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Monde: Mali : L'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par les militaires, est mort

Les dirigeants de l'Ouest africains à discuter de la crise du Mali dans le Sommet clé

 Les dirigeants de l'Ouest africains à discuter de la crise du Mali dans le Sommet clé Les dirigeants de l'Afrique de l'Ouest se réuniront dimanche pour discuter de la crise politique du Mali, avec la junte militaire qui soumettra une nouvelle période pour une transition à la règle civile à la dernière minute après que sa première proposition ait été rejetée. .

Un an et demi après avoir été écarté du pouvoir, « IBK » est décédé des suites d’une longue maladie

Ibrahim Boubacar Keïta est décédé. © Ludovic Marin/AP/SIPA Ibrahim Boubacar Keïta est décédé. AFRIQUE - Un an et demi après avoir été écarté du pouvoir, « IBK » est décédé des suites d’une longue maladie

L’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta est décédé dimanche à Bamako à l’âge de 76 ans. « Le président IBK est décédé ce matin à 9 heures à son domicile » dans la capitale, où il vivait retiré, à l’écart de la vie publique, indique un membre de sa famille. Cette information a été confirmée par plusieurs membres de sa famille et de son entourage. La cause du décès n’a pas été précisée. Le décès est survenu « à la suite d’une longue maladie », a simplement indiqué dans un communiqué le gouvernement de transition malien, dirigé par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui fut ministre d’IBK avant de devenir son opposant.

Les sanctions contre le Mali divisent le Conseil de sécurité de l'ONU

  Les sanctions contre le Mali divisent le Conseil de sécurité de l'ONU Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est penché ce mardi 11 janvier sur la situation au Mali et lors de la réunion, les membres du Conseil onusien se sont présentés divisés sur la question. Lors de la réunion, le représentant de l’ONU au Mali a briefé le Conseil de sécurité et a rappelé aux 15 membres les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les Assises nationales de la refondation et leurs conclusions, l’annonce des autorités de transition à reculer l'élection présidentielle à la fin de 2026, la réaction de la Cédéao et les sanctions annoncées.

Le gouvernement de transition a, dans ce texte signé du ministre de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maïga, salué « la mémoire de l’illustre disparu » et annoncé que les informations sur la cérémonie funéraire « feront l’objet d’un communiqué ultérieur ». Le président Keïta avait été renversé en août 2020 par des militaires qui, après un deuxième coup d’Etat en mai 2021, invoquent les maux accumulés pendant l’ère IBK pour projeter de continuer à diriger le pays encore plusieurs années.


Vidéo: Mali: l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta est mort (Le Figaro)

Un mandat marqué par l’insurrection djihadiste

Ibrahim Boubacar Keïta avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d’une population exaspérée par les violences en tous genres – djihadistes, communautaires ou crapuleuses –, par la faillite des services de l’Etat et par une corruption réputée galopante. Le pays était alors plongé dans une grave crise sécuritaire et politique depuis le déclenchement d’insurrections indépendantiste et djihadiste en 2012.

Vague nationaliste après les sanctions contre le Mali

  Vague nationaliste après les sanctions contre le Mali Les sanctions contre Bamako réveillent le sentiment anti-français sur les réseaux sociaux, tandis que la communauté internationale soutient la Cédéao. © Fournis par franceinfo Aides financières coupées, avoirs gelés, frontières fermées... la décision de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) de sanctionner la junte au pouvoir au Mali continue de susciter des réactions nombreuses. Difficile de trouver sur les réseaux sociaux une trace de soutien à la décision de la Cédéao de sanctionner le pouvoir malien.

IBK, qui se réclamait de la gauche, a connu une ascension fulgurante sous Alpha Oumar Konaré, premier président (1992-2002) de l’ère démocratique du Mali. Il a notamment a été son Premier ministre de 1994 à 2000. Prétendant malheureux à l’élection présidentielle de 2002, il avait tenu sa revanche en septembre 2013 en accédant au palais de Koulouba, siège de la présidence malienne à Bamako, avant d’être réélu en 2018 face à Soumaïla Cissé, alors leader de l’opposition et décédé en décembre 2020 du Covid-19.

La résidence de l’ancien président, située dans le sud-ouest de la capitale, était le théâtre dimanche après-midi d’un intense ballet de voitures de personnalités venues présenter leurs condoléances. Le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop s’est dit « attristé d’apprendre la disparition de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta » et s’est incliné, dans un message sur Twitter, « avec une grande émotion devant sa mémoire ». Le président du Sénégal voisin, Macky Sall, a indiqué sur Twitter être « peiné d’apprendre le décès » d’IBK. L’ex-président du Niger Mahamadou Issoufou, camarade du défunt au sein de l’Internationale socialiste, a salué « un homme cultivé, un grand patriote et un panafricaniste ».

Mali, Guinée, Burkina Faso... la tentation du coup d’État en Afrique de l’Ouest .
Depuis le coup d’État au Mali en août 2020, deux autres pays d'Afrique de l’Ouest, la Guinée et le Burkina Faso, sont tombés aux mains des militaires, malgré les condamnations et sanctions par les organisations régionales. Comment expliquer ce phénomène de contagion ? Décryptage. Des militaires décidés assumer leurs "responsabilités devant l’histoire". Lundi 24 janvier, après une journée d’incertitudes laissant place à de nombreuses rumeurs, un groupe d’officiers du Burkina Faso a confirmé avoir "mis fin au pouvoir" du président Roch Marc Christian Kaboré lors d’une allocution à la télévision nationale.

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