Monde: Nucléaire iranien : Londres, Paris et Berlin condamnent la limitation « dangereuse » des inspections

Khamenei: L'Iran n'acceptera que des actions, et non de parler, sur l'accord nucléaire

 Khamenei: L'Iran n'acceptera que des actions, et non de parler, sur l'accord nucléaire Téhéran, Iran - Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que l'Iran n'accepterait et ne réagirait qu'aux actions positives des autres parties à son accord nucléaire de 2015, comme il a vu les promesses cassé avant. © L'ayatollah Ali Khamenei salue les partisans lors d'une visite à Mashhad, à 900 km (540 miles) à l'est de Téhér ...

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à gauche) rencontre le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi (à droite) à Téhéran, Iran, le 21 février 2021. © Majid Asgaripour / WANA (Agence de presse pour l’Asie de l’Ouest) VIA REUTERS Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à gauche) rencontre le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi (à droite) à Téhéran, Iran, le 21 février 2021.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision de l’Iran de limiter les inspections sur ses activités nucléaires et appellent Téhéran à revenir sur sa décision et à garantir une coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni déplorent la décision de l’Iran de suspendre le protocole additionnel et les mesures de transparence prévues par l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, ont dit mardi les trois signataires européens de l’accord dans un communiqué conjoint. Il s’agit d’une nouvelle violation du Plan d’action global commun (PAGC, ou JCPoA en anglais) qui réduit de manière significative la surveillance de sauvegarde de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ont déclaré les ministres des Affaires étrangères des trois pays (E3), appelant Téhéran à revenir sur ces mesures et à garantir une coopération avec l’AIEA.

Nucléaire iranien: Washington a prévenu au préalable Israël

  Nucléaire iranien: Washington a prévenu au préalable Israël Nucléaire iranien: Washington a prévenu au préalable Israël © Reuters/Leonhard Foeger NUCLÉAIRE IRANIEN: WASHINGTON A PRÉVENU AU PRÉALABLE ISRAËL WASHINGTON (Reuters) - L'administration du président américain Joe Biden a informé au préalable Israël de son intention d'annoncer jeudi qu'elle était prête à discuter avec l'Iran d'un retour aux engagements pris par Washington et Téhéran dans le cadre de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, a déclaré à Reuters une personne informée.

L’Iran limite les inspections sur son programme nucléaire

L’Iran a confirmé mardi l’entrée en vigueur de la limitation des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur ses activités nucléaires, après l’expiration d’une échéance fixée par Téhéran pour la levée des sanctions américaines.

Le Parlement iranien avait adopté en décembre une loi ordonnant au gouvernement de limiter certaines inspections de l’AIEA sur des installations non nucléaires, y compris des sites militaires suspects, en cas de maintien des sanctions rétablies en 2018 par la précédente administration de Donald Trump, après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien.

« La mise en œuvre de la loi [du Parlement] a commencé ce matin », a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, cité par l’agence officielle Irna.

Nucléaire iranien : Téhéran face à un test décisif

  Nucléaire iranien : Téhéran face à un test décisif L'Iran menace de mettre fin aux inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) si les Etats-Unis ne lèvent pas les sanctions prises à l'encontre du pays depuis la rupture de l'Accord de Vienne par Trump.Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'italien Rafael Grossi, se rend à Téhéran samedi avec un objectif : dissuader les autorités iraniennes de mettre un terme aux inspections de l'agence auxquelles le pays est soumis depuis la signature de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien en juillet 2015 (JCPOA). Une initiative soutenue par la diplomatie française.

« Nous avons officiellement annoncé le 15 février à l’Agence internationale de l’énergie atomique que la loi du Parlement serait mise en œuvre à partir du matin du 23 février », a ajouté M. Zarif, soulignant néanmoins que la coopération de Téhéran avec le gendarme onusien du nucléaire se poursuivait.

Quelques heures plus tôt, l’ambassadeur d’Iran auprès de l’AIEA, Kazem Gharibabadi, a annoncé que « les instructions nécessaires ont été données aux [responsable des] installations nucléaires iraniennes pour débuter les limitations » à partir de minuit heure locale (20 h 30 GMT lundi).

En riposte au retrait américain, l’Iran s’est affranchi progressivement depuis 2019 de nombreuses limitations qu’il avait accepté d’imposer à son programme nucléaire en échange d’un allègement des sanctions à son encontre.

Des « bandes enregistrées » seront conservées

L’Iran et l’AIEA ont annoncé dimanche un accord « temporaire » pour maintenir une surveillance des activités nucléaires, bien que réduite, le temps que les pourparlers diplomatiques s’engagent entre les parties de l’accord international encadrant le programme nucléaire iranien conclu en 2015, afin de tenter de sortir de l’impasse actuelle.

Nucléaire: le directeur général de l'AIEA en visite en Iran

  Nucléaire: le directeur général de l'AIEA en visite en Iran Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, est attendu ce samedi à Téhéran pour tenter de « trouver une solution mutuellement acceptable », concernant l’accès des inspecteurs aux installations nucléaires de l'Iran. avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi L'objectif de Rafael Grossi est d'empêcher que l'Iran réduise sa coopération avec l'AIEA. Selon une loi votée par le parlement iranien, si les Etats-Unis n'annulent pas toutes les sanctions imposées contre l'Iran depuis 2018, Téhéran n'appliquera plus le protocole additionnel à partir de mardi prochain et limitera considérablement sa coopé

Selon les termes de cet « accord bilatéral technique » d’une durée de trois mois mais susceptible d’être suspendu à tout moment, le nombre d’inspecteurs sur place reste inchangé et des contrôles inopinés resteront possibles.

« Le cœur de cet accord consiste à ce que les bandes enregistrées sur notre programme nucléaire […] seront conservées et ne seront pas fournies à l’Agence », a précisé M. Zarif.

L’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) a indiqué dimanche que ces images seraient « supprimées à jamais » si les sanctions ne sont pas « complètement levées d’ici trois mois ».

En dépit de la loi parlementaire, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, avait assuré que son organisation restait « en mesure de maintenir le degré nécessaire de surveillance et de vérification », après des pourparlers dimanche avec les responsables iraniens à Téhéran.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a pour sa part réitéré lundi que le gouvernement iranien « n’a pas abandonné ses engagements et a réduit progressivement certains d’entre eux, qui sont encore réversibles », au cas où les autres pays parties à l’accord sur le nucléaire « reviendraient à leurs responsabilités ».

Iran déclare que les entretiens avec le chef de l'AIEA sont `` fructueux '' à l'approche de la date limite

 Iran déclare que les entretiens avec le chef de l'AIEA sont `` fructueux '' à l'approche de la date limite Iran a déclaré dimanche qu'il avait eu des "discussions fructueuses" avec le chef de la surveillance nucléaire de l'ONU, Rafael Grossi à Téhéran, avant la date limite où il devrait restreindre les inspections de l'agence à Les États-Unis lèvent des sanctions douloureuses.

« Aider la diplomatie »

Conclu à Vienne entre l’Iran et le groupe 5+1 (les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU – États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine – plus l’Allemagne), le pacte prévoit une levée progressive de sanctions en échange de la garantie que l’Iran ne se dote pas de l’arme atomique.

Dans un tweet, M. Zarif a estimé que l’accord conclu avec M. Grossi montrait « la bonne foi » de l’Iran.

Le journal réformateur Etemad a estimé pour sa part l’accord temporaire comme une « initiative de trois mois pour aider la diplomatie », et le quotidien ultraconservateur Kayhan s’est réjoui d’une « victoire définitive » pour la République islamique.

Mardi, le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabii, a salué la conclusion d’un accord « efficace et rassurant » avec M. Grossi, affirmant qu’il permettait d’éviter de « nuire aux relations, à la confiance mutuelle et à la coopération positive entre l’Iran et l’AIEA ».

Malgré ses démentis, l’Iran est accusé de chercher à se doter de l’arme atomique, notamment par Israël, son ennemi juré.

Pourquoi l'Iran a rejeté l'offre des États-Unis et de l'UE pour des pourparlers sur un accord nucléaire .
L'Iran a rejeté une opportunité de discuter de l'avenir d'un accord nucléaire avec les États-Unis, maintenant les deux nations sur une voie de confrontation plutôt que sur une voie diplomatique. © Présidence de l'Iran / Handout / Agence Anadolu via Getty Images Le président iranien Hassan Rohani à Téhéran le 16 février. Son administration a rejeté jusqu'à présent les négociations sur l'accord nucléaire iranien avec les États-Unis et l'UE.

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