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Monde: Ukraine : Londres accuse Moscou de chercher à installer un dirigeant pro-russe à Kiev

Ukraine : à Kiev, Blinken appelle à choisir une «voie pacifique»

  Ukraine : à Kiev, Blinken appelle à choisir une «voie pacifique» Une passe d’arme qui n’en finit pas. Ce mercredi, le secrétaire d’État américain a appelé le président russe Vladimir Poutine à choisir la « voie pacifique » pour sortir de la crise autour de l’Ukraine, tout en notant que Moscou pourrait renforcer « très rapidement » ses troupes qui menacent déjà son voisin.

Un soldat ukrainien sur la ligne de front avec les séparatistes pro-russes dans la région de Lugansk, le 21 janvier 2022. © AFP - ANATOLII STEPANOV Un soldat ukrainien sur la ligne de front avec les séparatistes pro-russes dans la région de Lugansk, le 21 janvier 2022.

Les renseignements déclassifiés par la Grande Bretagne sur la crise ukrainienne révèlent un sombre scénario. Le gouvernement britannique accuse la Russie de préparer un régime fantoche en Ukraine après une invasion.

Avec notre correspondante à Londres, Marie Boëda

Un ancien député ukrainien pro-russe Yevhen Murayev est considéré comme le candidat préféré du Kremlin après une invasion. Quatre anciens ministres sont aussi soupçonnés de collusion avec des agents du renseignement russe.

L'armée ukrainienne, un poids plume face au rouleau compresseur russe ?

  L'armée ukrainienne, un poids plume face au rouleau compresseur russe ? Alors que les États-Unis ont tiré, mardi, la sonnette d’alarme, jugeant désormais que la Russie pouvait attaquer l’Ukraine à tout moment, le souvenir de l’armée russe prenant rapidement le dessus sur les soldats ukrainiens en 2014 a refait surface. Kiev a cependant fortement amélioré ses capacités de défense, notamment grâce à l’aide des pays de l’Otan. Washington, de plus en plus alarmiste, assure désormais que “la Russie peut attaquer l’Ukraine à tout moment”. Londres, de plus en plus concret, envoie de l’équipement militaire - essentiellement des armes antichar - à Kiev.


Vidéo: La Russie a dit aux Américains n'avoir «aucune intention d'attaquer l'Ukraine», selon leur négociateur (Le Figaro)

Des informations révélées alors que le ministre de la Défense britannique Ben Wallace doit rencontrer son homologue russe au sujet des tensions croissantes entre Kiev et Moscou. Londres vient d’envoyer 2000 armes anti-chars en Ukraine, pendant que 100 000 soldats et chars russes stationnent à la frontière.

Le Royaume-Uni met en garde contre « la naïveté » de l’Europe à l’égard de Vladimir Poutine. « L’Occident doit rester uni ». Il compte réunir les membres du G7 pour convenir de sanctions contre Moscou en cas d’attaque. Boris Johnson déclare qu’elles « ne pourront exclure » le gazoduc Nordstream II qui relie la Russie et l’Union européenne…

Ministres de la Défense russe et britannique Pour se réunir au-dessus de l'Ukraine

 Ministres de la Défense russe et britannique Pour se réunir au-dessus de l'Ukraine Le ministre de la Défense russe Sergei Shoisiigu a accepté une invitation à rencontrer Britanno-homologue Ben Wallace sur la crise de l'Ukraine, une source de défense britannique supérieure a annoncé same samedi, comme des préoccupations se développent sur une invasion imminente.

Tom Tugendhat, le président de la Commission des affaires étrangères du Parlement britannique, estime que « pour la première fois depuis une génération, nous sommes au bord de la guerre en Europe. Nous devons être forts car seule la force peut les arrêter. »

Moscou n'a pas tardé à répondre en appelant Londres à « cesser ses provocations » et à « arrêter de propager des absurdités ».

Les accusations du Royaume-Uni sont « profondément préoccupantes », a estimé pour sa part la Maison Blanche. « Le peuple ukrainien a le droit souverain de déterminer son propre avenir, et nous sommes aux côtés de nos partenaires démocratiquement élus en Ukraine », a expliqué Emily Horne, porte-parole du Conseil national de sécurité.

Crise en Ukraine : on vous résume les différentes négociations en cours pour apaiser la situation .
Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, doit s'entretenir avec son homologue russe, Vladimir Poutine, vendredi matin. © Fournis par franceinfo "Faire le point sur l'ensemble de la situation, obtenir de la visibilité et engager un dialogue exigeant." Voici l'objectif de l'échange téléphonique entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, vendredi matin, selon les termes très diplomatiques du locataire de l'Elysée. Le mot "désescalade" n'est pas prononcé, mais c'est l'enjeu de ce coup de fil entre les présidents français et russe, au sujet des vives tensions entre l'Ukraine et la Russie.

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