Monde: «Polexit» : des dizaines de milliers de Polonais manifestent pour prouver leur attachement à l’UE

Bientôt un « Polexit » ? Tout comprendre aux tensions entre la Pologne et l’Union européenne

  Bientôt un « Polexit » ? Tout comprendre aux tensions entre la Pologne et l’Union européenne Le Tribunal constitutionnel polonais a décidé jeudi 7 octobre que certains articles des traités européens étaient incompatibles avec la Constitution nationale et sapaient la souveraineté du pays.Les pommes de discorde entre la Pologne et l’Union européenne sont nombreuses. Et parmi les différends, se placent en tête les réformes judiciaires introduites par le parti conservateur nationaliste au pouvoir, Droit et Justice (PiS). Selon Bruxelles, ces textes sont une menace pour la démocratie et l’Etat de droit dans le pays.

Cette décision, refusant tout contrôle européen sur les lois polonaises , pourrait marquer un premier pas vers une sortie de la Pologne de l ' UE . C'est contre cette idée d'un " Polexit " que les Polonais se sont mobilisés dimanche, à l 'appel du chef de l'opposition et ancien président du Conseil européen, Donald Tusk. " Des dizaines de milliers de personnes à Varsovie et dans plus de 100 villes et villages en Pologne sont venues protester contre ce que ce gouvernement fait à notre patrie", a lancé Donald Tusk à une foule immense munie de drapeaux bleus européens dans la capitale.

Des dizaines de milliers de Polonais manifestaient . — Chrysoula Zacharopoulou (@CZacharopoulou) October 10, 2021. C’est contre cette idée d’un « Polexit » que les Polonais se sont mobilisés dimanche, à l ’appel du chef de l’opposition et ancien président du Conseil européen Donald Tusk. " Des dizaines de milliers de personnes à Varsovie et dans plus de 100 villes et villages en Pologne sont venues protester contre ce que ce gouvernement fait à notre patrie", a lancé M. Tusk à une foule immense munies de drapeaux bleus européens dans la capitale.

Le Parisien © Fournis par Le Parisien Le Parisien

Ils ont voulu passer un message à l’Europe et s’opposer aux décisions nationales. Des dizaines de milliers de Polonais manifestaient ce dimanche soir pour défendre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne, après une décision vendredi de la Cour constitutionnelle polonaise contestant la primauté du droit européen.

Cette décision, refusant tout contrôle européen sur les lois polonaises, pourrait marquer un premier pas vers une sortie de la Pologne de l’Union européenne (UE). C’est contre cette idée d’un « Polexit » que les Polonais se sont mobilisés dimanche, à l’appel du chef de l’opposition et ancien président du Conseil européen Donald Tusk.

ENTRETIEN. La Pologne ne plie pas et fait enrager l’Union européenne

  ENTRETIEN. La Pologne ne plie pas et fait enrager l’Union européenne En refusant de se plier au droit communautaire, Varsovie s’attire les foudres de Bruxelles. Au risque de le payer cher. Entretien avec David Cayla, économiste, professeur à l’université d’Angers (Maine-et-Loire). Au diable l’indépendance de la justice, le respect des droits des personnes LGBT, la liberté des femmes à avorter… Depuis leur arrivée au pouvoir, en 2015, les ultraconservateurs du PiS n’ont cessé de bafouer les valeurs européennes. La décision du Tribunal constitutionnel polonais, jeudi 7 octobre, sonne comme la provocation de trop.

Des milliers de Polonais sont attendus dans les rues dimanche pour défendre l’appartenance de leur pays à l ’Union européenne, après la décision vendredi de la Cour constitutionnelle polonaise contestant la primauté du droit européen. Cette décision, refusant tout contrôle européen sur les lois polonaises , pourrait marquer un premier pas vers une sortie de la Pologne de l ’ UE , et c’est contre cette idée que les Polonais vont manifester dimanche, à l ’appel du chef Les analystes voient dans cette décision polonaise un début de « Polexit légal» – ce que le gouvernement a toutefois démenti.

Les Polonais étaient appelés à manifester après une décision du Tribunal constitutionnel remettant en cause la primauté du droit européen sur le droit national, qui pourrait marquer un premier pas vers un « Polexit ». Des manifestants brandissent des drapeaux européens et polonais à Varsovie, dimanche 10 octobre 2021. Czarek sokolowski / ap. Ils sont descendus en nombre dans les rues. Des dizaines de milliers de Polonais ont manifesté , dimanche 10 octobre, pour défendre l’appartenance de leur pays à l ’Union européenne ( UE ) après la décision, vendredi, du Tribunal

« Des dizaines de milliers de personnes à Varsovie et dans plus de 100 villes et villages en Pologne sont venues protester contre ce que ce gouvernement fait à notre patrie », a lancé Tusk à une foule immense munie de drapeaux bleus européens dans la capitale.

Plus tôt dans la journée, il avait appelé ses compatriotes à « défendre une Pologne européenne ». « Nous devons sauver la Pologne, personne ne le fera pour nous », avait-il ajouté sur Twitter. « Je suis ici car je crains que nous quittions l’UE. C’est très important, surtout pour ma petite-fille », a déclaré Elzbieta Morawska, 64 ans, qui défilait à Varsovie.

Relations tendues depuis l’arrivée d’europhobes au pouvoir

« Le Royaume-Uni vient de quitter l’UE et c’est une tragédie. Si la Pologne part maintenant, ce sera également une tragédie », estimait Aleksander Winiarski, 20 ans, qui étudie en Angleterre et manifestait également dans la capitale. La Pologne et d’autres pays d’Europe centrale et orientale ont rejoint l’Union européenne en 2004, 15 ans après que le mouvement syndical de Lech Walesa avait contribué à renverser le régime communiste.

Entre la Pologne et l'Union européenne, une escalade des tensions "très prévisible"

  Entre la Pologne et l'Union européenne, une escalade des tensions Le tribunal constitutionnel polonais a affirmé, jeudi, la primauté du droit national sur le droit européen, en décrétant certains articles des traités de l'UE "incompatibles" avec la Constitution. Une nouvelle étape dans les tensions entre Varsovie et Bruxelles. Explications. Le premier acte d'un divorce à venir ? Jeudi 7 octobre, la Pologne a provoqué un séisme à Bruxelles en remettant en cause, pour la première fois de l'histoire de l'UnionLe premier acte d'un divorce à venir ? Jeudi 7 octobre, la Pologne a provoqué un séisme à Bruxelles en remettant en cause, pour la première fois de l'histoire de l'Union européenne (UE), l'un des fondements de l'institution : la primauté du droit européen sur les droits n

Des milliers de Polonais sont attendus dans les rues dimanche pour défendre l’appartenance de leur pays à l ’Union européenne, après la décision vendredi de la Cour constitutionnelle polonaise contestant la primauté du droit européen. Cette décision, refusant tout contrôle européen sur les lois polonaises , pourrait marquer un premier pas vers une sortie de la Pologne de l ’ UE , et c’est contre cette idée que les Polonais vont manifester dimanche, à l ’appel du chef Les analystes voient dans cette décision polonaise un début de « Polexit légal» – ce que le gouvernement a toutefois démenti.

Plusieurs milliers de personnes, dans au moins trois rassemblements, manifestaient le 17 juillet après-midi à Paris contre la vaccination obligatoire pour certaines professions ou l'extension du pass sanitaire, aux cris de «liberté !». Dans le même temps, environ 1 500 personnes manifestaient dans les rues du sud de la capitale, au sein d'un cortège disparate, précédé d'un cordon policier. Enfin, quelques dizaines de personnes participaient à un autre rassemblement, non autorisé, place de la République.

L’appartenance à l’Union reste très populaire, si l’on en croit les sondages, mais les relations entre Varsovie et Bruxelles se sont nettement tendues depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 du parti populiste Droit et Justice (PiS). Les heurts portent notamment sur les réformes de l’appareil judiciaire voulues par le gouvernement, et dont l’UE estime qu’elles vont nuire à l’indépendance de la justice et risquent de conduire à un amoindrissement des libertés démocratiques.

Le plus récent de ces conflits est la décision vendredi de la Cour constitutionnelle polonaise qui a contesté la primauté du droit européen sur le droit polonais, jugeant plusieurs articles des traités européens « incompatibles » avec la Constitution du pays.

La Cour, largement favorable au pouvoir actuel, a également averti les institutions européennes de ne pas « agir au-delà de leurs compétences » en s’ingérant dans les réformes du système judiciaire polonais. Bruxelles avait immédiatement réagi, par la voix de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

« Nos traités sont très clairs. Toutes les décisions de la Cour de justice de l’UE s’imposent à toutes les autorités des États membres, y compris aux tribunaux nationaux. Le droit de l’UE prime sur le droit national, y compris sur les dispositions constitutionnelles », a-t-elle dit, précisant que « c’est ce à quoi tous les États membres de l’UE ont adhéré ».

Avant le jugement, l’UE avait prévenu que l’affaire pourrait avoir des « conséquences » pour le versement à la Pologne des fonds européens de relance après le Covid. Les analystes voient dans cette décision polonaise un début de « Polexit légal » - ce que le gouvernement a toutefois démenti.

Face au risque de « Polexit », passe d’armes entre le gouvernement polonais et Ursula von der Leyen .
Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a dénoncé mardi 19 octobre 2021 à Strasbourg un « chantage » de l’UE envers son pays sur la primauté du droit européen, alors que le plan de relance de Varsovie est gelé par Bruxelles. Mateusz Morawiecki, le Premier ministre de la Pologne, s’est adressé dans la matinée de ce mardi 19 octobre 2021 au Parlement européen. Il a tenu à s’y expliquer dans un contexte de crainte d’un « Polexit » après la récente contestation par le Tribunal constitutionnel polonais de la primauté du droit européen.

Voir aussi