Monde: JO d’hiver 2022. Au tour du Canada d’annoncer un boycott diplomatique des Jeux

JO de Pékin : le boycott diplomatique américain divise les grandes puissances

  JO de Pékin : le boycott diplomatique américain divise les grandes puissances Les États-Unis ont annoncé lundi qu'ils n'enverraient aucun représentant du gouvernement aux Jeux olympiques ou paralympiques d'hiver qui auront lieu en février Pékin. Cette décision a provoqué la colère de la Chine, qui a immédiatement été soutenue par la Russie. La France, de son côté, va se coordonner au niveau européen. La Chine a affirmé, mardi 7 décembre, que les États-Unis "paieront le prix" de leur décision d'envoyer leurs athlètes, maisLa Chine a affirmé, mardi 7 décembre, que les États-Unis "paieront le prix" de leur décision d'envoyer leurs athlètes, mais aucun représentant diplomatique aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin de 2022 en raison des violations des droits humains en Chine.

Justin Trudeau a annoncé le boycott diplomatique du Canada aux JO 2022. © LARS HAGBERG / AFP Justin Trudeau a annoncé le boycott diplomatique du Canada aux JO 2022.

Le Canada se joint au mouvement de boycott diplomatique des Jeux olympiques d’hiver 2022, a annoncé son Premier ministre Justin Trudeau, à l’occasion d’une conférence de presse. Le Canada devient ainsi le quatrième pays à ne pas envoyer de représentant officiel à Pékin.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé mercredi un boycott diplomatique des Jeux olympiques d’hiver de Pékin, emboîtant le pas aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’Australie. « Nous sommes profondément troublés par les violations des droits humains du gouvernement chinois », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Les athlètes canadiens participeront aux Jeux qui commenceront le 4 février mais aucun représentant du gouvernement canadien ne se rendra en Chine, a précisé Justin Trudeau.

L’Australie rejoint le boycott diplomatique des Etats-Unis aux JO d’hiver de Pékin

  L’Australie rejoint le boycott diplomatique des Etats-Unis aux JO d’hiver de Pékin Outre la persécution des Ouïgours, l’Australie a évoqué plusieurs tensions avec la Chine pour justifier ce boycott de JO d’hiver. Une décision qui a provoqué une réponse grinçante de la diplomatie chinoise.La décision de Canberra intervient dans un contexte de « désaccord » avec la Chine sur un certain nombre de questions allant des lois australiennes sur l’ingérence étrangère jusqu’à la récente décision d’acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire, a précisé Scott Morrison.

Quatrième pays à annoncer son boycott diplomatique

Les États-Unis avaient annoncé le boycott dès lundi, suivis mercredi par l’Australie puis la Grande-Bretagne. « C’est important d’être en partenariat avec des alliés dans le monde quand on a une approche contre la Chine », a insisté Justin Trudeau. Les sources de tensions sont nombreuses entre le Canada et la Chine qui viennent tout juste de sortir d’une crise diplomatique sans précédent liée à l’arrestation, en décembre 2018, de la fille du fondateur du géant chinois des télécoms Huawei.

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L’annonce de la décision américaine a provoqué la colère de Pékin, celle de l’Australie son mépris, la diplomatie chinoise estimant que « tout le monde se fichait » de savoir si Canberra envoyait ou non des représentants officiels. Selon des organisations de défense des droits humains, au moins un million d’Ouïghours et d’autres minorités turcophones, principalement musulmanes, sont incarcérés dans des camps au Xinjiang. La Chine est accusée d’y stériliser de force les femmes et d’imposer un travail forcé. Pékin affirme que les camps sont des centres de formation professionnelle destinés à éloigner leurs pensionnaires de la radicalisation.

L'UE hésite sur un éventuel boycott des Jeux olympiques de Pékin .
JO-2022-UE:L'UE hésite sur un éventuel boycott des Jeux olympiques de Pékin © Reuters/TINGSHU WANG L'UE HÉSITE SUR UN ÉVENTUEL BOYCOTT DES JEUX OLYMPIQUES DE PÉKIN par Sabine Siebold et Robin Emmott BRUXELLES (Reuters) - Alors que le ministre lituanien des Affaires étrangères a déclaré lundi qu'il n'irait pas aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin, la France et les Pays-Bas veulent aboutir à une position européenne commune.

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