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Monde: Iran : des paysans exhument par hasard les restes de soldats irakiens morts pendant guerre irako-iranienne

La franco-iranienne Fariba Adelkhah réincarcérée à Téhéran

  La franco-iranienne Fariba Adelkhah réincarcérée à Téhéran La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été de nouveau incarcérée à Téhéran, en pleine négociations sur le nucléaire iranien, poussant Paris, qui les trouve déjà trop lentes, à mettre en garde mercredi contre "les conséquences négatives" de ce retour en prison."Nous apprenons avec stupeur et indignation la réincarcération dans la prison d'Evin de Fariba Adelkhah", a annoncé son comité de soutien à Paris dans un communiqué, dénonçant des agissements "cyniques" du pouvoir iranien qui utiliserait le cas de la chercheuse "selon des fins extérieures ou intérieures qui demeurent opaques".

Capture d'écran d'une vidéo montrant la découverte d'ossements de trois soldats Irakiens, dans un terrain agricole, le 11 janvier, près de la ville d'Ahwaz, en Iran. © Twitter / @RAFEEF_alhafedh Capture d'écran d'une vidéo montrant la découverte d'ossements de trois soldats Irakiens, dans un terrain agricole, le 11 janvier, près de la ville d'Ahwaz, en Iran.

En creusant la terre pour planter des citronniers, une famille iranienne dans la région de Ahwaz, dans le sud-ouest de l’Iran, a fait une découverte ahurissante : les restes de trois soldats irakiens datant de la guerre qui a opposé l’Irak à l’Iran entre 1980 et 1988. Les plaques d’identité des trois soldats ont également été retrouvées, et des journalistes ont lancé des appels sur les réseaux sociaux dans l’espoir de retrouver leurs proches en Irak.

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 La Chine réaffirme l'opposition aux sanctions américaines sur l'Iran La Chine a réaffirmé son opposition aux sanctions unilatérales des États-Unis contre l'Iran lors d'une réunion du ministre des Affaires étrangères Wang Yi et de son homologue iranien, tout en soutenant les efforts visant à faire revivre une transaction nucléaire de 2015 entre grandes puissances et l'Iran.

C’est une famille de paysans des environs du village de Dar Chiaa, près de la ville d' Ahwaz, dans le sud-ouest du pays, qui a fait cette découverte. Dans une vidéo relayée le 12 janvier sur Twitter notamment par Rafeef al-Hafedh, une journaliste travaillant pour la chaîne irakienne INews, on voit des ossements, dont deux crânes. “Aujourd’hui, sur notre terre, dans la région de Dar Chiaa, on allait planter des citronniers, et on a retrouvé les restes de deux martyrs, jusqu’ici”, explique le paysan en train de filmer.

“Un frère iranien de la ville d’Ahwaz m’a envoyé cette vidéo [...]. Ils étaient en train de cultiver leurs terres. Partagez au maximum pour que l’information parvienne à leurs familles”, écrit la journaliste dans son tweet.

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Finalement, ce sont les restes de trois soldats qui ont été retrouvés. Leurs plaques d’identités, où sont mentionnés leurs noms, prénoms et groupes sanguins, ont également été exhumées comme on peut le voir sur ces photos relayées par Rafeef al-Hafedh.

Plaques d’identités retrouvées avec les restes de trois soldats irakiens. Il s’agit de Aziz Hussein Ahmed, Amer Rahdeef Jabar et Khaled Ahmed Chaoukat. Photos postées sur Twitter / @RAFEEF_alhafedh.

Ces dernières années, plusieurs échanges de restes de soldats ont eu lieu entre l’Irak et l’Iran sous la supervision de la Croix-Rouge Internationale. En janvier 2021, L’Irak a remis à l’Iran les restes de 57 soldats iraniens et reçu en échange les restes de 4 soldats irakiens.

Selon la Croix-Rouge Internationale, les cas de dizaines de milliers de soldats portés disparus durant la guerre Irak-Iran n’ont pas été élucidés.

Un bien étrange espion français condamné à de la prison en Iran .
Détenu depuis vingt mois, Benjamin Brière, un touriste français de 36 ans, a écopé mardi 25 janvier de huit ans de prison. Officiellement pour espionnage. En fait, très probablement pour faire pression sur Paris et obtenir la libération d’un agent iranien en Europe condamné pour tentative d’attentat terroriste. À l’aune des multiples condamnations à mort pour espionnage prononcées par la justice en Iran, les huit ans de prison, infligés ce mardi 25 janvier 2022, à Benjamin Brière apparaissent cléments. Presque incongrus, s’il est effectivement un James Bond déguisé en touriste.

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