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Monde: Royaume-Uni : une députée musulmane assure avoir été évincée du gouvernement à cause de sa foi

Favoritisme, fêtes anti-Covid… Boris Johnson en difficulté après une année de polémiques

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La députée Nusrat Ghani, au centre, lors d'un rassemblement contre les persécutions de la minorité ouïghoure en Chine, à Londres, le 22 avril 2021. © Justin Tallis, AFP file photo La députée Nusrat Ghani, au centre, lors d'un rassemblement contre les persécutions de la minorité ouïghoure en Chine, à Londres, le 22 avril 2021.

Nusrat Ghani, l'ancienne vice-ministre britannique des Transports, a affirmé, dimanche, avoir été démise de ses fonctions en raison de sa foi musulmane. Une accusation qui relance les soupçons d'islamophobie qui pèsent sur le Parti conservateur de Boris Johnson.

Encore une affaire embarrassante pour Boris Johnson. L'ancienne vice-ministre britannique des Transports Nusrat Ghani a affirmé, dimanche 23 janvier, avoir été démise de ses fonctions lors d'un remaniement gouvernemental en 2020 car sa foi "musulmane" posait "un problème", relançant des accusations d'islamophobie au sein du Parti conservateur déjà sous pression.

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 Les places «plus heureux» et «malheureuses» au Royaume-Uni, selon des experts avant le lundi bleu, qui tombe le 17 janvier, Lits Divans a analysé plus de 425 stations météorologiques au Royaume-Uni pour trouver la zone du Royaume-Uni. le plus heureux. Comme il se trouve, environ deux millions de personnes au Royaume-Uni sont touchées par un trouble affectif saisonnier, avec les deux cinquièmes d'adultes britanniques se sentant plus déprimés à cause des nuits sombres.

Nusrat Ghani, 49 ans, a affirmé au Sunday Times qu'un cadre du Parti conservateur lui avait expliqué, en février 2020, que "ses origines et sa foi" avaient été déterminantes dans son éviction du gouvernement.

"On m'a dit que lors de la réunion de remaniement à Downing Street, ma 'foi musulmane' avait été soulevée comme 'un problème', qu'une femme musulmane au gouvernement mettait mes collègues mal à l'aise et qu'on craignait que 'je ne sois pas loyale envers le parti car je n'en faisais pas assez pour le défendre contre les allégations d'islamophobie'", a-t-elle déclaré.

"C'était comme un coup de poing dans l'estomac. Je me suis sentie humiliée et impuissante", a confié la députée au journal, disant ne pas en avoir parlé publiquement à l'époque car elle avait été avertie qu'elle serait "ostracisée par ses collègues" et que sa "carrière et sa réputation seraient détruites".

Royaume-Uni : Pour sauver sa tête face aux scandales, Boris Johnson contre-attaque

  Royaume-Uni : Pour sauver sa tête face aux scandales, Boris Johnson contre-attaque Rien de tel qu’un peu de populisme démago à moindre coût pour détourner les esprits d’un scandale sanitaire © JESSICA TAYLOR / UK PARLIAMENT / AFP Boris Johnson, Premier ministre britannique, est en pleine tempête POPULISME - Rien de tel qu’un peu de populisme démago à moindre coût pour détourner les e Pris dans un tourbillon de révélations sur des fêtes organisées à Downing Street alors que le Royaume-Uni vivait sous de strictes contraintes sanitaires, Boris Johnson traverse actuellement sa pire crise depuis son éclatante accession au pouvoir à l’été 2019.

Boris Johnson fragilisé

Dans une démarche inhabituelle, Mark Spencer, cadre du parti, s'est lui-même identifié comme étant la personne visée par ces propos, tout en les démentant. "Ces accusations sont totalement fausses et je les considère comme diffamatoires", a-t-il affirmé sur Twitter.

Elles arrivent à un moment déjà difficile pour le Parti conservateur du Premier ministre, Boris Johnson, qui se trouve en ce moment sur un siège éjectable car mis en cause pour une série de fêtes à Downing Street en plein confinement.

Elles viennent aussi raviver les vieux démons des conservateurs, longtemps accusés de laisser prospérer l'islamophobie dans leurs rangs. En mai 2021, un rapport avait conclu que "le sentiment antimusulman demeurait un problème au sein du parti", confronté à un problème d'islamophobie aux niveaux local ou individuel mais pas "institutionnel".

"Mis au courant de ces allégations extrêmement graves", le Premier ministre a rencontré Nusrat Ghani et "lui a ensuite écrit pour lui faire part de sa vive inquiétude et l'inviter à entamer une procédure de plainte officielle", ce qu'elle "n'a pas fait par la suite", a indiqué un porte-parole de Downing Street, ajoutant que "le Parti conservateur ne tolère pas les préjugés ou la discrimination de quelque nature que ce soit".

Le ministre de l'Éducation, Nadhim Zahawi, avait, lui, appelé à "une enquête appropriée" sur Twitter, mais le ministre de la Justice, Dominic Raab, malgré des accusations qu'il a qualifiées de "très sérieuses", a prévenu, dimanche matin, sur la BBC, qu'il n'y aurait pas d'enquête si Nusrat Ghani ne déposait pas officiellement une plainte interne.

Avec AFP

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