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Monde: Attaque du Capitole : Un an après, le volet judiciaire loin d’être terminé pour Donald Trump et les émeutiers

Démocratie Sous Siege: une heure d'heure sur l'assaut sur l'US Capitol

 Démocratie Sous Siege: une heure d'heure sur l'assaut sur l'US Capitol de Jan Wolfe © Reuters / Stephanie Keith Supports du président américain Donald Trump Se rassembler à Washington Washington (Reuters) - Près d'un an a A passé depuis que les partisans de Donald Trump ont attaqué le Capitole américain dans une tentative infructueuse de renverser sa défaite électorale, la pire agression du siège du gouvernement fédéral depuis la guerre de 1812. Quatre personnes sont mortes le jour de l'émeute.

Plus de 700 partisans de Donald Trump ont été inculpés, et il n’est pas exclu que la commission d’enquête parlementaire recommande des charges au pénal contre l’ex-président américain

ANNIVERSARY - Plus de 700 partisans de Donald Trump ont été inculpés, et il n’est pas exclu que la commission d’enquête parlementaire recommande des charges au pénal contre l’ex-président américain

C’est une traque sans précédent. Un an après l’assaut du Capitole de Washington, qui a fait trembler les institutions américaines, le rouleau compresseur du FBI s’est mis en marche. A ce stade, plusieurs centaines de partisans de Donald Trump ont été arrêtés et inculpés, et une partie a été condamnée. Au printemps, la justice s’attaquera aux miliciens d’extrême droite inculpés pour « association de malfaiteurs » et tentera de répondre à une question cruciale : l’assaut, mené au moment où les élus certifiaient l’élection, a-t-il été planifié ?

Attaque du Capitole : Un an après, le volet judiciaire loin d’être terminé pour Donald Trump et les émeutiers

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De son côté, une commission d’enquête parlementaire cherche à déterminer si Donald Trump ou ses lieutenants étaient au courant d’éventuels préparatifs et s’ils y ont participé. Si c’était le cas, les élus pourraient recommander des charges au pénal contre l’ex-président américain.

Cinq ans de prison pour des violences contre des policiers

Pendant des mois, les agents du FBI ont analysé des milliers d’heures de vidéos et écumé les réseaux sociaux pour identifier les émeutiers – à une immense majorité, des hommes blancs ayant pour la plupart entre 30 et 50 ans. Selon les autorités, environ 2.000 personnes ont été « impliquées dans le siège » et des centaines ont pénétré dans l’enceinte du Congrès.

Sur les 725 Américains déjà arrêtés et inculpés, 165 ont plaidé coupable – principalement pour troubles à l’ordre public ou pour être entré sans autorisation dans le Capitole – afin d’éviter un procès. La plupart ont écopé de peines légères, allant d’une mise à l’épreuve à quelques semaines de prison. Même s’il a fait part de sa « honte », Robert Palmer, venu de Floride, a, lui, été condamné à cinq années de réclusion pour avoir attaqué des policiers avec une planche et un extincteur.

Assaut du Capitole : Joe Biden veut pointer la responsabilité de Donald Trump

  Assaut du Capitole : Joe Biden veut pointer la responsabilité de Donald Trump Le président démocrate doit prononcer un discours, jeudi 6 janvier, afin de commémorer cette invasion tragique survenue le 6 janvier 2021.La porte-parole de l'exécutif américain a dit à la presse s'attendre à ce que « le président Biden expose la portée de ce qui s'est passé au Capitole et la responsabilité particulière du président Trump dans le chaos ». Le président démocrate doit s'exprimer dans l'enceinte même du Capitole, là où des milliers de partisans de son rival ont tenté d'empêcher la certification de son élection par le Congrès américain.

Des miliciens d’extrême droite jugés au printemps

Environ 70 procès ont déjà eu lieu, pour l’essentiel via des procédures accélérées. Jacob Chansley, le « chaman de Qanon » devenu un visage emblématique du 6 janvier avec ses cornes de Viking et son chapeau de trappeur, a été condamné à trois ans et demi de prison ferme pour entrave à la certification des résultats de la présidentielle. Il avait notamment pénétré dans l’enceinte du Sénat armé d’un drapeau transformé en lance et laissé un message menaçant sur le bureau de Mike Pence, alors vice-président.

A partir du printemps prochain, une quarantaine de membres de groupes d’extrême droite et de milices (Proud Boys, Oath Keepers et Three Percenters) seront jugés par des jurys populaires pour « conspiracy » (proche d’ « association de malfaiteurs »), avec des charges passibles de vingt ans de prison. Les procureurs devront prouver que ces groupes ont planifié l’assaut. Selon l’acte d’accusation, pendant l’attaque, Thomas Edward Caldwell, un retraité de l’U.S. Navy, a reçu le message suivant, qui semble faire référence aux élus réfugiés dans les sous-terrains du Capitole : « Tous les membres sont dans les tunnels. Ferme-les et ouvre le gaz ». Quatre membres ayant décidé de plaider coupable et de coopérer avec les autorités pourraient être en mesure d’apporter des précisions sur ces communications encore entourées de mystère.

Des citoyens américains à la poursuite des émeutiers du Capitole

  Des citoyens américains à la poursuite des émeutiers du Capitole Un an après la prise du Capitole, de simples citoyens américains prennent toute leur part à l'enquête en traquant les émeutiers sur les réseaux sociaux. « On est quelque part entre journalistes et policiers », explique Kay. Depuis un an, cette habitante de l'État de Washington poursuit sans relâche les trumpistes qui ont pris part à l'émeute, en se fiant principalement aux réseaux sociaux.

Pour l’instant, personne n’a été inculpé pour « sédition » ou « insurrection », mais cela pourrait venir. Une charge « d’insurrection » serait particulièrement explosive, car elle ouvrirait, en théorie, la porte à un éventuel vote du Congrès pour déclarer Donald Trump inéligible via le 14e amendement, adopté après la guerre de Sécession.

Donald Trump renonce à s’exprimer

L’ex-président américain, qui avait prévu de s’exprimer lors d’une conférence de presse ce jeudi, a finalement renoncé. Il s’est emporté par communiqué contre la commission parlementaire, « biaisée et malhonnête » selon lui, qui enquête sur son rôle. S’il a échappé à une destitution quand il était président, il reste sous la menace de charges au pénal que pourraient recommander les élus – une décision que ne serait toutefois pas obligé de suivre le département de la Justice.

Composée de sept démocrates et de deux républicains anti-Trump, cette commission est engagée dans une course contre la montre pour terminer ses travaux avant les élections de la mi-mandat de novembre, avec des républicains favoris pour reprendre le contrôle de la Chambre. Les lieutenants de Donald Trump jouent donc la montre et refusent de coopérer.

Victoire de l'infox, remise en cause de la démocratie américaine… Les conséquences de l'assaut du Capitole

  Victoire de l'infox, remise en cause de la démocratie américaine… Les conséquences de l'assaut du Capitole L'assaut du Capitole le 6 janvier 2021 est l'aboutissement d'un long processus de sape des institutions démocratique des Etats-Unis, explique Jérôme Viala-Gaudefroy.L'année 2021 restera marquée par un événement inédit dans l'histoire des Etats-Unis  : l'assaut du Capitole par des partisans du président Trump dans le but d'empêcher la certification du résultat des élections de 2020. Il ne s'agissait pas d'une attaque contre un bâtiment, mais contre le Congrès lui-même, qui était en session, et dont les membres ont dû s'interrompre, se cacher, et être évacués en urgence dans la panique générale.

Son ex-conseiller, Steve Bannon, a été inculpé pour obstruction et sera jugé en juin. La veille des émeutes, il lançait cette tirade dans son podcast, qui intéresse particulièrement les élus :

« Ça ne va pas se passer comme vous le pensez. Tout ce que je peux dire, c’est ''Accrochez-vous''. Tout va partir en vrille demain. Tellement de gens disent ''Si j’étais dans une révolution, je serais à Washington''. Et bien c’est votre moment dans l’Histoire'' »

Selon la républicaine Liz Cheney, « il semble que M. Bannon ait eu connaissance en amont des projets pour le 6 janvier et ait joué un rôle important pour les mettre au point ». Ce bras de fer se jouera en partie devant la Cour suprême, saisie par Donald Trump pour bloquer le transfert de documents qu’il estime couvert par le privilège de l’exécutif.

Référence au Code pénal

Fin décembre 2021, la vice-présidente de la commission a également lu des SMS envoyés pendant l’assaut au chef de cabinet de Donald Trump, Mark Meadows – qui a fourni des documents mais refuse de témoigner. Plusieurs proches du président, et même son fils Donald Jr, l’ont supplié de demander au commander in chief d’intervenir pour calmer les émeutiers, ce qu’il a tardé à faire. Ce mardi, de nouveaux textos de l’animateur de Fox News Sean Hannity sont venus s’ajouter au dossier : « Je suis très inquiet au sujet des prochaines 48 heures. Je ne pense pas que le 6 janvier va se dérouler comme on le lui a dit », écrivait-il à Mark Meadows la veille des émeutes.

Attaque du Capitole : Trump « a empêché un transfert pacifique du pouvoir », cingle Biden

  Attaque du Capitole : Trump « a empêché un transfert pacifique du pouvoir », cingle Biden Le président américain a sévèrement taclé son prédécesseur à l'occasion d'un discours au Congrès, un an après l'attaque qui a traumatisé les Américains.Ceux qui menaient l'attaque sur Capitole, où siège le Congrès américain, « n'étaient pas un groupe de touristes, c'était une insurrection armée », a-t-il ajouté. En dénonçant de prétendues fraudes, « l'ancien président des États-Unis a créé et répandu un tissu de mensonges à propos de l'élection de 2020, il l'a fait car il préfère le pouvoir aux principes », a persiflé Joe Biden, soulignant que l'ex-président républicain avait « bâti son mensonge pendant des mois » avant le scrutin.

Donald Trump avait appelé ses supporteurs à marcher vers le Capitole et à «se battre» pour faire pression sur les élus. - MANDEL NGAN / AFP © Fournis par 20 Minutes Donald Trump avait appelé ses supporteurs à marcher vers le Capitole et à «se battre» pour faire pression sur les élus. - MANDEL NGAN / AFP

Fin décembre, Liz Cheney a lancé un message d’avertissement à l’ex-président américain : « La question est la suivante : ''Donald Trump a-t-il, par son action ou son inaction, tenté de manière corrompue de faire obstruction ou d’entraver le travail du Congrès pour compter les votes électoraux'' » Une citation reprise presque mot pour mot dans le code pénal fédéral américain. La route de Donald Trump vers une éventuelle candidature en 2024 reste donc plus que jamais minée.

Quand la milice des Oath Keepers planifiait de prendre le Capitole .
L'acte d'accusation fédéral contre dix membres du groupe inculpés pour «sédition» retrace la dérive violente d'un groupe déterminé à renverser le résultat de l'élection par les armes. » LIRE AUSSI - Assaut du Capitole: Biden incrimine Trump sans le nommer

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