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Monde: Nucléaire iranien. Des « progrès » trop lents dans les négociations, selon les Occidentaux

La franco-iranienne Fariba Adelkhah réincarcérée à Téhéran

  La franco-iranienne Fariba Adelkhah réincarcérée à Téhéran La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été de nouveau incarcérée à Téhéran, en pleine négociations sur le nucléaire iranien, poussant Paris, qui les trouve déjà trop lentes, à mettre en garde mercredi contre "les conséquences négatives" de ce retour en prison."Nous apprenons avec stupeur et indignation la réincarcération dans la prison d'Evin de Fariba Adelkhah", a annoncé son comité de soutien à Paris dans un communiqué, dénonçant des agissements "cyniques" du pouvoir iranien qui utiliserait le cas de la chercheuse "selon des fins extérieures ou intérieures qui demeurent opaques".

Le drapeau iranien flotte devant une centrale nucléaire, en Iran, le 5 juin 2020. © ATTA KENARE / AFP Le drapeau iranien flotte devant une centrale nucléaire, en Iran, le 5 juin 2020.

L’Iran et les puissances signataires de l’accord sur son programme nucléaire mènent des pourparlers sur le pacte conclu en 2015. Les États-Unis sont optimistes et parlent de « progrès modestes » dans les discussions. Pour autant, la partie est loin d’être gagnée.

Les négociations pour sauver l’accord international sur le nucléaire iranien connaissent des « progrès modestes », a constaté ce jeudi 20 janvier le secrétaire d’État américain Antony Blinken mais ils sont encore trop lents au vu de l’accélération des activités nucléaires de Téhéran, selon son homologue français.

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  « La crise sanitaire a fait des dégâts en Afrique, mais elle a aussi permis de gagner des débats » L’AFRIQUE EN 2022. Pour l’économiste Carlos Lopes, le Covid-19 a permis de « faire bouger les lignes » sur des thèmes comme les brevets, l’industrie manufacturière et la dette. Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du Monde Afrique depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du Monde Afrique. En Afrique, la pandémie de Covid-19 a fait plus de dégâts économiques que sanitaires.

Espoirs côté américain

« Mon évaluation personnelle, après avoir parlé à tous nos collègues, est que le retour à la conformité mutuelle reste possible », a déclaré Antony Blinken à Berlin après des entretiens avec ses homologues européens.

« Nous avons constaté, je dirais, des progrès modestes au cours des deux dernières semaines dans les discussions » à Vienne, a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a lui averti que la négociation « ne peut se poursuivre à un rythme aussi lent ».

Jugeant les progrès dans les pourparlers « partiels, timides et lents », le ministre a jugé qu’il y avait « urgence à ce qu’on change de rythme sinon ce sera inévitablement la fin du JCPOA (l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien) », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Berlin.

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 La Chine réaffirme l'opposition aux sanctions américaines sur l'Iran La Chine a réaffirmé son opposition aux sanctions unilatérales des États-Unis contre l'Iran lors d'une réunion du ministre des Affaires étrangères Wang Yi et de son homologue iranien, tout en soutenant les efforts visant à faire revivre une transaction nucléaire de 2015 entre grandes puissances et l'Iran.

Le mois de « février sera absolument décisif. Nous n’avons plus beaucoup de temps », a de son côté précisé une source diplomatique française.

Lire aussi : Nucléaire iranien. Téhéran salue l’approche « réaliste » de l’Occident dans les discussions

Une « phase décisive »

Un peu plus tôt, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a également appelé à des « progrès urgents » dans ces âpres négociations qui ont repris en novembre.

« Nous avons besoin de progrès très, très urgents », a souligné la cheffe de la diplomatie alors qu’un timide regain d’optimisme accompagne depuis quelques semaines les pourparlers à Vienne, après des débuts difficiles.

« Les négociations de Vienne n’entrent pas dans une phase décisive, mais dans la phase décisive », a-t-elle ajouté, soulignant que « le temps nous est littéralement compté ».

Car « parallèlement aux discussions, l’Iran continue malheureusement de faire tourner la spirale de l’escalade nucléaire », a accusé Annalena Baerbock à l’issue de son entretien avec Antony Blinken.

Février "décisif" pour l'accord sur le nucléaire iranien, disent les Occidentaux

  Février Février "décisif" pour l'accord sur le nucléaire iranien, disent les Occidentaux © Reuters/POOL FÉVRIER "DÉCISIF" POUR L'ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE I par John Irish et Simon Lewis PARIS/BERLIN (Reuters) - Allemagne, France, Grande-Bretagne et Etats-Unis sont convenus jeudi à Berlin que les négociations visant à remettre sur les rails l'accord sur le nucléaire iranien ne peuvent pas "se poursuivre à un rythme aussi lent", a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

Mercredi 19 janvier, le président américain Joe Biden s’est montré lui aussi relativement optimiste sur la possibilité de sauver l’accord nucléaire avec l’Iran, assurant que le temps n’est « pas encore venu d’abandonner » les discussions.

Il a assuré que Washington était « à l’unisson » avec les autres pays signataires (Russie, France, Chine, Royaume-Uni et Allemagne) de l’accord conclu en 2015 avec l’Iran, et dont Donald Trump avait retiré les États-Unis trois ans plus tard.

Négociations à Vienne

Cet accord offrait à Téhéran la levée d’une partie des sanctions internationales en échange d’une réduction drastique de ses ambitions dans le secteur nucléaire, placé sous le strict contrôle de l’ONU.

Mais après le retrait unilatéral des Américains, Téhéran a progressivement abandonné ses engagements. Les États-Unis ont en retour imposé des sanctions.

Des pourparlers ont été relancés en novembre à Vienne pour faire revenir Washington dans ce pacte et ramener Téhéran au respect de ses engagements.

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