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Monde: Les sanctions contre le Mali divisent le Conseil de sécurité de l'ONU

Au Mali, les mercenaires Wagner progressent au centre du pays

  Au Mali, les mercenaires Wagner progressent au centre du pays Plus de 300 paramilitaires et soldats russes seraient désormais déployés au nord de Bamako, selon des éléments recoupés par « Le Monde ». Il n’y a désormais plus aucun doute. Les mercenaires russes affiliés à la société privée Wagner sont en train de se déployer au Mali, et plus particulièrement dans le centre du pays.

La délégation du Conseil de sécurité de l ' ONU en visite au Mali a rencontré, dimanche 24 octobre, les responsables de la junte au pouvoir, qui ont répété vouloir organiser des "assises nationales" avant de fixer la date des élections, a indiqué un responsable onusien. Les autorités de transition maliennes Le Conseil de sécurité de l ' ONU veut également un respect des délais électoraux et un retour à un pouvoir civil, après les deux putschs d'août 2020 et de mai 2021, sur fond de violences jihadistes et communautaires. La délégation onusienne, arrivée samedi à Bamako et codirigée par l'ambassadeur

Le Conseil de sécurité de l ’ ONU a adopté, lundi, à l’unanimité, une résolution renouvelant les sanctions contre le Mali pour une année supplémentaire. Les sanctions comprennent une interdiction de voyager et un gel des avoirs des individus et entités ciblés, qui se poursuivront jusqu’au 31 août 2022, selon la résolution 2590 adoptée Il permet à l’organe de mettre sur une liste noire toute personne impliquée dans la planification, la mise en œuvre ou la perpétration d’actes qui violent le droit humanitaire international au Mali , notamment les attaques contre le personnel médical ou humanitaire.

Ce mardi, les sanctions décidées par la Cédéao à l'encontre du Mali étaient au programme d'une réunion du conseil de sécurité de l'ONU. © Timothy A. Clary, AFP Ce mardi, les sanctions décidées par la Cédéao à l'encontre du Mali étaient au programme d'une réunion du conseil de sécurité de l'ONU.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est penché ce mardi 11 janvier sur la situation au Mali et lors de la réunion, les membres du Conseil onusien se sont présentés divisés sur la question.

Lors de la réunion, le représentant de l’ONU au Mali a briefé le Conseil de sécurité et a rappelé aux 15 membres les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les Assises nationales de la refondation et leurs conclusions, l’annonce des autorités de transition à reculer l'élection présidentielle à la fin de 2026, la réaction de la Cédéao et les sanctions annoncées.

Les dirigeants de l'Ouest africains à discuter de la crise du Mali dans le Sommet clé

 Les dirigeants de l'Ouest africains à discuter de la crise du Mali dans le Sommet clé Les dirigeants de l'Afrique de l'Ouest se réuniront dimanche pour discuter de la crise politique du Mali, avec la junte militaire qui soumettra une nouvelle période pour une transition à la règle civile à la dernière minute après que sa première proposition ait été rejetée. .

Au Mali , des sanctions qui font mal. Alors que Laurent Gbagbo refusait de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2010, plusieurs institutions internationales, dont l’UEMOA, s’étaient mobilisées pour isoler l’État ivoirien. Ses avoirs avaient ainsi été gelés. Et pourtant, la fermeté de la quasi-totalité de la communauté internationale n’avait pas infléchi la détermination du président sortant. C’est l’engagement de l ’armée française, sous mandat de l ’ ONU et en soutien aux forces armées pro-Ouattara, qui conduisirent à son éviction, le lundi 11 avril 2011.

En outre, sont visés par les sanctions les responsables d’attaques contre les institutions locales, régionales et nationales, les Forces de défense et de sécurité maliennes, les forces internationales de sécurité , les Casques bleus de la Mission Conscient de l ’aspiration légitime de tous les citoyens maliens à jouir d’une paix et d’un développement durables, Considérant que l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali , qui a été signé en 2015 par le Gouvernement malien et les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination des mouvements de l ’Azawad, et la poursuite de sa mise en

Pour lui, l’organisation continuera à œuvrer aux côtés des autorités maliennes, de la Cédéao et de l’UA pour sortir de l’impasse. Après tout, « le soutien à la transition est bien inscrit au mandat de la Minusma », a-t-il rappelé.

Les 1 000 casques bleus tchadiens supplémentaires acceptés par Bamako devraient permettre un peu plus de flexibilité à la force. Mais tant l’ONU, tant les membres du Conseil se sont plaints de la détérioration du climat sécuritaire au Mali, rappelant les 28 casques bleus tombés en 2021, rapporte notre correspondante à New York, Carrie Nooten.

Lors de cette réunion, les ambassadeurs du Conseil ont écouté un exposé de la jeune militante de la société civile malienne Adam Dicko, puis chacun a eu la possibilité de s'exprimer. La France, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont rejeté une transition de 5 ans au Mali et soutenu les sanctions annoncées par la Cédéao.

La junte propose un nouveau calendrier pour le Mali avant un nouveau sommet de la Cédéao

  La junte propose un nouveau calendrier pour le Mali avant un nouveau sommet de la Cédéao La junte au pouvoir au Mali a soumis, samedi, à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) une nouvelle proposition de calendrier pour rendre le pouvoir aux civils. Les dirigeants ouest-africains se réunissent à nouveau, dimanche, pour un sommet aux lourds enjeux, avec l'éventualité de durcir ou non les sanctions contre la junte. Vers une évolution de la situation au Mali ? Les dirigeants de la Cédéao se réunissent à nouveau à Accra, dimanche 9 janvier, à ce sujet. Ils pourraient durcir ou non les sanctions face à une junte qui, après avoir envisagé de rester au pouvoir cinq ans de plus, a proposé à la dernière minute un nouveau calendrier.

Le Conseil de sécurité de l ’ ONU a prorogé d’un an le régime général de sanctions visant le Mali , jeudi 30 août, ouvrant la voie à l’imposition de sanctions individuelles contre des responsables de groupes armés accusés de contrevenir à l’accord de paix de 2015. Cette décision a été adoptée à Le comité de sanctions , où siègent les quinze membres du Conseil de sécurité , doit être unanime pour punir des personnes ou des entités. Interdiction de voyages et gels d’avoirs. Dans un rapport datant du 8 août, des experts de l ’ ONU chargés du Mali ciblent des membres de parties signataires de l ’accord

Le rôle du Conseil de sécurité de l ’ ONU est avant tout de maintenir la paix et la sécurité internationales. Cette instance est composée de quinze membres dont cinq permanents (les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France). La question du maintien des observateurs de l ’ ONU à Damas doit notamment être discutée pour assurer une visibilité des Nations unies sur la situation syrienne. Le Mali : l’idée d’une intervention au Mali a été avancée par la Communauté économique des États d’Afrique de l ’Ouest (Cédéao) afin de lutter contre les mouvements islamistes

« Le Mali se retrouve seul face à tous ces terroristes »

De leur côté, la Russie et la Chine ont plaidé pour la non-ingérence au Mali. Le représentant de Bamako a dénoncé lui aussi, dans la lignée de la déclaration du président de la transition Assimi Goïta, les annonces « illégales et illégitimes » de la Cédéao.

Concernant les sanctions fortes imposées par la Cédéao, le représentant russe Vassily Nebenzia a déclaré qu’il « serait irresponsable dans les circonstances actuelles de laisser ce pays s’en remettre à son destin, notamment pour ce qui est de réduire l’aide militaire et socio-économique à ce pays. L’imposition de sanctions contre ce pays qui rencontre déjà bien des difficultés pourrait encore faire dégénérer la situation pour la population civile ».

Il a aussi réagi aux polémiques en cours sur la présence de mercenaires de son pays au Mali. « Sur fond de la modification inattendue de la présence de la France (au Mali), notamment avec la fermeture de plusieurs bases, le Mali se retrouve seul face à tous ces terroristes et, à cet égard, nous estimons que les Maliens ont tout à fait le droit de coopérer avec d’autres partenaires qui sont prêts à coopérer avec ce pays pour renforcer la sécurité », a-t-il déclaré, estimant que « les pays occidentaux veulent avoir le monopole de la fourniture de services » au Mali.

Mali : Assimi Goïta plaide pour un retour au dialogue avec la Cédéao

  Mali : Assimi Goïta plaide pour un retour au dialogue avec la Cédéao Après avoir brandi des mesures de représailles aux sanctions de la Communauté des États ouest africains, le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, a joué l'apaisement, lundi, en invitant l'organisation régionale au dialogue et en appelant ses compatriotes au calme et à la "résilience". Après la riposte, l'appel au dialogue. Le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, a décidé, lundi 10 janvier, de tendre une main vers laAprès la riposte, l'appel au dialogue. Le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, a décidé, lundi 10 janvier, de tendre une main vers la Communauté des États ouest africains (Cédéao), après que l'organisation régionale a infligé des sanctions à son pays.

Le Conseil crée régulièrement des organes subsidiaires pour appuyer ou exécuter ces mesures. Les mesures les plus communément employés sont celles connues sous le nom de « sanctions », généralement soutenues par un comité, un groupe d'experts ou un autre mécanisme chargé de contrôler La présente page couvre tous les comités jamais créés par le Conseil de sécurité dans le contexte des mesures coercitives mentionnées dans leRépertoireorganisés en fonction de la zone ou de la région concernée, puis dans l'ordre chronologique de leur établissement, en commençant par le

L’ambassadeur du Gabon, qui s’est exprimé longuement au nom des trois pays africains, a appelé l’ensemble de la communauté internationale à soutenir la position de la Cédéao mais le Conseil, dont la réunion s’est terminée ce mercredi soir, a échoué à faire une déclaration commune.

La France et l'UE soutiennent les sanctions ouest-africaines contre la junte

Le président français a rappelé le soutien de la France à la Cédéao et l’UEMOA lors d’une conférence de presse à l'Élysée avec le président du Conseil européen, Charles Michel.

Par ailleurs, interpellé à l'Assemblée nationale, Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, a déclaré : « C’est aux responsables de la junte de prendre leurs responsabilités et de sortir du jusqu'au-boutisme dans lequel ils sont », a-t-il déclaré avant d’ajouter « l’Union européenne soutient les décisions et j’espère que la junte comprendra notre détermination ».

Sanctions de la Cédéao: des routiers bloqués à la frontière entre le Mali et Côte d'Ivoire .
Depuis le 9 janvier les frontières du Mali sont fermées. La Cédéao a sanctionné la junte malienne en imposant un blocus au pays. Si les produits de premières nécessités peuvent entrer au Mali rien d’autres. Pour ce qui concerne les passagers, la frontière est théoriquement fermées depuis près de deux ans et le début de la pandémie de Covid-19. Avec notre correspondant à Abidjan de retour de Pogo, Pierre Pinto Depuis quatre nuits, ces trois chauffeurs maliens dorment sous leur camion. Ils sont bloqués jusqu’à nouvel ordre au poste frontière de Pogo, attendant de pouvoir reprendre la route vers Bamako à 500 km de là.

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