Monde: Des dizaines de milliers de Polonais manifestent pour défendre l’appartenance de leur pays à l’UE

Etats-Unis : retour en neuf étapes sur le combat autour de la loi anti-IVG adoptée au Texas

  Etats-Unis : retour en neuf étapes sur le combat autour de la loi anti-IVG adoptée au Texas L'Etat américain a fait voter une loi qui interdit l'IVG au-delà de six semaines de grossesses. Bloquée par un juge fédéral. Après l'appel du Texas, elle va revenir devant la Cour suprême des Etats-Unis. © NurPhoto via AFP Des militants manifestent à travers le pays pour demander une protection nationale des droits reproductifs après que le Texas a adopté une interdiction quasi totale de l'avortement début septembre. Aux Etats-Unis, le débat sur le droit à l'avortement se focalise sur le Texas.

Des dizaines de milliers de Polonais se sont rassemblées à Varsovie le 10 octobre pour défendre l’adhésion de leur pays à l’UE. © AFP/WOJTEK RADWANSKI Des dizaines de milliers de Polonais se sont rassemblées à Varsovie le 10 octobre pour défendre l’adhésion de leur pays à l’UE.

Ils craignent un « Polexit », une sortie de la Pologne de l’Union européenne. C’est pourquoi des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche 10 octobre dans la soirée.

Des dizaines de milliers de Polonais manifestaient dimanche 10 octobre dans la soirée pour défendre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne, après une décision vendredi de la Cour constitutionnelle polonaise contestant la primauté du droit européen. Cette décision, refusant tout contrôle européen sur les lois polonaises, pourrait marquer un premier pas vers une sortie de la Pologne de l’UE.

Bientôt un « Polexit » ? Tout comprendre aux tensions entre la Pologne et l’Union européenne

  Bientôt un « Polexit » ? Tout comprendre aux tensions entre la Pologne et l’Union européenne Le Tribunal constitutionnel polonais a décidé jeudi 7 octobre que certains articles des traités européens étaient incompatibles avec la Constitution nationale et sapaient la souveraineté du pays.Les pommes de discorde entre la Pologne et l’Union européenne sont nombreuses. Et parmi les différends, se placent en tête les réformes judiciaires introduites par le parti conservateur nationaliste au pouvoir, Droit et Justice (PiS). Selon Bruxelles, ces textes sont une menace pour la démocratie et l’Etat de droit dans le pays.

C’est contre cette idée d’un « Polexit » que les Polonais se sont mobilisés dimanche, à l’appel du chef de l’opposition et ancien président du Conseil européen Donald Tusk. « Des dizaines de milliers de personnes à Varsovie et dans plus de 100 villes et villages en Pologne sont venues protester contre ce que ce gouvernement fait à notre patrie », a lancé M. Tusk à une foule immense munie de drapeaux bleus européens dans la capitale. Plus tôt dans la journée, il avait appelé ses compatriotes à « défendre une Pologne européenne ». « Nous devons sauver la Pologne, personne ne le fera pour nous », avait-il ajouté sur Twitter.

Des participants tiennent un grand drapeau de l’UE alors qu’ils prennent part à une manifestation pro-UE après un arrêt de la Cour constitutionnelle contre la primauté du droit européen en Pologne, à Varsovie, le 10 octobre. © AFP/Wojtek Radwanski Des participants tiennent un grand drapeau de l’UE alors qu’ils prennent part à une manifestation pro-UE après un arrêt de la Cour constitutionnelle contre la primauté du droit européen en Pologne, à Varsovie, le 10 octobre.

Lire aussi : Pologne. Donald Tusk de retour au pays pour combattre les ultra-conservateurs du PiS

« Je suis ici car je crains que nous quittions l’UE. C’est très important, surtout pour ma petite-fille », a déclaré Elzbieta Morawska, 64 ans, qui défilait à Varsovie. « Le Royaume-Uni vient de quitter l’UE et c’est une tragédie. Si la Pologne part maintenant, ce sera également une tragédie », estimait Aleksander Winiarski, 20 ans, qui étudie en Angleterre et manifestait également dans la capitale.

Des tensions après 17 ans de vie commune

La Pologne et d’autres pays d’Europe centrale et orientale ont rejoint l’Union européenne en 2004, 15 ans après que le mouvement syndical de Lech Walesa avait contribué à renverser le régime communiste. L’appartenance à l’Union reste très populaire, si l’on en croit les sondages, mais les relations entre Varsovie et Bruxelles se sont nettement tendues depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 du parti populiste Droit et Justice (PiS).

Entre la Pologne et l'Union européenne, une escalade des tensions "très prévisible"

  Entre la Pologne et l'Union européenne, une escalade des tensions Le tribunal constitutionnel polonais a affirmé, jeudi, la primauté du droit national sur le droit européen, en décrétant certains articles des traités de l'UE "incompatibles" avec la Constitution. Une nouvelle étape dans les tensions entre Varsovie et Bruxelles. Explications. Le premier acte d'un divorce à venir ? Jeudi 7 octobre, la Pologne a provoqué un séisme à Bruxelles en remettant en cause, pour la première fois de l'histoire de l'UnionLe premier acte d'un divorce à venir ? Jeudi 7 octobre, la Pologne a provoqué un séisme à Bruxelles en remettant en cause, pour la première fois de l'histoire de l'Union européenne (UE), l'un des fondements de l'institution : la primauté du droit européen sur les droits n

Les heurts portent notamment sur les réformes de l’appareil judiciaire voulues par le gouvernement, et dont l’UE estime qu’elles vont nuire à l’indépendance de la justice et risquent de conduire à un amoindrissement des libertés démocratiques.

Lire aussi : ENTRETIEN. La Pologne ne plie pas et fait enrager l’Union européenne

Un conflit juridique

Le plus récent de ces conflits est la décision vendredi de la Cour constitutionnelle polonaise qui a contesté la primauté du droit européen sur le droit polonais, jugeant plusieurs articles des traités européens « incompatibles » avec la Constitution du pays. La Cour, largement favorable au pouvoir actuel, a également averti les institutions européennes de ne pas « agir au-delà de leurs compétences » en s’ingérant dans les réformes du système judiciaire polonais.

Lire aussi : Traités de l’Union européenne : la Pologne juge certains articles incompatibles avec sa Constitution

« C’est ce à quoi tous les États membres de l’UE ont adhéré »

Bruxelles avait immédiatement réagi, par la voix de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « Nos traités sont très clairs. Toutes les décisions de la Cour de justice de l’UE s’imposent à toutes les autorités des États membres, y compris aux tribunaux nationaux. Le droit de l’UE prime sur le droit national, y compris sur les dispositions constitutionnelles », a-t-elle dit, précisant que « c’est ce à quoi tous les États membres de l’UE ont adhéré ».

Lire aussi : COMMENTAIRE. Pologne : la tentation du Brexit ou la rupture par le droit

Avant le jugement, l’UE avait prévenu que l’affaire pourrait avoir des « conséquences » pour le versement à la Pologne des fonds européens de relance après le Covid. Les analystes voient dans cette décision polonaise un début de « Polexit légal », ce que le gouvernement a toutefois démenti.

LEAD 1-La Pologne sur le gril à Strasbourg après la remise en cause du droit européen .
POLOGNE-UE/VON DER LEYEN (LEAD 1, TV):LEAD 1-La Pologne sur le gril à Strasbourg après la remise en cause du droit européen (Actualisé avec suite du débat au Parlement) par Jan Strupczewski et John Chalmers BRUXELLES, 19 octobre (Reuters) - Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a été la cible de critiques répétées mardi lors d'un débat tendu au Parlement européen, au cours duquel la présidente de la Commission a averti que la décision du Tribunal constitutionnel polonais contestant la primauté du droit européen ne resterait pas impunie. "Vos arguments n'avancent pas.

Voir aussi