Actualités à la une

Monde: Mali : Assimi Goïta plaide pour un retour au dialogue avec la Cédéao

Mali : les militaires veulent rester au pouvoir

  Mali : les militaires veulent rester au pouvoir La junte militaire a informé la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qu'elle souhaitait une période de transition de cinq ans, au grand dam de l'opposition.Une période de transition de cinq ans. C'est ce que souhaite la junte militaire au pouvoir au Mali. Les autorités maliennes, comme elles s'y étaient engagées, ont transmis leur proposition, le 31 décembre 2021, au président ghanéen Nana Akufo-Addo dont le pays assure la présidence en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Le colonel malien Assimi Goïta donne une conférence de presse à Bamako, le 22 septembre 2020. © AFP / Michele Cattani Le colonel malien Assimi Goïta donne une conférence de presse à Bamako, le 22 septembre 2020.

Après avoir brandi des mesures de représailles aux sanctions de la Communauté des États ouest africains, le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, a joué l'apaisement, lundi, en invitant l'organisation régionale au dialogue et en appelant ses compatriotes au calme et à la "résilience".

Après la riposte, l'appel au dialogue. Le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, a décidé, lundi 10 janvier, de tendre une main vers la Communauté des États ouest africains (Cédéao), après que l'organisation régionale a infligé des sanctions à son pays.

Au Mali, les mercenaires Wagner progressent au centre du pays

  Au Mali, les mercenaires Wagner progressent au centre du pays Plus de 300 paramilitaires et soldats russes seraient désormais déployés au nord de Bamako, selon des éléments recoupés par « Le Monde ». Il n’y a désormais plus aucun doute. Les mercenaires russes affiliés à la société privée Wagner sont en train de se déployer au Mali, et plus particulièrement dans le centre du pays.

"Même si nous regrettons le caractère illégitime, illégal et inhumain de certaines décisions, le Mali reste ouvert au dialogue avec la Cédéao pour trouver un consensus entre les intérêts supérieurs du peuple malien et le respect des principes fondamentaux de l'organisation", a-t-il dit dans un discours diffusé à la télévision publique.

Il n'a pas annoncé de nouvelle mesure de riposte, mais n'a pas non plus fait de nouvelle proposition pour sortir de la crise politique.

"Je vous demande de rester calmes et sereins car nous avons fait le choix d'être sincères afin de prendre notre destin en main en forgeant notre propre voie. La Cédéao et l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) se sont assumées, nous en ferons autant", a-t-il ajouté.

Les dirigeants de l'Ouest africains à discuter de la crise du Mali dans le Sommet clé

 Les dirigeants de l'Ouest africains à discuter de la crise du Mali dans le Sommet clé Les dirigeants de l'Afrique de l'Ouest se réuniront dimanche pour discuter de la crise politique du Mali, avec la junte militaire qui soumettra une nouvelle période pour une transition à la règle civile à la dernière minute après que sa première proposition ait été rejetée. .

La Guinée se distancie des propos de la Cédéao

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a imposé, dimanche, une batterie de mesures de rétorsion, dont la mise sous embargo du Mali. Elle a durement sanctionné le projet de la junte de continuer à diriger le pays pendant plusieurs années et le manquement à sa promesse de tenir le 27 février des élections ramenant les civils au pouvoir.

Les mesures ont commencé à se faire sentir. Le ministère des Transports a assuré que "les vols des compagnies "non-Cédéao" continueront à desservir les aéroports du Mali". Mais Air France a annoncé ne pas pouvoir assurer la desserte de Bamako "en raison de tensions géopolitiques régionales".

Les sanctions de la Cédéao ne font toutefois pas l'unanimité. La junte au pouvoir en Guinée, pays frontalier avec le Mali, a annoncé que "les frontières aériennes, terrestres et maritimes de la Guinée restent toujours ouvertes à tous les pays frères conformément à sa volonté panafricaniste".

La junte propose un nouveau calendrier pour le Mali avant un nouveau sommet de la Cédéao

  La junte propose un nouveau calendrier pour le Mali avant un nouveau sommet de la Cédéao La junte au pouvoir au Mali a soumis, samedi, à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) une nouvelle proposition de calendrier pour rendre le pouvoir aux civils. Les dirigeants ouest-africains se réunissent à nouveau, dimanche, pour un sommet aux lourds enjeux, avec l'éventualité de durcir ou non les sanctions contre la junte. Vers une évolution de la situation au Mali ? Les dirigeants de la Cédéao se réunissent à nouveau à Accra, dimanche 9 janvier, à ce sujet. Ils pourraient durcir ou non les sanctions face à une junte qui, après avoir envisagé de rester au pouvoir cinq ans de plus, a proposé à la dernière minute un nouveau calendrier.

Dans un communiqué lu lundi soir à la télévision publique, le Comité national de rassemblement pour le développement (CNRD, composé de militaires) déclare que la Guinée, "en aucune façon, n'a été associée à la décision du quatrième sommet extraordinaire des chefs d'État de la Cédéao relative aux sanctions prises contre le Mali".

La communauté internationale inquiète

La junte avait déjà exprimé sa colère dans un communiqué lu à la télévision nationale au milieu de la nuit par le porte-parole du gouvernement en uniforme, promettant de rappeler ses ambassadeurs dans les États membres de la Cédéao et de fermer les frontières avec ces pays, des mesures de réciprocité largement symboliques.

La junte accusait alors la Cédéao de se laisser "instrumentaliser par des puissances extra-régionales", une référence évidente à certains partenaires au premier rang desquels la France, engagée militairement au Sahel mais avec laquelle les relations se sont sérieusement dégradées depuis 2020.

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, la France a apporté son "plein soutien aux efforts de la Cédéao", les autorités maliennes, "une fois encore", n'ayant "pas respecté les exigences de la Cédéao et leurs propres engagements".

Les États-Unis se sont dits "profondément préoccupés par l'absence de progrès au Mali" et ont exhorté les autorités maliennes "à revenir à la démocratie en temps opportun".

A contratio, la Russie a appelé à appuyer les "efforts compréhensibles" de la junte "visant à rétablir l'ordre" et dit comprendre "les difficultés auxquelles se heurtent les autorités maliennes pour la préparation des élections.

Avec AFP

En Côte d’Ivoire, la colère de la communauté malienne après les sanctions de la Cédéao .
Les nombreux Maliens établis à Abidjan sont affectés par les mesures restrictives sur les échanges commerciaux et les transactions financières. Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du Monde Afrique depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du Monde Afrique. © Fournis par Le Monde Des conteneurs remplis de marchandises à destination du Mali, du Niger et du Burkina Faso, au port autonome d’Abidjan, en 2002.

Voir aussi