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Monde: Iran : le Français Benjamin Brière sera jugé jeudi pour espionnage

La franco-iranienne Fariba Adelkhah réincarcérée à Téhéran

  La franco-iranienne Fariba Adelkhah réincarcérée à Téhéran La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été de nouveau incarcérée à Téhéran, en pleine négociations sur le nucléaire iranien, poussant Paris, qui les trouve déjà trop lentes, à mettre en garde mercredi contre "les conséquences négatives" de ce retour en prison."Nous apprenons avec stupeur et indignation la réincarcération dans la prison d'Evin de Fariba Adelkhah", a annoncé son comité de soutien à Paris dans un communiqué, dénonçant des agissements "cyniques" du pouvoir iranien qui utiliserait le cas de la chercheuse "selon des fins extérieures ou intérieures qui demeurent opaques".

Benjamin Brière, arrêté en Iran en 2020 pour espionnage, dans un photo diffusée par Saeid Dehghan, un de ses avocats. AFP/ compte Twitter Saeid Dehghan © VALERY HACHE Benjamin Brière, arrêté en Iran en 2020 pour espionnage, dans un photo diffusée par Saeid Dehghan, un de ses avocats. AFP/ compte Twitter Saeid Dehghan Benjamin Brière, un Français détenu en Iran depuis plus d’un an et demi comparaîtra ce jeudi devant un tribunal révolutionnaire pour y répondre d’accusations d’espionnage et de propagande contre le régime, qu’il dément, a annoncé ce mercredi son avocat dans un communiqué. M. Brière, arrêté en mai 2020, qui avait entamé fin décembre une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention, est « très affaibli », selon Maître Philippe Valent. Il va comparaître « après plus d’un an et demi de détention, sans avoir accès ni au dossier d’accusation, ni à aucun droit élémentaire à se défendre. À bout de forces, il ne connaît rien non plus des conditions dans lesquelles va se tenir cette audience », selon l’avocat. L’espionnage est passible de la peine de mort M. Brière, 36 ans, qui s’est toujours présenté comme un touriste et dément les accusations d’espionnage, a été arrêté pour avoir pris « des photographies de zones interdites » avec un drone de loisir dans un parc naturel en Iran. Il est détenu dans la prison de Valikabad, à Mashhad (nord-est). L’espionnage est passible de la peine de mort en Iran « Benjamin Brière a toujours nié avec vigueur l’absurdité des accusations à son encontre, il n’est ni un espion, ni une menace pour la sécurité intérieure iranienne et ne l’a jamais été », a assuré Maître Valent, ajoutant que son client espérait « une déclaration d’innocence et un rapatriement en France afin de pouvoir se reconstruire, physiquement et psychologiquement ». VIDÉO. « C’est son dernier recours » : détenu en Iran depuis 20 mois, Benjamin Brière entame une grève de la faim L’Iran retient plus d’une douzaine de détenteurs de passeports occidentaux, pour la plupart des binationaux, ce que des ONG condamnent comme une politique de prise d’otages destinée à obtenir des concessions des puissances étrangères. Benjamin Brière est le seul occidental connu détenu en Iran à ne pas avoir de passeport iranien. Une douzaine d’Occidentaux détenus La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah est détenue depuis juin 2019 et a été condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteintes à la sécurité nationale. Aux arrêts domiciliaires depuis octobre 2020, elle a été réincarcérée mi-janvier, accusée par la justice iranienne d’avoir enfreint les règles de son assignation à résidence. Son compagnon Roland Marchal, également chercheur, avait été détenu avec elle avant d’être libéré en mars 2020, après que Paris eut libéré l’ingénieur iranien Jallal Rohollahnejad, dont les États-Unis réclamaient l’extradition pour violation des sanctions américaines contre l’Iran. Au cours des dernières années, la République islamique d’Iran a procédé à plusieurs échanges de détenus avec des pays étrangers. Par ailleurs, en juillet 2020, le pays a exécuté un ancien employé du ministère de la Défense qui avait été condamné pour espionnage au nom de l’Agence centrale de renseignements (CIA), L’Iran et plusieurs pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine, plus les États-Unis de manière indirecte) ont relancé en novembre les pourparlers pour sauver l’accord de 2015 (« JCPOA »), censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique, un dossier particulièrement brûlant et scruté dans toute la région.

Un bien étrange espion français condamné à de la prison en Iran .
Détenu depuis vingt mois, Benjamin Brière, un touriste français de 36 ans, a écopé mardi 25 janvier de huit ans de prison. Officiellement pour espionnage. En fait, très probablement pour faire pression sur Paris et obtenir la libération d’un agent iranien en Europe condamné pour tentative d’attentat terroriste. À l’aune des multiples condamnations à mort pour espionnage prononcées par la justice en Iran, les huit ans de prison, infligés ce mardi 25 janvier 2022, à Benjamin Brière apparaissent cléments. Presque incongrus, s’il est effectivement un James Bond déguisé en touriste.

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