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Monde: Les premiers extraits explosifs du livre d’un « anonyme » sur Trump à la Maison Blanche

Un officier respecté livre un témoignage à charge contre Donald Trump

  Un officier respecté livre un témoignage à charge contre Donald Trump Donald Trump a cherché à minimiser son témoignage en soulignant sur Twitter n’avoir « jamais entendu parler » de lui. La valse des témoins dans l’affaire ukrainienne continue au Congrès américain. Mardi 29 octobre, c’est un responsable de la Maison-Blanche et officier décoré pour ses faits d’armes qui a livré un témoignage embarrassant pour Donald Trump lors d’une audition au Congrès, où les élus démocrates ont révélé le cadre formel qu’ils comptent donner à la suite de l’enquête ouverte en vue de destituer le président républicain.

Dans un livre écrit par un « haut fonctionnaire de son administration », le président américain est présenté « comme un enfant de 12 ans dans une tour de contrôle, qui appuie sur tous les boutons ».

« Je ne suis pas qualifié pour diagnostiquer les facultés mentales du président », affirme « l’anonyme » auteur du livre. « Tout ce que je peux vous dire, c’est que les gens normaux qui passent du temps avec Donald Trump sont mal à l’aise face à ce qu’ils voient. » © Fournis par Le Monde Interactif « Je ne suis pas qualifié pour diagnostiquer les facultés mentales du président », affirme « l’anonyme » auteur du livre. « Tout ce que je peux vous dire, c’est que les gens normaux qui passent du temps avec Donald Trump sont mal à l’aise face à ce qu’ils voient. »

Tout craque autour de Donald Trump. Les témoignages devant les parlementaires qui mènent l’enquête pour destituer le président américain le compromettent tous les jours un peu plus. Et il y a ce livre, qui n’est pas encore sorti mais est déjà numéro un des ventes sur le site d’Amazon. Les bonnes feuilles d’A Warning (Un Avertissement, chez Twelve, un éditeur du groupe Hachette Book), ouvrage de 259 pages à paraître le 19 novembre écrit par un auteur anonyme, ont commencé à être dévoilées, jeudi 7 novembre, par le Washington Post, le New York Times ou la chaîne MSNBC.

Les Etats-Unis dévoilent des images du raid contre al-Baghdadi

  Les Etats-Unis dévoilent des images du raid contre al-Baghdadi Le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l’on voit notamment une dizaine de soldats approcher de l’enceinte du complexe où était caché le chef djihadiste dans un village du nord-ouest de la Syrie. Pentagon releases video of Baghdadi raid. More here: https://t.co/5dFVl2X4eP https://t.co/KbszSry9UC—Reuters(@Reuters)Abou Bakr al-Baghdadi, « calife » de la haineLe Pentagone a apporté certaines clarifications au sujet du déroulement de l’opération.

Dans ces extraits, Donald Trump est présenté « comme un enfant de 12 ans dans une tour de contrôle, qui appuie sur tous les boutons de manière erratique ». L’auteur de ce brûlot n’est identifié que comme « un haut fonctionnaire de l’administration Trump ». C’est déjà lui qui avait publié une tribune dans le New York Times en 2018 dans laquelle il expliquait comment, avec d’autres, il s’efforçait de lutter de l’intérieur contre les « pires penchants » du président américain.

Après la tribune anti-Trump du « New York Times », « chasse au traître » et « jeu de devinettes »

Un appel aux électeurs indécis

Mais là où un livre comme Fire and Fury : Inside the Trump White House, du journaliste Michael Wolff, décrivait les coulisses de la première année de la présidence Trump, l’auteur ne revient sur aucun épisode précis mais confirme ce que l’on savait déjà du président : un despote d’une Maison Blanche où l’esprit de résistance a disparu.

La procédure de destitution de Donald Trump en quatre questions

  La procédure de destitution de Donald Trump en quatre questions La Chambre des représentants, aux mains des démocrates, doit se prononcer jeudi sur la suite de la procédure de destitution lancée il y a un mois contre Donald Trump. Quatre questions pour tenter de comprendre ce fameux "impeachment."

L’auteur s’adresse aux électeurs indécis : il estime, un an après sa tribune, que les membres de l’« Etat stable » – Donald Trump dirait « deep state » (« l’Etat profond ») – ont échoué. « Personne ne cherche plus à contrôler [le président], à l’orienter dans la bonne direction », écrit-il. Ils sont, au contraire, « paniqués » par ses tweets matinaux, contraints de se précipiter pour l’intercepter avant qu’il puisse adopter sa dernière « idée farfelue ou destructrice ».

Plusieurs membres de l’administration Trump ont envisagé de démissionner en groupe

Il affirme – sans que personne n’ait, pour l’instant, pu le confirmer – que plusieurs membres de l’administration Trump ont envisagé de démissionner en groupe dans une sorte de suicide collectif pour alerter l’opinion publique sur la conduite du président, avant de renoncer, considérant qu’un tel acte déstabiliserait davantage une administration déjà chancelante.

Un proche de Trump admet avoir conditionné une aide à l’Ukraine à une enquête sur la famille Biden

  Un proche de Trump admet avoir conditionné une aide à l’Ukraine à une enquête sur la famille Biden Gordon Sondland a ainsi modifié son témoignage en ajoutant cet élément qu’il avait omis de mentionner lors de sa première audition le 17 octobre dernier. Entendu une première fois le 17 octobre, Gordon Sondland, longtemps proche allié de Donald Trump, est revenu ce lundi au Congrès pour compléter son témoignage avec d’importants ajouts, qui viennent étoffer le dossier de l’enquête visant Donald Trump au Congrès.

Il passe le relais – qui ressemble de plus en plus à un bâton de dynamite allumé, note le New York Times – aux électeurs, pour leur signifier qu’un deuxième mandat de Donald Trump serait un désastre. Il rejette l’idée de démettre Donald Trump en recourant au 25e amendement ou par l’impeachment (la destitution), car les Etats-Unis ne peuvent se « permettre de nouvelles désunions ». M. Trump, martèle-t-il, ne doit tout simplement pas être élu pour un second mandat. C’est la condition sine qua non pour « restaurer l’âme du système politique ».

Les dérapages racistes et sexistes du président

L’auteur ne cache pas les dérapages racistes du président qui, selon ce qu’il écrit, n’hésite pas à parler avec un accent hispanique lorsqu’il est question de la crise des migrants à la frontière mexicaine. Donald Trump persisterait aussi dans les remarques sexistes en faisant des commentaires sur le maquillage de l’une, les vêtements de l’autre, ou encore des blagues sur le poids d’une troisième…

« Il bafouille, insulte, s’embrouille, s’irrite facilement et a du mal à synthétiser des informations »

Melania Trump accueillie par des manifestants lors d'une visite à l'hôpital

  Melania Trump accueillie par des manifestants lors d'une visite à l'hôpital De visite dans un hôpital de Boston, Melania Trump a été accueillie par des manifestants.

« Je ne suis pas qualifié pour diagnostiquer les facultés mentales du président, affirme l’anonyme. Tout ce que je peux vous dire, c’est que les gens normaux qui passent du temps avec Donald Trump sont mal à l’aise face à ce qu’ils voient. Il bafouille, insulte, s’embrouille, s’irrite facilement et a du mal à synthétiser des informations. Cela n’arrive pas de manière occasionnelle, mais régulièrement. Ceux qui prétendent le contraire se mentent à eux-mêmes ou au pays. »

Plus grave : « Lorsqu’il est question de vie ou de mort », le président arriverait littéralement les mains dans les poches, sans avoir parcouru les notes rédigées à son intention. A quoi bon, d’ailleurs ? Aux débuts de l’administration Trump, ceux qui les rédigeaient ont reçu pour consigne de préparer des fichiers PowerPoint parce que « Trump ne veut pas lire ». Qu’un conseiller s’aventure à lui remettre des notes, le président pique littéralement une crise et les balance sur la table, raconte l’auteur. Le message, qu’il s’agisse d’opérations militaires ou de préparation du budget fédéral, finit par se réduire à « trois points principaux », mais c’est « encore trop ». Finalement, la meilleure stratégie pour informer le président serait d’arriver avec une « seule idée et de la répéter, encore et encore, jusqu’à ce qu’il comprenne ».

Destitution de Trump : les auditions publiques lancent l’acte 2 de l’enquête des démocrates

  Destitution de Trump : les auditions publiques lancent l’acte 2 de l’enquête des démocrates Après six semaines d’auditions à huis clos, l’enquête visant à destituer Trump se déplace sous l’œil des caméras. « Mascarade », « chasse aux sorcières délirante »et même tentative de « coup d’Etat » : combatif, le milliardaire dénonce les investigations démocrates sur l’affaire ukrainienne, jurant de laver cet « affront » dans les urnes en remportant un second mandat lors de la présidentielle de novembre 2020.

Selon cet ouvrage, le président règne aussi par la terreur, et les membres de sa famille ne sont pas épargnés. Ainsi, dans un passage cité par MSNBC, le président lance : « Jared [Kushner, le mari d’Ivanka Trump, la fille préférée du président], vous ne savez pas de quoi vous parlez, n’est-ce pas ? Je veux dire sérieusement. Vous ne savez pas ! » Ailleurs, le Washington Post évoque des conseillers à qui il demande fermement de ne pas prendre de notes.

La recherche du traître

De l’auteur anonyme, on sait seulement qu’il a comme « beaucoup de gens raisonnables (…) voté pour Trump parce qu’ils aiment leur pays, qu’ils voulaient secouer l’establishment et qu’ils pensaient que l’alternative [Hillary Clinton] était pire ». On sait aussi que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est lorsque Donald Trump a refusé de saluer la mémoire de John McCain – mort en août 2018 –, l’un des rares républicains à l’avoir critiqué. Jennifer Szalai, du New York Times, se hasarde à suggérer qu’« Anonyme » est « un membre de l’establishment », républicain.

Selon la porte-parole du président, les journalistes devraient parler du « livre comme ce qu’il est : une œuvre de fiction »

Jeudi, la Maison Blanche a aussitôt déclenché un tir de barrage. Stephanie Grisham, la porte-parole du président, a déclaré : « Le lâche qui a écrit ce livre n’y a pas mis son nom parce que ce n’est que mensonges. » Selon elle, les journalistes devraient parler du « livre comme ce qu’il est : une œuvre de fiction. » Lundi, le ministère de la justice a envoyé une lettre à Twelve et aux deux agents de l’auteur pour savoir si le livre enfreignait une clause de confidentialité. Le département de la justice a aussi demandé des renseignements qui pourraient aider à révéler l’identité de l’auteur. Hachette Book Group s’est contenté de qualifier l’auteur de « haut fonctionnaire actuel ou ancien ».

Trump aurait toujours accès aux applications du Washington Post et du New York Times sur son iPhone malgré leur interdiction des pourparlers du président Trump de la Maison Blanche

 Trump aurait toujours accès aux applications du Washington Post et du New York Times sur son iPhone malgré leur interdiction des pourparlers du président Trump de la Maison Blanche Le et de l'iPhone. Le président du , Donald Trump, aurait toujours accès au New York Times et au Washington Post via des applications sur son iPhone malgré le retrait des deux publications de la Maison Blanche, , selon un rapport d'Axios. Citant des sources familières avec l'iPhone de Trump, Axios a déclaré que Trump n'avait pas supprimé les applications sur son iPhone. En octobre, Trump a déclaré à Sean Hannity de Fox News que , il ne voulait plus des journaux à la Maison Blanche.

Donald Trump veut que l’Etat enquête pour savoir « qui était l’auteur de la tribune » anonyme

Pour se réconforter, les partisans du président pourront toujours se replier sur le livre de Donald Trump Jr., le fils aîné de Donald Trump. Intitulé Triggered : How the Left Thrives on Hate and Wants to Silence Us (Hystériques : comment les progressistes se nourrissent de haine et veulent nous faire taire, chez Center Street, du groupe Hachette), le livre se classe en troisième position des meilleures ventes sur Amazon.

L’ouvrage de près de 300 pages flatte les « pitoyables » – allusion directe à l’expression d’Hillary Clinton qui, pendant la campagne présidentielle de 2016, avait qualifié certains électeurs de Donald Trump de « bande de pitoyables » – et raille les « gauchistes convaincus ou les assoiffés de justice sociale ». Il peut aussi s’interpréter comme un premier pas vers une déclaration de candidature du fils du président, dans un futur qui reste à déterminer.


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© Reuters / JOSHUA ROBERTS Le président américain Trump organise la cérémonie de la médaille de la liberté à la Maison Blanche à Washington WASHINGTON (Reuters) - Les démocrates du Congrès américain ont franchi une étape majeure vers la destitution du président Donald Trump cette semaine quand ils se sont mis d'accord sur les règles des audiences télévisées publiquement après des semaines de témoignages à huis clos.

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