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Monde: Les talibans désirent entretenir de « bonnes relations » avec le monde

Afghanistan : Les talibans demandent aux télés de ne plus diffuser de séries avec des femmes

  Afghanistan : Les talibans demandent aux télés de ne plus diffuser de séries avec des femmes « Les télévisions doivent éviter de montrer des feuilletons et séries à l’eau de rose dans lesquels des femmes ont joué », ont annoncé les talibans © EPN/Newscom/SIPA Des talibans paradent dans la province de Zabul, au sud-est de l'Afghanistan.

  Les talibans désirent entretenir de « bonnes relations » avec le monde © KARIM JAAFAR / AFP

Les talibans afghans ont assuré vouloir de « bonnes relations » avec tous les autres pays, lors du discours de leur Premier ministre Mohammad Hassan Akhund à la nation, samedi 27 novembre. Ils ont également promis qu'ils n'interféreront jamais dans leurs affaires. L'enregistrement audio d'une demi-heure a été diffusé à l'antenne de la télévision publique RTA, quelques jours avant la reprise de négociations entre son gouvernement et des représentants américains à Doha (Qatar).

Le Premier ministre taliban n'est toujours pas apparu en public depuis qu'il a été nommé Premier ministre le 7 septembre, tout comme le chef suprême du mouvement, le mollah Hibatullah Akhundzada, invisible depuis la reprise du pays par les islamistes à la mi-août.

L’Afghanistan ne veut plus voir ses femmes

  L’Afghanistan ne veut plus voir ses femmes Niées, effacées, éliminées, les illettrées pauvres comme les bourgeoises diplômées sont replongées en plein Moyen Âge. © PATRICK CHAUVEL Sur la vidéo, une équipe chirurgicale se penche sur un estomac. Une masse noire en est extraite. Volumineuse, elle se déroule. « Des cheveux ! La gamine les mangeait, on les a tous enlevés. » Zakia*, chirurgienne, était filmée il y a deux mois dans un hôpital provincial de l’est de l’Afghanistan. Devant nous, son regard est encore émerveillé. Son diplôme, elle l’avait arraché de haute lutte. Mais cette intervention serait aujourd’hui impossible pour elle.

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« Nous n'interférerons jamais dans leurs affaires internes »

« Je veux assurer tous les pays (étrangers) que nous n'interférerons jamais dans leurs affaires internes » et que « nous voulons de bonnes relations avec eux », y compris au niveau économique, a déclaré dans son message le mollah Akhund, critiqué ces derniers temps sur les réseaux sociaux locaux pour son silence prolongé alors que le pays se débat avec une grave crise économique.

Les talibans sont revenus au pouvoir à la mi-août à la faveur du retrait militaire des Occidentaux, et de l'effondrement du gouvernement afghan soutenus par ces derniers, après vingt ans de guerre sanglante. Les islamistes fondamentalistes avaient été chassé du pouvoir à la fin 2001 par une coalition militaire internationale menée par les Etats-Unis qui les avait punis d'avoir hébergé des leaders d'Al-Qaïda, auteurs des attentats du 11-Septembre quelques mois plus tôt.

« On n’ose plus sortir » : comment ces Afghans survivent à Kaboul depuis le retour des talibans

  « On n’ose plus sortir » : comment ces Afghans survivent à Kaboul depuis le retour des talibans Trois mois après la prise de la capitale afghane par les talibans et le départ des Américains, la population est plongée dans une crise profonde. Et ne voit plus dans quel avenir se projeter. La proclamation de l’Émirat islamique d’Afghanistan le 15 août a engendré une crise humanitaire d’envergure. Si 72 % de la population afghane vivait déjà sous le seuil de pauvreté, ce pourcentage risque d’atteindre 97 %, selon une étude du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) effectuée début septembre.

Le règne de la terreur

Après le retour au pouvoir des talibans en août dernier, Washington a gelé les avoirs de la banque centrale afghane, et la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont suspendu leurs aides à Kaboul. L'économie afghane, déjà l'une des plus démunie du monde, minée par 40 ans de guerre, plus de récentes sécheresses, et jusque là portée à bout de bras par l'aide internationale, est en chute libre, et le pays au bord de la catastrophe humanitaire selon l'ONU.

À Doha, les talibans devraient de nouveau réclamer la levée de ces sanctions, et la reprise de l'aide internationale pour éviter une flambée de misère et de famine cet hiver parmi les quelque 40 millions d'Afghans. Washington réclame de son côté aux islamistes afghans de lutter fermement contre le terrorisme, et donc de ne plus héberger de groupes susceptibles d'attaquer l'Amérique comme en 2001.Les Américains veulent également qu'ils diversifient leur gouvernement et respectent mieux les droits des minorités et ceux des femmes et des filles, en partie privées d'éducation et d'emploi depuis leur retour au pouvoir.

États-Unis, West Blast Taliban sur des «meurtres sommaires» signalés des EX-Security Forces .
Les États-Unis le samedi ont conduit un groupe de nations occidentales et alliés à la condamnation des talibans sur les «meurtres sommaires» des anciens membres de la sécurité afghane Forces signalées par des groupes de défense des droits, exigeant des enquêtes rapides.

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