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Monde: Conférence sur l'avenir de l'Europe : la parole aux citoyens

OMICRON WAOW retards Conférence du traité nucléaire des Nations Unies

 OMICRON WAOW retards Conférence du traité nucléaire des Nations Unies Une conférence sur le traité nucléaire des Nations Unies a été retardée jusqu'en août de l'année prochaine en raison de la surtension des affaires de Covid-19 introduites par la variante Omicron hautement transmissible, repoussant davantage la réunion qui a déjà eu lieu pendant deux ans.

Emmanuel Macron, lors de son discours inaugural pour la Conférence sur l'avenir de l'Europe, le 9 mai 2020. © European Union 2021 - Source : EP Emmanuel Macron, lors de son discours inaugural pour la Conférence sur l'avenir de l'Europe, le 9 mai 2020.

Inaugurée le 9 mai dernier à Strasbourg, la Conférence  sur l’avenir de l’Europe entre dans une nouvelle phase : les propositions et recommandations des citoyens européens seront bientôt remises. Une nouvelle étape de cette consultation publique citoyenne de l‘après-Covid, dont les conclusions seront publiées au printemps, qui leur aura permis d’exprimer leurs attentes et de se confronter aux nouveaux défis des 27 dans les prochaines années.

L’idée avait été formulée dès le mois de mars 2019 dans une tribune du président français, Emmanuel Macron, publiée par une vingtaine de journaux appelant à une renaissance européenne. "Face aux grands chocs du monde, les citoyens nous disent bien souvent : 'Où est l’Europe ? Que fait l’Europe ?'. Elle est devenue à leurs yeux un marché sans âme. Or l’Europe n’est pas qu’un marché, elle est un projet", avait-il alors développé pour expliquer la démarche. L’occasion aussi de rappeler les difficultés politiques rencontrées par l’Union européenne depuis 2008 : les crises économique, grecque, migratoire et, plus récemment, le Brexit, un "piège", selon le chef de l’État qui, comme le repli nationaliste "menace toute l’Europe".

Renaud Girard: «En 2021, Joe Biden n'a fait que prolonger la politique de Donald Trump»

  Renaud Girard: «En 2021, Joe Biden n'a fait que prolonger la politique de Donald Trump» GRAND ENTRETIEN - Présidence de Joe Biden, prise de Kaboul par les talibans, conflit ukrainien, crise migratoire européenne, présidence française du Conseil de l'Europe alors que l'année touche à sa fin, le géopoliticien décrypte les événements qui ont fait l'actualité internationale en 2021. © REUTERS / LEAH MILLIS / REUTERS / TOM BRENNER «On dit que Trump était plus doux que lui envers la Russie. Mais c'est faux. Jamais autant de nouvelles sanctions américaines n'ont été créées contre la Russie que sous l'administration Trump.» FIGAROVOX.

Une plateforme numérique multilingue

Deux ans auront finalement été nécessaires pour concrétiser le projet. Reportée en raison de la crise sanitaire, la Conférence sur l’avenir de l’Europe a depuis atteint sa vitesse de croisière malgré les vagues de Covid qui continuent d’avoir un impact sur les désormais 27 pays de l’Union européenne.

>> Conférence sur l'avenir de l'Europe : E. Macron défend un "modèle européen" face à la pandémie

Officiellement lancée le 9 mai 2021, la Conférence sur l’avenir de l’Europe se présente comme un exercice de démocratie participative assez rare, qui devrait présenter ses conclusions au printemps. Un temps évoquée, l’idée d’une prolongation de l’exercice a pour l’heure été repoussée. Les trois institutions, (Commission, Parlement et Conseil européen), qui accompagnent le projet souhaiteraient pour l’instant que le calendrier fixé soit pleinement respecté.

La France prend la présidence tournante du Conseil de l’UE à partir d’aujourd’hui

  La France prend la présidence tournante du Conseil de l’UE à partir d’aujourd’hui La France est désormais présidente du Conseil de l’Union Européenne. Voici ce que cela signifie et pourquoi c’est important. Depuis ce 1er janvier 2022, la France est la présidente du Conseil de l’Union Européenne. Comme prévu, la France a en effet pris la présidence tournante de cette institution réunissant les ministres des États membres de l’Union européenne. Un moment important qui marquera la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron.« Vous pouvez compter sur mon engagement total pour faire de ce moment qui ne survient qu’une fois tous les 13 ans un temps de progrès.

L’objectif est simple : donner aux citoyens des 27 États membres la possibilité de faire entendre leur voix et d’exprimer leurs attentes vis-à-vis de l’Union. "Un exercice inédit" affirmait le président français, en mai dernier, dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg, la possibilité surtout de "prendre le pouls du continent et d’envisager notre avenir".

Pour ce faire, l’exercice s’est déployé aussi bien au niveau européen que national dans les pays de l’Union qui le souhaitaient. Cette conférence "ne doit pas rester un exercice centré à Bruxelles", avait rappelé le Premier ministre portugais, Antonio Costa, alors que son pays avait hérité de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.


Vidéo: Stéphane Séjourné : "Il faudra peut-être priver la Pologne d'une partie de ses subventions" (France 24)

>> Avenir de l'Europe : l'UE lance une plateforme multilingue en ligne

Drapeau européen sous l'Arc de Triomphe : on vous résume la polémique en quatre actes

  Drapeau européen sous l'Arc de Triomphe : on vous résume la polémique en quatre actes La présence du seul drapeau européen sous l'Arc de Triomphe pour marquer symboliquement le début de la présidence française de l'UE a profondément agacé une partie de l'opposition.C'est la première polémique de cette année 2022. La France a pris samedi, pour six mois, la présidence tournante de l'Union européenne avec un programme ambitieux, celui d'une Europe "puissante" et "souveraine". A minuit, elle a succédé à la Slovénie, qui présidait le Conseil de l'UE depuis le 1er juillet, et laissera la place au second semestre à la République tchèque.

Pendant plusieurs mois, des débats, des conférences et des évènements sur l’avenir de l’Europe ont ainsi été organisés dans les pays membres de l’Union. En France, par exemple, l’exercice a suscité un réel intérêt. Près d’un millier de personnes ont fait part de leurs attentes envers l’Europe lors de débats organisés dans les 18 régions du territoire, le temps d’un week-end, en septembre. Une consultation en ligne a aussi été menée auprès de 50 000 jeunes français. Des propositions issues de ces débats seront d’ailleurs remises au cours de la présidence française du Conseil européen qui prendra fin le 30 juin.

Plus généralement, les citoyens des 27 ont pu exprimer leurs attentes sur une plateforme numérique européenne et multilingue dédiée futureu.europa.eu. Une opportunité de débattre des priorités de l’Europe et des défis auxquels elle est confrontée avec plus de 4 600 évènements organisés et plus de 12 000 idées proposées.

Le rôle central des quatre panels de citoyens

Depuis le mois de septembre, des panels de citoyens ont, par ailleurs, été organisés pour débattre des grands thèmes européens et présenter leurs propositions. Ces panels, au nombre de 4, (voir encadré) sont constitués de 200 citoyens chacun, choisis de manière aléatoire dans chacun des pays membres. Ils se veulent représentatifs de la population européenne en terme de genre, d’origine géographique, socio-économique ou même de niveau d’éducation. Un tiers de chaque panel est composé de jeunes (de 16 à 25 ans). Chacun des 4 panels doit encore se réunir une fois avant les dépôts de recommandation.

Donald Trump annule sa conférence de presse prévue jeudi, un an après l'assaut du Capitole

  Donald Trump annule sa conférence de presse prévue jeudi, un an après l'assaut du Capitole L’ancien président américain a annoncé, mardi, qu’il renonçait à sa conférence de presse prévue le 6 janvier, le jour du premier anniversaire de l’assaut mené contre le Capitole par ses partisans. Cette prise de parole était vue comme une provocation de plus par les critiques du Républicain. L’affrontement à distance avec Joe Biden n’aura pas lieu : l’ancien président Donald Trump a fait volte-face mardi 4 janvier et renonce à donner une conférence de presse ce jeudi, un an exactement après l’assaut du Capitole par ses partisans.Dans un communiqué publié mardi, le républicain assure qu’il s’exprimera le 15 janvier, dans un meeting en Arizona.

Les citoyens sélectionnés se sont retrouvés à plusieurs reprises au sein de leurs panels respectifs (en présentiel ou en formule hybride numérique). Ils ont pu se pencher sur chacune des thématiques au sein de groupes de travail pour y faire des recommandations à l’Assemblée plénière, afin qu’elles puissent faire -comme les contributions publiées sur la plateforme numérique futureu.europa.eu- l’objet d’un débat.

L'Assemblée plénière pour délibérer

Sur le papier, rien n’est interdit. "Tout doit être possible" avait souligné le président du Parlement européen, David Sassoli, à Strasbourg, le 9 mai dernier, suggérant plusieurs pistes de réflexion comme la remise en question de la règle de l’unanimité au Conseil où siègent les États membres. Certaines recommandations pourraient entrer dans le champ des compétences européennes, d’autres pourraient peut-être nécessiter une réforme des traités, "qui ne peut être un tabou", selon le président du Parlement européen. Un avis partagé par le nouveau chancelier allemand, Olaf Scholz et par Emmanuel Macron.

La plénière réunit 20 membres de chacun des 4 panels ainsi que des représentants des institutions européennes (voir encadré). C’est cette plénière qui adoptera, au printemps, le rapport final par consensus avant de le présenter au comité exécutif (composé de neuf membres, trois par institution, ainsi que de quatre “observateurs”).

Des citoyens américains à la poursuite des émeutiers du Capitole

  Des citoyens américains à la poursuite des émeutiers du Capitole Un an après la prise du Capitole, de simples citoyens américains prennent toute leur part à l'enquête en traquant les émeutiers sur les réseaux sociaux. « On est quelque part entre journalistes et policiers », explique Kay. Depuis un an, cette habitante de l'État de Washington poursuit sans relâche les trumpistes qui ont pris part à l'émeute, en se fiant principalement aux réseaux sociaux.

La prochaine Assemblée plénière doit se tenir les 21 et 22 janvier à Strasbourg. Les précédents débats ont pu être houleux, certains panélistes réunis ayant eu l’impression de ne pas avoir suffisamment voix au chapitre au sein de cette plénière avant d’être rassurés.

Un reproche qui avait pu être soulevé dès le lancement de l’opération par certains observateurs, rappelant que les initiatives consistant à rapprocher les citoyens de l’Union  (la Convention sur l’avenir de l’Europe, le référendum de 2005, le Dialogue Citoyen, les Consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe ou encore l’Initiative citoyenne européenne …) n’avaient pas forcément toujours tenu leurs promesses. L’argument avait été balayé par la présidente de la commission européenne Ursula Von der Leyen :

"Il y a toujours du scepticisme et du cynisme dès que l'Europe débat de son avenir ou lance un projet de cette nature. Nous veillerons à ce qu'il ne s'agisse pas d'un exercice de politique intellectuelle ou d'un compromis politique fermé. Nous devons être honnêtes et reconnaître que la conférence n'est pas une panacée ou une solution à tous les problèmes, et nous écouterons toutes les voix."

Quelques mois plus tard, la Conférence sur l’avenir de l’Europe a suscité des vocations parmi les panélistes qui ont décidé de prendre le projet à bras le corps. Il a aussi créé des attentes au niveau européen. Ils étaient 76 %, selon les résultats d’un sondage Eurobaromètre publié en mars dernier, à considérer que le projet constituait un "progrès significatif pour la démocratie en Europe”. Des attentes qui obligent. Les conclusions de la Conférence, qui devraient être connues alors que la France assurera la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne seront ensuite débattues au plus haut lieu. "Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire. Et pourtant, jamais l’Europe n’a été autant en danger”, avait développé Emmanuel Macron dans une tribune, en mars dernier. Un an après, voilà les institutions à la croisée des chemins pour éviter l’éternel "Je t’aime moi non plus" entre l’Europe et ses citoyens.

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