsions de personnes. L'image a beaucoup fait réagir aux États-Unis, souligne notre correspondant à Houston, Thomas Harms.

Un peu plus tôt, le ministre américain de la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas avait annoncé, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, qu’« aujourd’hui nous n’avons plus de migrants dans le campement sous le pont » de la ville de Del Rio, au Texas, qui a compté jusqu’à 15 000 personnes dont de nombreux Haïtiens en fin de semaine dernière.

Environ 2 000 personnes ont été expulsées par avion vers Haïti, 8 000 sont retournées volontairement au Mexique, 5 000 ont été transférées dans des centres d’hébergement et 12 400 ont pu quitter le site et devront se présenter à un juge de l’immigration pour défendre leur demande d’asile, a-t-il précisé. « Beaucoup seront renvoyés à Haïti », a-t-il ajouté.

Le ministre américain de la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas a annoncé, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche vendredi, que les milliers de migrants haïtiens qui campaient sous le pont de Del Rio, au Texas, avaient été évacués. © Photo : Anna Moneymaker / Getty Images via AFP Le ministre américain de la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas a annoncé, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche vendredi, que les milliers de migrants haïtiens qui campaient sous le pont de Del Rio, au Texas, avaient été évacués.

Traiter le problème à la source

Migrants chassés par des gardes-frontières texans à cheval : les photos qui indignent l’Amérique

  Migrants chassés par des gardes-frontières texans à cheval : les photos qui indignent l’Amérique Les images de gardes frontaliers, à dos de cheval, repoussant violemment des migrants Haïtiens à la frontière avec le Mexique ont provoqué un vif émoi aux Etats-Unis. Une enquête a été ouverte.La scène se déroule au Texas. A dos de cheval, des gardes-frontières chassent des migrants haïtiens, traversant le fleuve Rio Grande en provenance du Mexique. A l’origine de ces images, Paul Ratje, photographe à l’AFP, raconte que les Haïtiens traversaient la rivière dans les deux sens afin d’aller chercher de la nourriture pour leur famille avant d’être bloqués par les chevaux.

À Ciudad Acuña en revanche, le secrétaire du conseil municipal Felipe Basulto a assuré que les migrants en centres d’hébergement dans la ville ne seraient ni arrêtés ni déportés, et qu’ils pouvaient se déplacer en ville « en toute confiance » en attendant que leur statut soit fixé.

Quelques heures plus tôt, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador avait déclaré qu’il ne voulait pas que son pays devienne « un camp de migrants ». « Nous voulons que les problèmes soient traités à la source », a-t-il ajouté, appelant les États-Unis à investir dans le développement économique des pays d’Amérique centrale pour leurs habitants ne soient plus obligés de fuir la pauvreté.

Inhumain ou laxiste

Au total, selon Alejandro Mayorkas, 30 000 migrants, pour la plupart haïtiens, sont arrivés depuis le 9 septembre dans la petite ville frontalière du Texas, où ils vivaient sous la chaleur et dans l’insalubrité après avoir traversé le Rio Grande depuis Ciudad Acuña. Cet afflux massif de migrants et le traitement subi par certains, repoussés par des agents de la police des frontières à cheval alors qu’ils traversaient le fleuve, ont valu une avalanche de critiques à l’administration Biden, jugée inhumaine par la gauche et laxiste par la droite.

Images de traitement des migrants haïtiens ne reflètent pas des États-Unis: officiel

 Images de traitement des migrants haïtiens ne reflètent pas des États-Unis: officiel US Homeland Security Secrétaire Alejandro Mayorkas défendaient son département mercredi après des images montrant des agents d'immigration cheval monté pourchasser les migrants haïtiens à la frontière avec le Mexique sont allés virale.

Au total, selon Alejandro Mayorkas, 30 000 migrants, pour la plupart haïtiens, sont arrivés depuis le 9 septembre dans la petite ville frontalière du Texas, où ils vivaient sous la chaleur et dans l’insalubrité après avoir traversé le Rio Grande depuis Ciudad Acuña. © Photo : Paul Ratje / AFP Au total, selon Alejandro Mayorkas, 30 000 migrants, pour la plupart haïtiens, sont arrivés depuis le 9 septembre dans la petite ville frontalière du Texas, où ils vivaient sous la chaleur et dans l’insalubrité après avoir traversé le Rio Grande depuis Ciudad Acuña.

Sur un cliché pris dimanche par un photographe employé par l’AFP, un garde-frontières à cheval attrape un homme par son t-shirt sur la rive américaine. Sur un autre, il tient un groupe à distance en faisant tourner ses rênes, dans une posture menaçante, pour le forcer à rebrousser chemin. Ces clichés, qui ont fait le tour du monde, ont suscité un vif émoi aux États-Unis. Certains y ont vu des migrants assimilés à du bétail, d’autres ont rappelé les mauvais traitements infligés aux Afro-Américains par la police montée, les gardiens de prison ou les propriétaires d’esclaves.

« Embarrassant » pour Joe Biden

Joe Biden, qui ne s’était pas encore exprimé en public sur le sujet, a promis vendredi que ces agents allaient « payer » pour ces actes « scandaleux ». Les autorités américaines ont déjà ouvert une enquête et suspendu temporairement les opérations à cheval de la police aux frontières autour de Del Rio.

Mexico exhorte les Haïtiens à la frontière américaine à l'US-Mexique d'abandonner et de diriger le sud

 Mexico exhorte les Haïtiens à la frontière américaine à l'US-Mexique d'abandonner et de diriger le sud de Daina Beth Solomon © Reuters / Daniel Becerril Migrants à la recherche de refuge dans les États-Unis, la rivière Rio Grande, à Ciudad Acuna Ciudad Acuna, Mexique (Reuters ) - Les responsables mexicains exhortent les Haïtiens à la frontière du Texas qui tentent d'atteindre les États-Unis pour abandonner et retourner à la frontière du Mexique avec le Guatemala pour demander l'asile, même si le mécontentement pousse sur le traitement réalisé aux migrants assiégés.

Interrogé pour savoir s’il assumait la responsabilité du « chaos » à la frontière, Joe Biden a répondu : « Bien sûr que j’en assume la responsabilité. Je suis le président. C’était horrible […] de voir des gens traités de cette manière. » « C’est embarrassant », a-t-il dit avant de se reprendre. « C’est plus qu’embarrassant. C’est dangereux. C’est mal. Cela envoie le mauvais message au monde, le mauvais message chez nous. »

« Ce n’est pas qui nous sommes », a indiqué le démocrate, qui avait promis pendant sa campagne de traiter avec humanité les questions d’immigration, pour se distinguer d’un Donald Trump qui ne jurait que par la répression et la construction d’un mur sur la frontière. L’aile gauche démocrate dénonce l’expulsion des Haïtiens vers un pays plongé dans une crise politique, sécuritaire et humanitaire, tandis que la droite fustige, elle, le laxisme des autorités qui provoque selon elle un appel d’air à la frontière sud.

Les images ont choqué le monde entier. Le président Joe Biden a qualifié vendredi de « scandaleuses » ces scènes violentes où des gardes-frontières américains à cheval ont affronté des migrants haïtiens démunis qui traversaient le Mexique, et a promis que les agents en question allaient « payer » pour ces actes « scandaleux ». © Photo : Paul Ratje / AFP Les images ont choqué le monde entier. Le président Joe Biden a qualifié vendredi de « scandaleuses » ces scènes violentes où des gardes-frontières américains à cheval ont affronté des migrants haïtiens démunis qui traversaient le Mexique, et a promis que les agents en question allaient « payer » pour ces actes « scandaleux ».

déçu Haïtiens, espoir des Vénézuéliens rattrapés au Chili frontière .
dans un désert côtier de la frontière du Chili avec le Pérou, une patrouille de nuit se déroule dans deux groupes différents de migrants qui se rendent à travers l'Amérique latine: les Haïtiens de retour au Chili après avoir échoué à entrer dans le Rien Les États et les Vénézuéliens mendiant d'être autorisés à être autorisés.

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