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Monde: Pétrole, gaz… le fabuleux essor des Emirats Arabes Unis en 50 ans d’existence

Les Émirats arabes unis vont investir 10 milliards de dollars en Turquie

  Les Émirats arabes unis vont investir 10 milliards de dollars en Turquie Après des années de tensions entre la Turquie et les Émirats arabes unis, le prince héritier Mohammed ben Zayed a été reçu à Ankara ce mercredi 24 novembre par le président turc Recep Tayyip Erdogan. Cette visite – la première en dix ans – a officialisé le réchauffement des relations entre les deux pays, même s’il a surtout été question de coopération économique. Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer Ankara et Abou DhabiAvec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Pétrole, gaz… le fabuleux essor des Emirats Arabes Unis en 50 ans d’existence © PIXABAY Pétrole, gaz… le fabuleux essor des Emirats Arabes Unis en 50 ans d’existence

Il y a cinquante ans, le pays ne comptait que 300.000 habitants contre 10 millions aujourd'hui.

Ehab Fouad, 64 ans, était encore adolescent lorsqu'il a participé il y a cinquante ans à la parade célébrant la naissance des Emirats arabes unis, devenus l'un des pays les plus riches et influents du Golfe. L'ingénieur égyptien désormais à la retraite se souvient avec émotion de ce 2 décembre 1971, lorsqu'il a vu pour la première fois le drapeau du nouveau pays et brandi fièrement le portrait du cheikh Zayed ben Sultan Al-Nahyane, père fondateur des Emirats. "A chaque fois que je rencontre des gens ici, je leur raconte cette histoire", dit Ehab Fouad. Il vit à Dubaï, l'un des sept émirats de la fédération, avec Abou Dhabi, Charjah, Foujaïrah, Ajman, Oum Al-Qaïwaïn et Ras Al-Khaïmah, connus sous le nom d'Etats de la Trêve et sous protectorat britannique entre 1892 et 1971.

Biden établit l'huile, la réforme de la location de gaz, ces arrêts de Ban

 Biden établit l'huile, la réforme de la location de gaz, ces arrêts de Ban Washington (AP) - L'administration de Biden a recommandé vendredi une refonte du programme de crédit-bail de pétrole et de gaz de la nation qui se concentrent sur les zones qui conviennent au développement de l'énergie et à la levée. Les coûts des entreprises d'énergie pour percer des terres publiques et de l'eau.

Le cheikh Zayed, à la tête de l'émirat pétrolier d'Abou Dhabi, le plus riche parmi ses six voisins, a souhaité les unir pour tenter de bâtir un Etat puissant. Le pays comptait quelque 300.000 habitants à l'indépendance, contre environ 10 millions aujourd'hui, dont 90% d'étrangers, la plupart inéligibles à la citoyenneté en raison de règles strictes, comme M. Fouad. Avec d'importantes réserves de pétrole et de gaz, les Emirats, très pauvres en 1971, sont devenus une puissance économique et politique incontournable au Moyen-Orient. "Ici, certaines personnes avaient l'habitude de construire leurs maisons avec des branches de dattiers et des briques en argile. Aujourd'hui, il n'y a que des villas et des tours", raconte Ehab Fouad.

Comment Interpol est instrumentalisée par les régimes autoritaires

  Comment Interpol est instrumentalisée par les régimes autoritaires «Nous sommes profondément convaincus que l'élection du général Al-Raisi porterait atteinte à la mission et à la réputation d'Interpol et affecterait lourdement la capacité de l'organisation à s'acquitter efficacement de sa mission», écrivaient trois députés européens, dont la présidente de la sous-commission des droits humains du Parlement européen Marie Arena, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, mi-novembre. C'est néanmoins chose faite depuis jeudi. Le général émirati Ahmed Naser Al-Raisi a bien été élu président d'Interpol, réunissant la majorité des deux tiers.

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Des accusations mais des investisseurs

Des ONG accusent cependant les Emirats de violations des droits humains, ainsi que de crimes de guerre lors du conflit au Yémen, où les Emirats sont intervenus au sein d'une coalition menée par l'Arabie saoudite. Malgré ces accusations, le pays attire de nombreux investisseurs et hommes d'affaires et tente de diversifier ses sources de revenus, notamment grâce au tourisme ou à la finance, afin d'être moins dépendant de la manne pétrolière. Les Emirats sont un paradis fiscal avec un environnement relativement peu taxé, autorisant notamment le contrôle total des entreprises par des étrangers ou offrant des visas à long terme pour des travailleurs hautement qualifiés, comme les médecins, les ingénieurs, les scientifiques ou les artistes.

Dans ce pays, 100 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid

  Dans ce pays, 100 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid Aux Émirats arabes unis, où la vaccination contre le coronavirus est ouverte aux plus de trois ans, « 100 % de la population a reçu une injection » au moins. Une première dans le monde, selon Dubaï. Toute la population des Émirats arabes unis éligible à la vaccination contre le Covid-19 a reçu au moins une dose de vaccin, une première dans le monde, selon le ministère de la Santé de ce pays du Golfe.Près de 22 millions de doses ont été administrées au total, avec 100 % de la population ayant reçu une injection et 90,18 % étant complètement vaccinée, a ajouté vendredi le ministère.

Dubai, ancienne ville perlière, s'est ainsi transformée en un important centre financier et commercial, avec ses forêts de gratte-ciels, dont la plus haute tour du monde, Burj Khalifa et ses 828 mètres. Mais l'économie des Emirats, deuxième du monde arabe derrière l'Arabie saoudite, repose sur une main d'oeuvre à bas coût, venant pour la plupart d'Asie et d'Afrique, et généralement logée dans des camps ou des résidences fermées. Le pays souhaite désormais s'affirmer comme une puissance régionale, en s'engageant dans des conflits, comme au Yémen, ou en faisant office de médiateur dans d'autres, au Moyen-Orient et en Afrique.

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Politique plus "affirmée"

"Les Emirats ont longtemps été inquiets de leur relative vulnérabilité, dans une région où ils sont entourés par des Etats plus grands et plus puissants", explique Elham Fakhro, en charge du Golfe pour le centre d'analyse International Crisis Group (ICG). "Après l'indépendance, la politique étrangère du pays était relativement neutre, mais est devenue plus affirmée après les printemps arabes" depuis 2011, explique-t-il, profitant de la perte relative d'influence de puissances régionales traditionnelles comme l'Egypte, l'Irak et la Syrie.

Les Emirats, partisans d'une ligne dure à l'égard de l'islam politique, ont pris en 2020 la décision surprise de normaliser publiquement leurs relations avec Israël, devant ainsi le premier pays arabe avec Bahreïn à établir des liens diplomatiques avec l'Etat hébreu depuis des décennies. "En tant qu'acteur régional et international engagé, nous savons que nous avons besoin d'assumer plus de responsabilité pour la future orientation de notre région", a déclaré Anwar Gargash, conseiller présidentiel, lors d'un forum en novembre.

Les Émirats arabes unis instaurent la semaine de travail à 4 jours et demi et changent leurs week-ends .
Avec un week-end jusqu'ici établi du vendredi au samedi, les Émirats arabes unis se sont désormais alignés au reste du monde en instaurant le samedi et le dimanche comme jours officiels de repos. La semaine a également été remodelée. Une première parmi les pays de la péninsule arabique. Changement de rythme de vie imminent. Les Émirats arabes unis ont décidé de faire passer leur week-end de vendredi-samedi à samedi-dimanche et d'instaurer une semaine de travail de quatre jours et demi, dans un souci notamment de compétitivité, a rapporté mardi l'agence de presse officielle WAM.

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