Monde: Madagascar: le Sud-Est touché par l'insécurité alimentaire après deux cyclones dévastateurs

Madagascar: la filière vanille au cœur d'un atelier de concertation dans la capitale

  Madagascar: la filière vanille au cœur d'un atelier de concertation dans la capitale A Madagascar, la filière vanille est l'objet d'un atelier dans la capitale Antananarivo. La plateforme de la société civile Rohy qui regroupe 500 organisations dans toute l'île, a rassemblé les différents acteurs du secteur, pendant deux jours. Sur la Grande Île, première productrice de vanille dans le monde, la filière fait vivre près de 80 000 familles et représente 25 % des exportations. Pourtant, elle profite encore peu aux communautés de base.

Des hommes tentent de déblayer les ruines d'une maison après le passage du cyclone Batsirai à Mananjary, le 9 février 2022. © AFP - RIJASOLO Des hommes tentent de déblayer les ruines d'une maison après le passage du cyclone Batsirai à Mananjary, le 9 février 2022.

La zone du Grand Sud-Est de Madagascar est affectée pour la première fois par l'insécurité alimentaire, conséquence de la saison cyclonique du début d'année qui a fait 206 morts et 460 000 sinistrés. En février, le passage des cyclones Batsirai et Emnati dans le Sud-Est a causé des dommages considérables sur les moyens d'existence de la population. 638 000 personnes sont en situation d'insécurité alimentaire aiguë élevée dans cette zone.

Avec notre correspondante à Antananarivo, Laëtitia Bezain

Antony Blinken en Afrique pour tenter de contrer l'influence russe

  Antony Blinken en Afrique pour tenter de contrer l'influence russe Le secrétaire d'État américain a débuté sa tournée africaine ce dimanche à Johannesburg, en Afrique du Sud. View on euronews © AP Photo/Andrew Harnik, Pool Le secrétaire d'État américain Antony Blinken dans le quartier de Victoria Yards à Johannesburg, en Afrique du Sud, le dimanche 7 août 2022. Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a entamé ce dimanche une tournée africaine par l'Afrique du Sud pour tenter de rapprocher la diplomatie de ce pays du camp occidental.

Dans les régions Atsimo Atsinanana, Vatovavy et Fitovinany, qui composent le Grand Sud-Est de Madagascar, les séquelles de la saison cyclonique sont encore bien présentes. Les cultures vivrières, comme celles de riz et de manioc, et les cultures de rentes, comme celles de café, girofle, bananes, ont été en grande partie ravagées. Mialy Caren Ramanantoanina, chargée de communication au sein de la Fédération internationale de la Croix-Rouge - Océan Indien, explique :

« Tous les districts du Grand Sud-Est, à l'exception de Vangaindrano, sont classés en phase de crise, alors que nous sommes dans la période de récolte. C'est la première fois qu'il y a une insécurité alimentaire dans le Grand Sud-Est puisque cette zone n'est pas aussi enclavée que la zone du Grand-Sud. Il n'y a pas de situation de sécheresse permanente dans cette région, et il y a donc normalement des récoltes. Les communautés essaient de se relever. On essaie d'apporter un appui en matière de reconstruction, de constructions améliorées et de distribution de cash pour les besoins de base. Énormément d'acteurs humanitaires ont répondu à l'urgence après le passage des cyclones, mais il n'y a pas réellement d'interventions focalisées spécifiquement sur cet aspect d'insécurité alimentaire. On a besoin de plus se mobiliser dans ce sens-là. »

Le président nigérian désarmé face à l'insécurité généralisée

  Le président nigérian désarmé face à l'insécurité généralisée A six mois de l'élection présidentielle, une pluie de critiques s'abat sur le président du Nigeria Muhammadu Buhari jugé incapable d'enrayer l'insécurité généralisée dans le pays le plus peuplé d'Afrique embourbé dans une spirale d'attaques meurtrières. A six mois de l'élection présidentielle, l'insécurité est aussi un argument de campagne. Car, en réalité, cette menace de procédure d'impeachment devrait rester lettre morte - l'opposition n'est pas majoritaire et la procédure est complexe.

Dans le district de Nosy Varika, les prix des denrées ne cessent d'augmenter et de nombreux ménages ne peuvent plus entièrement satisfaire leurs besoins alimentaires, témoigne Gérard, l'un des habitants : « Il n'y a plus beaucoup d'aides et tout le monde est en difficulté ici. Certains ont vendu leur petite récolte de riz pour acheter du sel et des vêtements, par exemple. Sur le marché, tout est cher. La timbale de riz coûte 800 ariary. Une poule coûtait 9 000 ariary avant, maintenant, c'est plus du double. Toutes les cultures de poivre et de café ont été détruites. Les gens n'arrivent pas à se remettre de ce qui s'est passé. »

Les pertes de production et les dommages liés au passage des cyclones sont estimés à plus 160 millions de dollars, selon un rapport de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture publiée en juin 2022.

Madagascar: les habitants de Majunga inquiets après un incendie dans l'entreprise Pechexport .
À Madagascar, les flammes ont ravagé l'un des bâtiments de l'entreprise Pechexport à Majunga, dans le nord-ouest de l'île. Alors que les enquêtes sont en cours pour déterminer l'origine de cet incendie qui s'est déclaré samedi matin, les habitants s'inquiètent de l'impact de l'arrêt de l'activité de cette entreprise de pêche, de collecte et d'exportation de produits de la mer dans cette ville et région côtière. Avec notre correspondante àAvec notre correspondante à Antananarivo, Laetitia Bezain

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