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Monde: Matignon convoque une réunion de crise après le naufrage de 27 migrants dans la Manche

Manche: naufrage le plus meurtrier d'une embarcation de migrants depuis le début des traversées

  Manche: naufrage le plus meurtrier d'une embarcation de migrants depuis le début des traversées Au moins 33 migrants sont décédés ce mercredi 24 novembre dans le naufrage de leur embarcation au large de Calais. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé quatre arrestations, tandis que Boris Johnson convoque une réunion de crise de son gouvernement à Londres. Cet événement suscite une onde de choc à Paris et Londres. Elle était partie de Dunkerque. Une embarcation avec une cinquantaine de personnes à bord a fait naufrage ceElle était partie de Dunkerque. Une embarcation avec une cinquantaine de personnes à bord a fait naufrage ce mercredi après-midi. Elles cherchaient à rejoindre les côtes anglaises.

Une réunion de crise s’est déroulée à Matignon après le drame qui a coûté la vie à 27 migrants tentant de rejoindre l’Angleterre. © GONZALO FUENTES / REUTERS Une réunion de crise s’est déroulée à Matignon après le drame qui a coûté la vie à 27 migrants tentant de rejoindre l’Angleterre.

Le décès de plus d’une vingtaine de migrants au large de Calais, mercredi 24 novembre, est considéré comme la plus grave catastrophe depuis le début de la crise migratoire et des traversées de migrants dans le détroit du Pas-de-Calais. Ce jeudi 25 novembre, Matignon a convoqué une réunion de crise sur le sujet.

Après le choc face à la plus terrible tragédie migratoire dans la Manche, une réunion de crise s’est tenue jeudi autour de Jean Castex à Paris, et Londres a proposé à la France des patrouilles de police communes sur la côte française longeant la Manche.

Migrants : quelle réponse de l'exécutif au drame de Calais à cinq mois de la présidentielle ?

  Migrants : quelle réponse de l'exécutif au drame de Calais à cinq mois de la présidentielle ? Vingt-sept migrants sont décédés dans le naufrage d'une embarcation au large de Calais mercredi, alors qu'ils tentaient de gagner la Grande-Bretagne. Ce drame, qualifié de "tragédie" par le Premier ministre Jean Castex, est le plus meurtrier depuis l'envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche. A cinq mois de la présidentielle, l'exécutif doit donc trouver des solutions. Au moins 27 migrants ont perdu la vie mercredi dans le naufrage de leur embarcation au large de Calais, en tentant de rejoindre l’Angleterre.

Aucune information n’a filtré à l’issue de la réunion qui s’est terminée après 12 h et à laquelle participaient les ministres de l’Intérieur, de la Justice, des Armées, de la Mer, des Transports, des Affaires étrangères et de l’Europe.

Peu avant, le président Emmanuel Macron avait « fait savoir » à Boris Johnson lors d’un entretien téléphonique « qu’il attendait des Britanniques qu’ils coopèrent pleinement et qu’ils s’abstiennent d’instrumentaliser une situation dramatique à des fins politiques ».

Le Premier ministre britannique avait déclaré mercredi soir que les efforts face à la crise migratoire n’avaient pas été « suffisants », disant avoir « eu des difficultés à persuader certains de (ses) partenaires, en particulier les Français, d’agir à la hauteur de la situation ».

Six questions sur le naufrage de migrants dans la Manche, qui a fait au moins 27 morts

  Six questions sur le naufrage de migrants dans la Manche, qui a fait au moins 27 morts La mort de 27 migrants dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche, une tragédie inédite sur cette voie migratoire, a provoqué une onde de choc à Londres et Paris. Le Figaro fait le point sur le drame.«Nous avons récupéré six corps à la dérive», dans une eau à 17°C, a de son côté raconté Charles Devos, le patron de la vedette Notre-Dame du Risban, de la SNSM de Calais, décrivant «une embarcation pneumatique carrément dégonflée». «Ils ont des embarcations de fortune du genre zodiac pneumatique, qui font à peu près 10 mètres de long, mais où malheureusement, ils sont cinquante à bord», a-t-il également déploré auprès de l'AFP.

Jeudi, le gouvernement britannique a proposé à la France des patrouilles de police communes sur la côte française longeant la Manche, une proposition jusqu’ici rejetée par Paris pour une question de souveraineté. Parmi les victimes du naufrage de mercredi figurent 17 hommes, sept femmes et trois jeunes, a indiqué jeudi le parquet de Lille.

Deux migrants ont survécu : un Irakien et un Somalien qui étaient en « grave hypothermie » mercredi mais qui vont « un peu mieux » jeudi, a indiqué sur RTL Gérald Darmanin, précisant qu’ils allaient être rapidement entendus.

Lire aussi : Naufrage d’un bateau de migrants près de Calais. Ce que l’on sait du drame qui a fait 27 morts

« 1 500 passeurs arrêtés » depuis le 1er janvier

À Calais, d’autres migrants, proches des victimes, sont sous le choc. « Ils étaient avec moi ici à Calais il y a trois jours encore. Ils étaient Kurdes irakiens, Iraniens et Afghans. On a vécu dans les campements, dans la rue, on a même dormi dans la gare de Calais », a dit à l’AFP Mohamed, un Syrien de 22 ans. « Il y a trois jours, le groupe nous a dit : « On part en Angleterre » et ils sont partis ».

Migrants : comment les Britanniques comptent mettre un frein aux traversées de la Manche

  Migrants : comment les Britanniques comptent mettre un frein aux traversées de la Manche Le Royaume-Uni souhaite durcir son système d'asile. Un projet de loi prévoit notamment de créer une "sous-classe" de demandeurs d'asile et de condamner les passeurs à la prison à perpétuité. © Fournis par franceinfo Il y a "urgence" à accroître leurs efforts communs : mercredi 24 novembre, Boris Johnson et Emmanuel Macron sont convenus d'"intensifier leurs efforts" afin de lutter contre les traversées mortelles de la Manche par des migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre depuis la France, après le naufrage qui a fait 27 morts dans la Manche.

Cinq passeurs présumés ont été interpellés depuis mercredi, selon M. Darmanin, mais qui « n’ont pas de lien objectivé avec la procédure dont la Jirs de Lille a été saisie », a toutefois nuancé le parquet de Lille. Le drame s’est déroulé avec un « long boat », un bateau gonflable fragile au fond souple dont l’utilisation par les passeurs s’est accrue depuis l’été. Le bateau serait parti de Dunkerque.

« Depuis le 1er janvier, nous avons arrêté 1 500 passeurs » , a dit jeudi M. Darmanin. Ils fonctionnent comme des « organisations mafieuses » qui « relèvent du grand banditisme ». Le drame, redouté par les autorités et les associations, est de loin le plus meurtrier depuis l’envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche, face au verrouillage croissant du port de Calais et d’Eurotunnel, empruntés jusque-là par les migrants tentant de rallier l’Angleterre.

La gauche, de LFI au PS en passant par EELV et le PCF, a demandé jeudi une meilleure « politique de l’accueil ».

« Pour éviter de laisser les migrants aux mains des passeurs, il faut qu’il y ait une voie de passage, une voie de migration légale vers le Royaume-Uni », a insisté Adrien Quatennens, le numéro 2 de LFI.

Migrants : «Notre pays est un hall de gare», tonne Jordan Bardella

  Migrants : «Notre pays est un hall de gare», tonne Jordan Bardella Sur le plateau de "Punchline", le président par intérim du Rassemblement national Jordan Bardella est revenu sur le naufrage d'une embarcation de migrants mercredi dans la Manche qui a fait 27 morts. "Ces migrants ne doivent pas être répartis dans nos campagnes mais ils doivent repartir, être ramenés dans leur pays d'origine", a-t-il déclaré sur Europe 1. Il a parlé sans détour. Invité sur le plateau de Punchline jeudi soir, le président par intérim du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a partagé son point de vue sur la situation des migrants à la frontière franco-britannique.

Lire aussi : VIDÉO. Au large de Calais, 27 migrants perdent la vie dans le naufrage de leur embarcation

Les associations montent au créneau

« Il ne sert à rien d’incriminer d’abord les passeurs ou de s’en prendre aux associations. Les vrais responsables sont ceux qui refusent d’accueillir », a fustigé la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

De son côté, Utopia56 a enjoint à l’État de prendre ses responsabilités « pas uniquement pour cette tragédie mais pour toutes celles qui, inéluctablement, vont suivre si l’État continue à s’entêter dans ses politiques assassines ».

« La militarisation de la frontière est stricte, très stricte, elle encourage les réseaux de passeurs », affirme Juliette Delaplace, coordinatrice Secours catholique sur le littoral.

Même analyse pour Pierre Roques, coordinateur de l’Auberge des migrants, pour qui « avec autant de policiers, les gens sont obligés de se mettre dans la main des passeurs ».

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Entre le 1er janvier et le 20 novembre, 31 500 migrants ont quitté les côtes et 7 800 migrants ont été sauvés. Selon une source proche, les tentatives de traversée ont continué cette nuit, deux bateaux de secours ont été mobilisés et 110 personnes ramenées à terre. Selon Londres, 25 700 migrants ont réussi la traversée sur les dix premiers mois de l’année.

Avant ce naufrage, le bilan humain s’élevait à trois morts et quatre disparus en 2021, après six morts et trois disparus en 2020.

Naufrage dans la Manche : un survivant accuse l’État d’inaction, le gouvernement se défend .
L’un des deux survivants au naufrage d’une embarcation dans la Manche accuse les sauveteurs français et britanniques de s’être dédouanés et de n’être pas intervenus. Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des affaires européennes, a répondu à ces allégations, ce mercredi 1er décembre.Le naufrage d’une embarcation de migrants a fait 27 morts, mercredi 24 novembre dernier, dans la Manche. L’un des survivants, âgé de 21 ans et prénommé Mohammed, a raconté l’accident sur Europe 1. Il accuse les sauveteurs du Royaume-Uni et de la France de ne pas avoir répondu aux appels à l’aide.

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