Monde: IVG : Facebook a transmis des informations à la police dans le cadre d’une enquête sur une mineure ayant avortée

Montée du mercure, tension après la visite de Nancy Pelosi à Taïpei, vote en faveur du droit à l’IVG au Kansas, l’actu de ce mercredi matin

  Montée du mercure, tension après la visite de Nancy Pelosi à Taïpei, vote en faveur du droit à l’IVG au Kansas, l’actu de ce mercredi matin Montée du mercure, tension après la visite de Nancy Pelosi à Taïpei, vote en faveur du droit à l’IVG au Kansas, l’actu de ce mercredi matin.La Chine tonne après l’arrivée de Nancy Pelosi à Taïpei. Le suspense a été maintenu jusqu’à la dernière seconde. Mardi, plus de 300 000 personnes ont suivi sur le site FlightRadar le vol du Boeing de l’US Air Force Spar19. Sa destination finale, Taipei, n’a été affichée qu’une petite heure avant son atterrissage, vers 22 h 45, heure locale, avec à son bord Nancy Pelosi, 82 ans, présidente de la Chambre des représentants et troisième personnage le plus important de l’Etat américain.

  IVG : Facebook a transmis des informations à la police dans le cadre d’une enquête sur une mineure ayant avortée © Fournis par Madmoizelle
Des échanges entre une mineure de 17 ans et sa mère ont été transmis par Facebook à la police dans une affaire d’IVG illégale au Nebraska. Le réseau social est sous le feu des critiques, notamment au regard des dangers qui pèsent sur le droit à l’avortement aux États-Unis.

Et si les craintes des féministes aux États-Unis venaient de se matérialiser ?

Facebook est impliqué dans une enquête sur une adolescente mineure ayant eu recours à un avortement de façon illégale aux États-Unis. Le réseau social est dans la tourmente après avoir livré des informations à la police du Nebraska, qui avait émis un mandat de perquisition pour avoir accès à des messages échangés entre une mère et sa fille mineure.

Aux États-Unis, les anti-IVG perdent la bataille du Kansas

  Aux États-Unis, les anti-IVG perdent la bataille du Kansas Les habitants de cet État pourtant conservateur du centre des États-Unis ont voté, mardi 2 août, pour le maintien du droit à l’avortement dans la constitution locale. Fin juin, ils exultaient quand la Cour suprême des États-Unis a démantelé le droit fédéral à l’avortement, en vigueur depuis 1973, pour rendre aux 50 États le pouvoir de légiférer sur cette question. Mardi 2 août au soir, les opposants à l’IVG ont reçu une gifle dans les urnes du Kansas.

Elles sont notamment accusées d’avoir eu recours à un avortement passé le délai autorisé dans cet État. Depuis, le hashtag #DeleteFacebook est brandi par les féministes qui s’inquiètent de voir Facebook capable de divulguer des informations si elles venaient à être attaquées en cas de recours à l’IVG.

Tweet de l’activiste Olivia Julianna © Fournis par Madmoizelle Tweet de l’activiste Olivia Julianna

« Toutes les femmes devraient supprimer Facebook tout de suite. »

La jeune militante Olivia Julianna a lancé un appel à toutes les féministes pour protester contre Facebook et son rôle dans cette affaire.

Pourquoi la police s’est-elle tournée vers Facebook ?

L’affaire débute au printemps, soit bien avant la révocation de Roe vs. Wade par la Cour suprême. Selon le Lincoln Journal Star, une enquête a été ouverte fin avril, basée sur des éléments montrant que Celeste Burgess, 17 ans, habitant à Norfolk dans le Nebraska, aurait eu une fausse couche et qu’elle et sa mère, Jessica Burgess, auraient enterré le fœtus, après l’avoir brûlé.

Où en est le droit à l'avortement aux Etats-Unis?

  Où en est le droit à l'avortement aux Etats-Unis? Depuis que la Cour suprême a annulé le 23 juin l’arrêt Roe vs Wade, chaque Etat se positionne par rapport à l’avortement. Petit tour d'horizon de la situation dans le pays sur cette question. A partir de ce lundi en Arkansas, le parlement local est réuni en session spéciale. Certains députés pourraient tenter d’aller encore plus loin que leur loi déjà extrêmement restrictive, en empêchant les habitantes d’aller avorter dans d’autres Etats. Vendredi dernier, l’Indiana a été le premier Etat à voter l’interdiction de l’avortement depuis la décision de la Cour suprême il y a un mois et demi.

Interrogées par la police, elles ont raconté avoir enterré le corps, avec l’aide d’une tierce personne, elle aussi poursuivie. Quelques mois plus tard, elles ont été inculpées pour déplacement, dissimulation ou abandon d’un cadavre humain, et deux infractions, dissimulation de la mort d’une personne et signalement mensonger, selon les documents obtenus par Motherboard.

En poursuivant l’enquête, la police a demandé à Facebook l’accès aux messages échangés entre la mère et sa fille. C’est ainsi qu’elle a découvert une conversation laissant entendre que Celeste Burgess aurait eu recours à un avortement hors délai.

Selon le rapport de police, l’adolescente explique dans un message « comment elle ne peut pas attendre de faire sortir “la chose” de son corps et réaffirme avec J. Burgess qu’elles vont brûler les preuves ensuite. »

Dans cet état de l’ouest des États-Unis, l’IVG est autorisée jusqu’à 20 semaines. Les messages montrent que Celeste Burgess aurait obtenu une pilule abortive via sa mère alors qu’elle était déjà enceinte de 28 semaines. Elle aurait ainsi accouché d’un fœtus mort-né. Le rapport d’autopsie, qui a été effectuée fin avril, ne permet de déterminer précisément la cause du décès, mais l’état des poumons permet de dire qu’ils n’ont jamais contenu d’air.

États-Unis : l’Indiana devient le premier État à approuver l’interdiction de l’avortement

  États-Unis : l’Indiana devient le premier État à approuver l’interdiction de l’avortement Quelques semaines après l’abrogation de l'arrêt Roe v. Wade, l’Indiana devient le premier État américain à restreindre l’accès à l'avortement sur son territoire. Le texte de loi, voté vendredi 5 août, interdit l’IVG à quelques exceptions près. Depuis le 24 juin 2022, date de la révocation de l’arrêt Roe v. Wade aux États-Unis, chaque État américain est en droit de décider de sa propre loi concernant l’avortement sur son territoire. À la suite de cette décision de la Cour suprême, neuf États avaient annoncé leur volonté de rendre l'interruption volontaire de grossesse (IVG) illégale.

En juillet, deux chefs d’accusation supplémentaires ont été ajoutés pour pratique ou tentative d’avortement sur une grossesse de plus de 20 semaines et pratique d’un avortement en tant que personne non habilitée.

Facebook tente de corriger le tir

Face aux protestations, Meta a tenu à minimiser son rôle dans l’affaire. La maison-mère de Facebook a expliqué que les mandats de perquisition n’évoquaient pas le recours à une IVG, et ne concernaient que l’enquête sur l’incinération et l’enterrement du corps d’un enfant mort-né. Les mandats étaient initialement agrémentés d’ordonnance de non-divulgation, ce qui empêchait la société de donner ces informations. « Ces ordonnances ont ensuite été levées. »

Comme le rappelle Libération, « Facebook peut accéder à l’écrasante majorité des conversations privées qui ont lieu sur sa plateforme. »

Maintenant que l’accès à l’avortement est clairement menacé voire remis en cause dans plusieurs États, beaucoup de femmes s’inquiètent que l’affaire crée un précédent et que de simples recherches via Facebook sur l’IVG ou des échanges sur le sujet les mettent en danger et les exposent à des poursuites judiciaires dans les États qui ont criminalisé l’avortement.

Facebook a aidé la police américaine à arrêter une mineure ayant avorté

  Facebook a aidé la police américaine à arrêter une mineure ayant avorté Le réseau social a fourni à la police américaine les messages privés qu'une femme mineure avait envoyés sur Facebook. Les autorités s'en sont servies pour l'arrêter et la poursuivre pour avoir avorté. Le réseau social a fourni à la police américaine les messages privés qu’une femme mineure avait envoyés sur Facebook. Les autorités s’en sont servies pour l’arrêter et la L’histoire fait froid dans le dos, et laisse présager de futures poursuites similaires.

Les deux femmes attendent désormais leur procès. Aujourd’hui âgée de 18 ans, Celeste Burgess sera jugée comme une majeure.

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Les cliniques qui autorisent l'avortement sont envahies aux Etats-Unis .
La révocation du droit à l'avortement par la Cour suprême des Etats-Unis a des incidences dramatiques sur la vie des femmes. Et des soignantes : depuis plusieurs semaines, les cliniques qui peuvent encore pratiquer des IVG sont débordées. © Abaca Depuis la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de révoquer le droit à l'avortement, 43 cliniques américaines auraient déjà arrêté de pratiquer des avortements. Et ce un mois seulement après la décision de la Cour. Plus de la moitié de ces cliniques se situent au Texas.

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