Monde: Il a prédit toutes les élections depuis 1984 : un analyste mise sur Trump

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Allan Lichtman en avril 2012. Il prédisait alors la réélection de Barack Obama. © Copyright 2016, L'Obs Allan Lichtman en avril 2012. Il prédisait alors la réélection de Barack Obama.

Pour l'instant, il ne s'est jamais trompé : mais Allan Lichtman reconnaît que cette élection, qui ne ressemble à aucune autre, pourrait rebattre les cartes de son système prévisionnel soigneusement rodé.

Tous les quatre ans, les médias américains viennent le consulter tel un oracle. Allan Lichtman n'est ni sondeur, ni spin-doctor, ni médium ; et pourtant, depuis 1984, ce professeur d'histoire à l’American University (Washington DC) a su prédire infailliblement l’issue de toutes les élections présidentielles (soit un 8/8).

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Rien de surnaturel là-dedans : en étudiant les données de toutes les élections présidentielles américaines de 1860 à 1980, le chercheur a mis au point un système méthodique, en définissant 13 facteurs-clés que le parti au pouvoir doit cocher pour garder la Maison Blanche.

Si 6 de ces critères ne sont pas remplis, c'est le parti d'opposition (en l'occurrence le Parti républicain de Donald Trump) qui remporte la mise. Or c'est précisément ce que l'universitaire prédit depuis le mois de septembre...

Présidentielle US : l'écart se resserre entre Trump et Clinton

Les treize "clés"

"Une réponse favorable à chacune de ces questions favorise toujours la réélection du parti en place" explique-t-il au "Washington Post", à une dizaine de jours du scrutin.

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  Présidentielle américaine : quand Hillary Clinton et Donald Trump étaient (presque) bons amis Aujourd'hui rivaux, les Clinton ont pourtant régulièrement fréquenté les Trump ces dernières années. Une amitié qui tenait parfois plus de l'échange de bons procédés entre les deux familles. © Fournis par Francetv info Pas un jour sans que leur rivalité ne s'étale à la une des journaux du monde entier. Donald Trump et Hillary Clinton, adversaires dans la course à la Maison Blanche, ne cessent de s'invectiver, parfois violemment, avec en ligne de mire le scrutin du mardi 8 novembre.

Voici ces 13 "clés" ; selon sa méthodologie, Hillary Clinton ne doit pas récolter plus de 5 réponses "fausses" :

Aux élections de mi-mandat, le parti en place a remporté plus de sièges à la Chambre des représentants qu'auparavant

FAUX (1)

Il n'y a pas eu de lutte serrée pour la nomination du candidat du parti en place

- VRAI

Le candidat du parti en place est l'actuel président

- FAUX (2)

Il n'y a pas de troisième candidat significatif 

- ?

L'économie n'est pas en récession pendant la campagne

- VRAI

La croissance économique réelle par habitant pendant la durée du mandat est égale ou supérieure à la croissance moyenne au cours des deux mandats précédents

- VRAI

L'administration en place a effectué des changements majeurs dans la politique nationale

- FAUX (3)

Il n'y a pas eu de troubles sociaux soutenus pendant la durée du mandat

Un célèbre prévisionniste américain donne Donald Trump gagnant

  Un célèbre prévisionniste américain donne Donald Trump gagnant Professeur d’histoire à l’American University de Washington, Allan Lichtman a créé un système de prédiction du vote des Américains à la présidentielle. Depuis 1984, il ne s'est jamais trompé. Cette fois, le vainqueur est Donald Trump. Prédire le vote des Américains à l’élection présidentielle ? C’est ce que fait tous les quatre ans, et sans se tromper, Allan Lichtman, professeur d’histoire à l’American University de Washington, grâce à une méthodologie imaginée au début des années 1980. Selon lui, Donald Trump devrait l’emporter, mardi 8 novembre, face à Hillary Clinton. Pas parce que son programme économique plaît davantage aux électeurs que celui de la candidate démocrate. Pas en raison de l’affaire des emails qui empoisonne la campagne d’Hillary Clinton depuis plusieurs mois. Pas non plus parce qu’il a mené une meilleure campagne que sa rivale sur le terrain. Pour Allan Lichtman, la possible victoire de Donald Trump pourrait être le fruit du contexte historique. "L'élection présidentielle est en fait un affrontement entre stabilité et bouleversement politique, explique le professeur dans son livre, 'The Keys to the White House'. La campagne, les publicités, les discours, les conventions des deux partis, les trois débats, tout cela n’a aucune importance.

- VRAI

Le pouvoir en place n'est pas visé par un scandale majeur

- VRAI

Le gouvernement sortant ne souffre pas de défaillance majeure dans le domaine des affaires étrangères ou militaires

- VRAI

L'administration en place a obtenu un bon bilan dans le domaine des affaires étrangères ou militaires

- FAUX (4)

Le candidat du parti au pouvoir est charismatique ou un héros national

- FAUX (5)

Le candidat du parti d'opposition n'est pas charismatique ni un héros national

- VRAI

Dans ses premières analyses, il y a quelques mois, Alan Lichtman estimait que 5 de ces affirmations étaient "fausses" :

"Clé 1 : ils se font fait écraser aux élections de mi-mandat. Clé 3 : le président sortant ne se représente pas. Clé 7 : pas de changement politique majeur durant le second mandat d'Obama, rien de comparable à l'Obamacare. Clé 11 : aucun succès significatif sur la scène internationale. Et clé 12 : Hillary Clinton n'est pas exactement une Franklin Roosevelt..."

On était proche du basculement, mais Hillary Clinton devait tout de même remporter la Maison-Blanche. Or une sixième clé est depuis tombée, avec l'émergence de candidatures indépendantes "significatives", soit au-dessus de 5% (clé n°4).

Le monde de la tech selon Hillary Clinton et Donald Trump

  Le monde de la tech selon Hillary Clinton et Donald Trump Le monde de la tech selon Hillary Clinton et Donald Trump , ont une vision des “United states of Technology” très différente, qu’il s’agisse de la protection de la vie privée ou au soutien à la Silicon Valley. © Jeff Swensen, AFP Donald Trump et Hillary Clinton ont une vision très différente du rôle et de la place de la technologie aux États-Unis. C’est un paradoxe de la campagne électorale américaine.

Pas une élection classique

Le candidat libertarien Gary Johnson vise effectivement près de 10% des voix, sans compter l'écologiste Jill Stein sur ses talons. Une donnée de nature à défavoriser la candidature démocrate, selon Alan Lichtman. Quid des scandales sexuels autour de Donald Trump ? "Ils ne changeront pas le fond de l'élection" assure l'historien, pour qui les scandales n'ont d'impact que s'ils concernent le pouvoir en place. Le rebondissement surprise de l'affaire de la messagerie personnelle de Hillary Clinton pourrait donc avoir davantage de poids...

"Par la plus étroite des marges, on se dirige donc vers une victoire de Trump". Lichtman précise tout de même au "Washington Post" que cette élection est si inhabituelle qu'elle peut entièrement "remettre à plat" les facteurs déterminants d’une élection à la Maison Blanche :

"Il peut arriver un moment de changement si cataclysmique que la façon dont nous concevons la politique s'en retrouve bouleversée. Et cette élection en a le potentiel."

Autrement dit, n'importe quel candidat républicain "classique" battrait Hillary Clinton... Mais "la nature sans précédent de la candidature Trump pourrait tout remettre en cause, et le mener vers la défaite alors que l'historique des élections joue en sa faveur", pointe l'historien. "Personne ne doit considérer cette élection comme gagnée d'avance. Qui que soit votre candidat, il faut sortir de chez vous et aller voter."

T. V.

Grand vainqueur des élections sur les réseaux sociaux: Twitter .
Votre navigateur ne prend pas en charge cette vidéo SAN FRANCISCO - Il y a eu une forte participation le jour des élections - sur Twitter. Qu'ils votent pour Donald Trump, qui défend Twitter comme une "forme de communication moderne", ou Hillary Clinton, qui a dit à Trump de supprimer son compte, le service de médias sociaux a gagné le coup. Derniers résultats | Couverture de BreakingNews.com | Réactions de sur Twitter avant 21 h ET, plus de 35 millions de tweets liés aux élections ont circulé

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